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De Mistura veut "revitaliser" le cessez-le-feu avec l'aide de Washington et Moscou


Vingt personnes, dont trois enfants, tuées dans le bombardement d’un l'hôpital d'Alep, un Syrien meurt toutes les 25 minutes



L'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie veut "revitaliser" avec l'aide de Washington et Moscou le cessez-le-feu "en grave danger" dans ce pays, avec notamment l'intensification des bombardements sanglants dans la région d'Alep (nord).
Les Etats-Unis et à la Russie sont les deux initiateurs du cessez-le-feu introduit le 27 février pour faciliter les pourparlers de paix entre régime et rebelles pour trouver une solution à une guerre ayant déjà tué plus de 270.000 personnes en cinq ans.
Le 3e round de négociations qui avait commencé le 13 avril s'est achevé mercredi à Genève sans aucun progrès puisque les principaux représentants de l'opposition ont quitté la table des négociations pour protester contre la dégradation de la situation humanitaire et les violations de la trêve.
Au cours d'une conférence de presse donnée dans la nuit de mercredi à jeudi à Genève, De Mistura a indiqué qu'il avait recommandé au Conseil de sécurité d'organiser dans un futur proche une rencontre du GISS (Groupe international de soutien à la Syrie composé de 17 pays et co-présidé par la Russie et les Etats-Unis,). 
Alors que les grandes puissances affirment que la trêve tient toujours, pour les habitants d'Alep, dans le nord de la Syrie, le cessez-le-feu décrété il y a deux mois est bel et bien mort avec l'intensification des bombardements sanglants.
"Durant ces dernières 48 heures, un Syrien est mort toutes les 25 minutes, le dernier pédiatre d'Alep aurait été tué lors des bombardements survenus" dans la soirée, a déploré De Mistura. "Le cessez-le-feu est toujours vivant, mais il est en grand danger", a-t-il encore dit.
Pour la première fois, De Mistura a également publié un résumé en 7 pages des entretiens menés lors du dernier round de pourparlers intersyriens, et qui ont porté sur l'agenda d'une transition politique en Syrie et la mise en place "d'une gouvernance" de transition "inclusive".
Il a cependant ajouté qu'il y avait toujours des fossés "substantiels" concernant les représentations de cette transition et il a dressé une liste des problèmes "fondamentaux" qui doivent être réglés en vue d'instaurer une transition "politique viable" en Syrie. Cette liste, a-t-il dit, n'est pas figée et peut être modifiée au fur et à mesure des discussions.
De Mistura a également indiqué que le round qui vient de se terminer avait été fortement influencé par la dégradation de la situation sur le terrain en Syrie.
Il a demandé notamment un accès pour l'aide humanitaire dans des villes telles que Douma, Darraya, Madamiyet Elsham et East Harasta.
Ces derniers jours, les bombardements dans la province d'Alep, notamment dans la ville éponyme, se sont multipliés, provoquant la mort de plus d'une centaine de civils depuis vendredi.
Au moins vingt personnes, dont trois enfants, ont été tuées dans le bombardement de l'hôpital Al Qods situé dans un quartier de la ville d'Alep tenu par les rebelles, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), jeudi. Cette attaque a également coûté la vie au dernier médecin pédiatre qui travaillait dans la ville, ajoute l'organisation basée à Londres.
Les raids meurtriers menés par le régime syrien durant la nuit de mercredi à jeudi ont causé la mort de 30 personnes, dans les quartiers rebelles d'Alep, avoisinant l’hôpital.
Washington et Moscou, les deux parrains du cessez-le-feu, ne cessent en effet d'assurer que la cessation des combats tient en majeure partie.
Au cours des six derniers jours, 84 civils ont été tués à Alep par des bombardements de l'aviation gouvernementale syrienne et 49 autres ont péri dans des tirs de l'artillerie rebelle sur les zones tenues par l'armée, précise l'OSDH.
Par ailleurs, les forces de sécurité libanaises ont tué un dirigeant du groupe Etat islamique (EI) lors d'une opération militaire dans la région d'Ersal dans le nord du Liban, annoncent l'agence de presse locale et une source sécuritaire.
L'homme a été identifié comme Nayif al Chaalane, dirigeant de l'EI dans la région. Les médias locaux le présentent également sous le nom d'Abou Faouz.
La région montagneuse d'Ersal est le théâtre d'affrontements réguliers entre l'Etat islamique et les combattants du Front al Nosra, émanation d'Al Qaïda en Syrie.
La ville d'Ersal avait été brièvement investie par les insurgés en 2014 avant qu'ils soient chassés par l'armée libanaise et se réfugient dans les montagnes environnantes.

Libé
Vendredi 29 Avril 2016

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