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De nouvelles sanctions contre Pyongyang examinées à l'ONU




Le Conseil de sécurité des Nations unies devait voter hier  sur un nouveau train de sanctions contre la Corée du Nord préparé par la Chine et les Etats-Unis, en représailles aux récents tirs de missiles balistiques effectués par Pyongyang en violation des textes internationaux.
Le projet de résolution sanctionnera quatre entités, dont la banque Koryo et l'unité de fusées stratégiques de l'armée nord-coréenne, et 14 individus parmi lesquels Cho Ii-u, considéré comme le chef des services de renseignement extérieurs du régime de Pyongyang.
Si elle est adoptée, cette résolution imposera aux entités et personnes visées un gel des avoirs et une interdiction de déplacement, sanction avant tout symbolique étant donné le caractère isolé des entités ciblées et le réseau complexe de sociétés écran utilisé par la Corée du Nord pour contourner les mesures de rétorsion.
Ces mesures auraient pu être adoptées à huis clos par le comité des sanctions sur la Corée du Nord du Conseil de sécurité mais la décision de soumettre la décision à un vote public vise à souligner l'irritation croissante de la communauté internationale vis-à-vis des initiatives de Pyongyang.
Les Etats-Unis ont présenté à leurs partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution imposant de nouvelles sanctions à la Corée du Nord pour ses programmes nucléaire et balistique, selon des diplomates.
Ce texte, négocié avec la Chine, devrait être soumis au vote du Conseil ce vendredi.
Il réitère la condamnation "dans les termes les plus forts" des essais nucléaires et balistiques menés par le régime communiste. Le Conseil enjoint Pyongyang de "renoncer à ses programmes nucléaires de manière complète, vérifiable et irréversible" et de ne plus tirer de missile balistique.
Dans une annexe, le Conseil ajoute à une liste noire déjà longue, quatorze individus et quatre entités accusés de contribuer à ces programmes militaires et sanctionnés par un gel d'avoirs ou une interdiction de voyager.
Selon le texte, il s'agit notamment de responsables de banques ou d'entreprises impliquées dans le financement des programmes militaires mais aussi de cadres du Parti des travailleurs au pouvoir en Corée du Nord.
La Russie, qui a droit de veto comme les quatre autres membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni), n'a pas manifesté sa volonté de s'opposer à ces sanctions ou tenter de les atténuer, même si Washington a imposé jeudi ses propres sanctions à l'encontre de deux sociétés russes accusées de soutenir le programme balistique de Pyongyang.
La Russie a fait part de son étonnement et de son inquiétude face à cette décision des autorités américaines, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.
Les premières sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu contre la Corée du Nord remontent à 2006, date du premier essai nucléaire effectué par Pyongyang. La Corée du Nord menace actuellement de procéder à un sixième essai nucléaire.

Samedi 3 Juin 2017

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