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Dans une conjoncture européenne inquiétante : Hollande investi aujourd’hui président de la France




Dans une conjoncture européenne inquiétante : Hollande investi aujourd’hui président de la France
François Hollande, élu président de la France, prendra mardi matin ses fonctions à la tête de la cinquième puissance mondiale et sera dès l’après-midi à Berlin pour un premier échange délicat sur la zone euro, à nouveau sous la pression de la crise grecque.
La passation des pouvoirs entre le socialiste, élu le 6 mai avec 51,6% des suffrages, et le conservateur sortant Nicolas Sarkozy débutera à 08H00 GMT.
Les deux hommes auront un entretien à huis clos au palais de l’Elysée, puis François Hollande, 57 ans, sera investi et fera une première allocution avant de remonter l’avenue des Champs-Elysées dans une Citroën DS décapotable.
Le président rendra ensuite hommage à Jules Ferry qui instaura l’école laïque, obligatoire et gratuite, et à Marie Curie, prix Nobel de chimie, avant de participer à une cérémonie festive à la mairie de Paris. Une façon de marteler ses priorités: «jeunesse« et «éducation» dans un pays frappé par un chômage galopant.
A l’Elysée, il a voulu une cérémonie «sobre», en présence d’ex-Premiers ministres socialistes. Pas de chefs d’Etat invités. Ni les enfants qu’il a eus avec Ségolène Royal ni ceux de son actuelle compagne Valérie Trierweiler ne seront présents. «Sa volonté profonde est d’être un président normal», a dit Mme Royal dimanche, assurant qu’il garderait le style simple qu’il a commencé à imposer, par contraste avec un Nicolas Sarkozy qui avait gagné l’image d’un «président des riches» en s’affichant avec ses amis du patronat au début de son mandat.
A la tête d’une puissance moteur de l’Union européenne, cet homme plusieurs fois élus mais qui n’a jamais participé à aucun gouvernement, devra convaincre ses partenaires.
Il sait qu’il n’aura pas d’état de grâce. A peine investi, il dévoilera le nom de son Premier ministre, qui devra plancher sur la formation d’un gouvernement attendu pour mercredi soir, puis il enchaînera les rendez-vous internationaux.
Le nouveau président n’a rien laissé filtrer concernant la composition de son équipe, qui devra être paritaire hommes/femmes et faire une petite place aux alliés écologistes. Un de ses proches, le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, fait figure de favori pour diriger ce gouvernement, mais d’autres noms circulaient encore dimanche.
Le Premier ministre aura la charge de mener la bataille des législatives des 10 et 17 juin, où la gauche espère s’imposer pour pouvoir appliquer son programme.
François Hollande devrait rapidement prendre quelques mesures symboliques, comme la réduction de 30% de la rémunération du chef de l’Etat et des ministres. Face à une croissance atone, il devrait entamer avant juillet une série de réformes fiscales, qui verront les plus hauts revenus et les grandes entreprises davantage taxés.
En dépit de sombres prévisions de Bruxelles, François Hollande a maintenu son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et d’un retour à l’équilibre en 2017.
Mais pour cela, il veut renégocier le traité de discipline budgétaire européen pour y ajouter un volet sur la croissance, estimant que la succession de plans d’austérité n’a pas réglé la crise de la dette et a laissé la Grèce au bord du chaos.
Le plus dur sera de convaincre l’Allemagne, qui se refuse à renégocier un texte déjà adopté par 25 pays de l’UE.
Samedi, un proche de M. Hollande s’est dit confiant dans le «compromis» avec l’Allemagne et la chancelière Angela Merkel a affirmé croire en un partenariat «stable» avec le nouveau chef de l’Etat français.
Mais dimanche, le porte-parole du PS français Benoît Hamon, qui représente l’aile gauche du parti, a remis de l’huile sur le feu, appelant Mme Merkel à «comprendre» qu’elle ne pouvait «décider seule du sort de l’Europe».
François Hollande a multiplié les contacts diplomatiques pour préparer ce rendez-vous, puis les sommets du G8 et de l’Otan aux Etats-Unis (du 18 au 21) et le sommet européen du 23.
Autant de baptêmes du feu dans la cour des grands, avec un premier contact sur un sujet «difficile» avec son homologue américain: il devra expliquer à Barack Obama sa volonté de retirer de manière anticipée les troupes combattantes françaises d’Afghanistan.

AFP
Mardi 15 Mai 2012

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