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Dans le cadre de "Ramadaniyate Al Baida" : Hommage à Abdelouahab Doukkali




Dans le cadre de "Ramadaniyate Al Baida" : Hommage à Abdelouahab Doukkali
Dans le cadre de la célébration des festivités du mois sacré de Ramadan, la Coalition des arts et de la culture organise en collaboration avec l'arrondissement urbain Sidi Belyout, le Conseil de la ville de Casablanca, le ministère de la Culture et le Théâtre national Mohammed V,  une soirée artistique en hommage au doyen de la chanson marocaine, Abdelouahab Doukkali, et ce, dans le cadre de " Ramadaniyate Al Baida Attakafia " qui se déroulent du 19 août au 05 septembre. Une initiative très louable surtout qu'elle intervient quelques mois après l'hommage qui lui a été rendu à Paris par l'Académie Arts-Sciences-Lettres qui l'a honoré en reconnaissance de son apport musical qui  dure depuis plus de quatre décennies maintenant. Abdelouahab Doukkali qui ne cesse de recevoir les honneurs et les hommages, est l'un des rares artistes non seulement au Maroc mais aussi au monde arabe et au niveau international, qui soit  généreux en création et ait transcendé les générations avec brio. A ce titre, on peut le comparer, sur le plan international, à un certain Carlos Santana ou un certain Elton John qui continuent, depuis les années soixante, d'enflammer les foules et de produire des nouveautés qui s'adaptent parfaitement à l'esprit des  générations futures.
Que de succès et de réussite partout où il va et où il se produit ! Abdelouahab Doukkali a charmé et séduit les jeunes des années 60 et continue à le faire avec les jeunes d'aujourd'hui, toujours avec la même vivacité, la même jeunesse d'esprit et la même créativité. Et à chaque fois qu'il  participe à un concours de la chanson,  c'est la consécration assurée, que se soit au Maroc ou à l'étranger.
Cette réussite n'est pas le fruit du hasard et comme Doukkali respecte son métier et son engagement vis-à-vis de son public nombreux, il travaille beaucoup et s'intéresse à plusieurs expressions culturelles à la fois. Il est fin connaisseur en ce qui concerne aussi bien le cinéma que le théâtre et  les arts plastiques. Pour la musique, avec lui, on peut évoquer jazz, comme on peut parler musique classique. C'est une bibliothèque ambulante.
Autre point fort de Abdelouahab Doukkali, qu'on ne rencontre pas beaucoup chez d'autres artistes, c'est la communication. Homme d'une grande culture, il excelle aussi bien en français qu'en anglais. Cela explique une chose : l'artiste doit, selon Abdelouahab Doukkali, à très juste titre d'ailleurs, être à même de parler plus d'une langue et de s'intéresser à toutes les formes d'expressions artistiques. C'est cette intransigeance, cette abnégation au travail, ce dévouement à la cause artistique et l'amour du public qui expliquent  la réussite de cet artiste  hors pair qui honore très bien sa mission et son rôle dans la société et sur la scène culturelle.
Les succès d'Abdelouahab Doukkali, même ceux qui remontent aux années soixante, sont toujours chantés et repris de nos jours. Ils n'ont pas pris une seule ride ; au contraire, on penserait que ses succès sont très récents ; ce qui veut dire que ce grand musicien a toujours devancé l'actualité artistique. D'ailleurs, à ce titre, il n'y a pas que " Mana Illa Bachar " qui a fait le tour du monde arabe mais d'autres chansons plus récentes ont aussi eu leur lot de réussite et de succès. Idem pour la nouvelle vague qu'on appelle rap. Abdelouahab Doukkali avait annoncé la couleur il y a plus d'une dizaine d'années, c'est-à-dire avant que ce genre de musique n'intègre la scène artistique au Maroc. " Ana ou Monique ", en est une parfaite illustration.
L'hommage que va rendre la Coalition de la culture et des arts à ce grand musicien est une autre preuve de reconnaissance et d'admiration pour cet artiste qui a énormément donné à  la chanson et  à la musique marocaine, arabe et internationale sans jamais rien demander en retour. C'est une bonne initiative à mettre à l'actif de la Coalition qui ne cesse, il faut le dire, de promouvoir l'art et la culture et de penser aux anciens artistes, comme aux nouveaux d'ailleurs. Sous la houlette de Hassan Nafali, la Coalition a beaucoup gagné en maturité et en considération. 

Par Abdeslam Khatib
Samedi 28 Août 2010

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