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Dans un banc les poissons répondent à des règles simples de circulation




Dans les grandeurs de l’océan, certains poissons optent pour le déplacement en groupe. Le banc, constitué de nombreux individus de la même espèce, voyage ainsi selon les courants suivant un parcours sinueux et complexe. En étudiant l’organisation dynamique d’un banc de poisson, les chercheurs de l’Université de Sydney ont mis en évidence des règles très simples régissant le trajet de chacun des individus, leur évitant de s’écraser les uns contre les autres.  
Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont travaillé sur des gambusies, une espèce de poissons similaire à la famille des guppys. Trois groupes formés respectivement de deux, quatre et huit individus ont été placés successivement dans un bassin carré. Au cours des différentes séances d’observation, les trajectoires individuelles effectuées par chacun des poissons au sein de leur formation ont été enregistrées sur un ordinateur afin de rendre compte de la direction mais également de la vitesse de leur déplacement.
Les résultats publiés cette semaine dans Proceedings of the National Academy of Sciences, révèlent un processus de nage synchronisée étonnant. "Les poissons utilisent des règles très simples répondant à la trajectoire effectuée par leur voisin" explique à DiscoveryNews James Herbert-Read, doctorant en biologie et principal auteur de l’étude. Il poursuit : "Ces règles sont les suivantes : accélérer vers un voisin qui est loin de vous et décélérer quand un voisin est juste en face de vous".
En d’autres termes, les poissons évoluant au sein d’un banc répondent aux mêmes directives que celles utilisées par les automobilistes dans une file de voiture. "Au volant, nous décélérerons généralement lorsqu’un véhicule se présente devant nous et accélérerons lorsqu’un automobiliste est sur le point de cogner l’arrière de notre voiture", souligne le chercheur.  Finalement, le secret d’organisation d’un banc réside dans le fait que chaque individu répond seulement aux réactions de son voisin le plus proche. Un mécanisme collectif qui, selon James Herbert-Read ne souffre que très rarement d’incidents. Selon les scientifiques, le principe de déplacement d’un banc de poisson pourrait ainsi éventuellement être appliqué à des systèmes robotisés dans le but de résoudre les problèmes de circulation.
En attendant l’ère des voitures robotisées capables de communiquer entre elles par l’intermédiaire de capteurs, l’équipe de chercheurs s’attèle désormais à comprendre les processus évolutifs à la base de l’organisation d’un banc. "La prochaine étape de notre recherche sera de savoir à quand remonte dans l’histoire de l’évolution des poissons, l’instauration de ces règles" conclut James Herbert-Read.

Maxisciences
Mercredi 16 Novembre 2011

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