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David Cameron succède à Gordon Brown : Une alternance historique en Grande-Bretagne




David Cameron succède à Gordon Brown : Une alternance historique en Grande-Bretagne
David Cameron, 43 ans, a succédé mardi soir au travailliste Gordon Brown qui a démissionné après avoir constaté son échec à conserver le pouvoir, mettant fin à treize ans de pouvoir du Labour.
Arrivés en tête des élections du 6 mai, les conservateurs n’ont pas obtenu de majorité absolue et tentent depuis lors de se rallier le Parti libéral-démocrate de Nick Clegg, promu au rang de faiseur de gouvernement. En cas d’accord, le nouveau gouvernement disposera de la majorité absolue au parlement.
«J’ai l’intention de former une coalition à part entière entre les conservateurs et les libéraux-démocrates», a dit Cameron à la presse. «Je crois que c’est la bonne façon de doter ce pays du gouvernement fort, stable, bon et convenable dont nous avons tant besoin.»
Un peu plus tôt, les équipes de négociateurs des deux partis avaient mis fin à leurs tractations afin d’en rendre compte à leurs états-majors respectifs, sans dire un mot de leur issue.
Le négociateur conservateur, William Hague, a déclaré avoir des recommandations à faire. Son homologue libéral-démocrate Danny Alexander a salué le «bon climat» des discussions.
Dès après le scrutin législatif, les libéraux-démocrates se sont tournés naturellement vers les conservateurs, majoritaires en nombre de sièges remportés à la Chambre des communes.
Mais des divergences majeures entre les deux camps ont jeté le doute sur leur capacité à gouverner ensemble, au point que Gordon Brown avait tenté d’en profiter lundi en se disant prêt à discuter avec les libéraux-démocrates.
En réaction, les conservateurs avaient concédé un référendum sur une réforme limitée du système électoral qui introduirait, comme le souhaitent les Lib Dems, une dose de proportionnelle.
David Cameron a ainsi assuré mardi que lui et Nick Clegg étaient prêts à mettre leurs divergences de côté pour travailler dans l’intérêt du pays.
«Ce sera un travail dur et difficile. Une coalition posera toutes sortes de défis. Mais je crois qu’ensemble, nous pouvons donner au pays le gouvernement fort et stable dont il a besoin», a affirmé Cameron.
Ce gouvernement, a-t-il souligné, aura pour mission de regagner la confiance des Britanniques, dont la perception des responsables politiques a été grandement altérée par le scandale des notes de frais des parlementaires l’année dernière.
Il héritera surtout d’un déficit record dont la réduction devrait être son chantier prioritaire. Selon la BBC, Cameron a déjà nommé George Osborne, porte-parole du Parti conservateur sur les questions économiques, comme chancelier de l’Echiquier.
La nomination de Cameron a été rendue possible par la démission de Gordon Brown qui a constaté son impossibilité de gouverner et a aussi quitté la tête de son parti.
«Je souhaite au prochain Premier ministre bonne chance lorsqu’il fera des choix importants pour l’avenir», a-t-il dit devant la résidence du Premier ministre, le 10 Downing Street.
Dans son discours, il a clairement laissé entendre que les conservateurs et les libéraux-démocrates étaient parvenus à un accord dont on ne connaît pas encore, à cette heure, la nature.
Les membres de l’exécutif et parlementaires du parti qui s’est imposé comme troisième force en Grande-Bretagne devaient se réunir dans la soirée. Nick Clegg doit obtenir le soutien de 75% des votants pour pouvoir conclure un accord.
David Laws, un des parlementaires les plus influents du parti, a souligné mardi soir que rien n’était encore acquis, les Lib Dems devant évaluer la proposition des conservateurs.
Si les libéraux-démocrates ne parviennent pas à s’entendre, ils devront organiser une conférence extraordinaire du parti, ce qui pourrait prendre jusqu’à une semaine de plus, prolongeant ainsi une incertitude politique qui rend les marchés nerveux.
La perspective d’un pacte a suffi à la Bourse de Londres pour se redresser, de même que la livre sterling, les marchés supportant mal la prolongation des incertitudes des derniers jours dans un pays où la lutte contre les déficits sera une priorité.
Le nouveau Parlement doit être inauguré le 18 mai et le nouveau gouvernement présenter son programme au parlement de Westminster le 25 mai par la voix de la reine Elizabeth II.

REUTERS
Jeudi 13 Mai 2010

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