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De Bennouna à Bouzerda




Un parcours sinueux où propagand et passe-droits font bon ménage

De Bennouna à Bouzerda
Créée sous forme d’une société anonyme par Mehdi Bennouna, l’agence Maghreb Arabe Presse diffusa sa première dépêche en langue française, le 25 novembre 1959. Dès 1960, elle ouvrit ses premiers bureaux régionaux à Casablanca et Tanger. Son professionnalisme et sa rigueur n’étaient pas du goût des autorités qui voulaient la transformer en un porte-voix de leurs positions. La décision fut prise en 1974 pour l’ériger en entreprise étatique. Dans la foulée, l’on assista à l’ouverture des bureaux de Fès, Marrakech et  Agadir. Le premier bureau créé à l’étranger fut celui de Paris, chose normale étant donné les relations privilégiées des autorités marocaines avec Paris. En 1977, l’on changea de nouveau son statut, pour l’ériger en établissement public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière, placé sous la tutelle de l'autorité gouvernementale chargée de l'information. Le deuxième bureau à l’étranger sera ouvert à Madrid, puis ce seront ceux de Washington, Bruxelles, Dakar, Le Caire…pour atteindre une trentaine actuellement. L’on se rendra compte, pourtant, au fur et à mesure, que le véritable enjeu reste d’être présent et prépondérant dans son propre fief, à savoir le Maroc, d’où l’ouverture d’une série de bureaux régionaux dont le nombre atteint aujourd’hui plus de vingt. L’avènement d’un nouveau Roi, en la personne de Mohammed VI, amènera un nouveau directeur général, Mohamed Yassine Mansouri, qui remplacera Abdeljalil Fenjirou, un professionnel resté au service de Driss Basri.  L’élargissement de l’agence se poursuivait avec l’ouverture de bureaux régionaux et internationaux, sans pour autant avoir une politique claire, sinon la couverture classique des activités  officielles dans les régions. Ce qui crée une marginalisation des journalistes de l’agence dans leur plate-bande et renforce l’image de leur affiliation aux services des gouverneurs… Une bonne partie trouve bien son compte dans ce genre de situation, d’autres, minoritaires, tentent de garder leur indépendance. A elle seule, l’image du journaliste de la MAP dans les régions mérite un dossier. En 2003, Mohammed Khabbachi fut nommé directeur général de la MAP, en remplacement de Mohammed Yassine Mansouri. Les choses avaient pris, lors de son mandat, un élan plutôt positif, tant sur le plan professionnel que matériel. Sa mise à l’écart subite et encore ambiguë allait être suivie d’un passage à vide. Ali Bouzerda débarqua à l’agence, avec tout son passé de gestionnaire et professionnel contesté !!! Pour la première fois, un parti politique allait occuper la Une du fil. Et le PAM s’offrit la MAP, comme outil de propagande. A cause de ses bourdes successives, Bouzerda qui devait normalement passer la majorité de son temps dans son bureau, élit domicile sur les colonnes de la presse nationale et vint un jour de septembre  où on le voit « dégringoler » du cinquième étage. Et prendre ainsi tout son temps en sirotant ses boissons préférées à la terrasse de son restaurant préféré.

Mustapha Elouizi
Dimanche 10 Juillet 2011

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