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De la gouvernance médiatique




Plus rien ne marche dans nos médias publics. Ces services publics d’information, payés par le contribuable ne sont plus du goût du citoyen ordinaire. Le pire est que rien ne bouge. Alors que le pays vit au rythme de changements rapides, les « Pravda », à la marocaine, tergiversent et refusent d’adhérer à la dynamique. Les quelques changements entrepris ne sont que des chavirements qui confirment que le navire garde le même cap. Heureusement pour l’opinion publique que les sources d’information crédibles sont maintenant diversifiées. La réforme profonde du champ médiatique public, pour davantage de liberté et surtout l’annulation des peines privatives de liberté est désormais nécessaire, sinon indispensable pour accompagner le nouveau Maroc qui est en train de s’édifier.
Dédiés officiellement à soigner l’image de marque du pouvoir, à défendre la thèse du gouvernement dans les affaires nationales et à présenter les positions et points de vue des décideurs, ces médias, en l’occurrence les chaînes du pôle médiatique et l’Agence MAP, n’arrivent plus à assumer aucun rôle, aucune fonction et aucune mission. Le Maroc vit dans une phase où il n’y a plus d’ennemis, mais juste des adversaires politiques devant tous bénéficier de ces médias, et sur un pied d’égalité. Décrédibilisés, les médias de la pensée unique vivent dans un isolement sans précédent. Un fiasco qui évoque cette absence  de gouvernance médiatique. Dysfonctionnements, dépravation et manquement au professionnalisme … sont autant de maux qui prévalent au sein de ces institutions médiatiques. Inimaginable, le pays qui vit de temps à autre des crises de communication (Gdim Izik, 20 février, affaire des magistrats…) voit son agence officielle sans directeur général depuis près de huit mois, sans justification légale possible, sinon que le choix était bel et bien erroné depuis le début. De ses organes d’information publics, les associations, syndicats et partis politiques et toute l’opinion publique en ont ras-le-bol. Tout le monde se plaint de cette ligne éditoriale unique et inique…en vain. Fort heureusement, le ridicule ne tue pas.

Mustapha Elouizi
Mercredi 13 Avril 2011

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