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Daoud Oulad Sayed : "J'ai intégré le cinéma par pur hasard"




Daoud Oulad Sayed : "J'ai intégré le cinéma par pur hasard"
Daoud Oulad Sayed est l’un des réalisateurs marocains qui ont beaucoup marqué le cinéma ces dernières années. Dans le sillage de l’évolution que connaît le 7ème art marocain, il a réussi à se faire une place particulière en développant un genre nouveau, ce qui le distingue des autres réalisateurs qui ont occupé la scène depuis les années 80. 
Daoud Oulad Sayed a une vision personnelle et traite de sujets originaux, qui se démarquent des thèmes habituels tels que l’immigration clandestine, les années de plomb et autres thèmes qui ont suscité l’intérêt de réalisateurs en quête de célébrité et de reconnaissance du fait que ces sujets étaient à la mode à une certaine époque. Aussi n’a-t-il jamais abordé des sujets avec des scènes osées. Chaque fois, il apporte du nouveau, de l’original et invite à réfléchir sur des thèmes de la vie quotidienne où le côté social, spirituel, traditionnel est fortement présent.
Pourtant, c’est par pur hasard que ce réalisateur a intégré le domaine du cinéma. Et comme il aime à le répéter, le cinéma l’attendait au tournant
. “Alors que je préparais mon doctorat, je me suis rendu à une exposition de photographies et j’étais conquis par la magie de l’image. C’est là où j’ai décidé de m’adonner à la photo à titre personnel pour mémoriser des moments avec la famille et les amis. Et quand j’ai montré mes premières photos au directeur de l’Ecole supérieure du cinéma de Paris, il y a trouvé un côté cinématographique, une certaine profondeur que je n’avais pas décelée. Après, il m’a invité à suivre une formation dans un atelier à Paris et c’était le point de départ”.
Daoud Oulad Sayed réalise actuellement un  nouveau film qui ne devrait pas beaucoup changer en comparaison avec ses précédents films. D’ailleurs, quand on lui demande s’il ne craint pas de tomber dans une certaine monotonie, il s’en défend en disant que même si les films pourraient se ressembler en apparence, il y a toujours une grande différence en citant l’exemple de peintres comme Picasso, qui, dit-il, “change d’un tableau à l’autre tout en sauvegardant son style particulier”.
En tout cas, le style de Daoud Oulad Sayed est fait de beauté et d’esthétique au niveau de l’image notamment, et de beaucoup d’originalité thématique. Ces deux derniers films “En attendant Pasolini” et “La Mosquée” en disent long sur sa conception et son approche des sujets complexes qui véhiculent beaucoup de sentiments de joie, de frustration et aussi d’interrogations.
 Mais sa frustration à lui, c’est ce phénomène de fermeture des salles de cinéma, à contre-courant du développement que connaît le 7ème art au Maroc. “Il n’est pas normal, estime-t-il, qu’on arrive à produire une vingtaine de films par an et qu’on encourage les réalisateurs à travers le Fonds de soutien du CCM, alors que les salles de projection se font de plus en plus rares”.

Par Abdessalam Khatib
Vendredi 30 Décembre 2011

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