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Dans l’attente du Plan national stratégique pour le développement des TIC

L’ANRT ajourne les décisions stratégiques pour une session ultérieure




Dans l’attente du Plan national stratégique pour le développement des TIC
Le Conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications s’est tenu, vendredi 20 février 2009 à Rabat. Cette session a été marquée par l’approbation du plan de financement du Soft Centre, le lancement de l’étude pour l’élaboration des orientations du secteur pour la période 2009-2013 ainsi que l’approbation du budget de l’ANRT pour 2009.
L’autorité de régulation veut insuffler une nouvelle dynamique au secteur qui donne certains signes d’essoufflement. Ainsi, le Soft Centre sera implanté au niveau de la Technopole de Rabat. Il s’agit d’un centre de développement et de recherche qui s’inscrit dans la dynamique visant à accélérer le développement de l’industrie nationale du logiciel. Il sera basé autour d’un écosystème d’universités et d’entreprises nationales et internationales et permettra notamment de monter des projets de développement logiciels et d’héberger les équipes qui les réaliseront. Cette session du Conseil d’administration de l’ANRT a été l’occasion d’examiner le modèle économique pour le fonctionnement dudit centre. Ce modèle présente, d’après l’Agence, les budgets d’investissement et de fonctionnement nécessaires pour les cinq premières années
El Mountassir Billah, directeur général de l’ANRT, a présenté le projet de budget de l’Agence au titre de l’exercice 2009. Ce budget intègre la mise en œuvre de plusieurs chantiers importants dont les dépenses et investissements relatifs à la création de l’annexe de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) à Casablanca, le coup d’envoi de l’étude sur les orientations du secteur pour la période 2009 – 2013 ainsi que le lancement de nouvelles opérations de réaménagement du spectre des fréquences pour répondre aux besoins du marché, dont ceux des opérateurs. Le directeur général de l’Agence de régulation des télécoms a également mis l’accent sur l’acquisition d’équipements de mesures, la poursuite et le renforcement des campagnes de l’ANRT pour l’évaluation de la qualité de service des réseaux des opérateurs de télécommunications.
Sur un autre volet et après l’achèvement de l’étude relative à la préparation du Plan national stratégique pour le développement des TIC (Plan Impact) et la mise en œuvre de toutes les dispositions prévues par la note d’orientations générales pour la période 2004 – 2008, l’ANRT s’apprête à lancer l’étude pour la préparation des orientations générales du secteur pour la période 2009 – 2013, pour soumettre, à une prochaine session du Conseil, ses conclusions et propositions.
Le Conseil a, par ailleurs, pris connaissance de l’exécution des missions de l’ANRT, des propositions relatives aux nouvelles actions à mettre en œuvre et de la révision du calendrier de leur réalisation, tenant compte du bilan de mise en œuvre de certains leviers de régulation, élaboré par l’Agence. Il s’agit notamment de la portabilité des numéros et du respect de certaines dispositions des cahiers des charges des opérateurs.
Si l’Agence parachève son étude relative aux orientations générales du secteur, les professionnels des télécoms ne restent pas les bras croisés. L’Association marocaine des professionnels des télécoms seraient sur le point de présenter un livre blanc à l’ANRT.
Pour ce qui est de l’étude se rapportant aux orientations générales, il sera certainement question du service universel, de la convergence, de la confiance numérique et des nouveaux leviers réglementaires.
Par ailleurs, dans sa dernière analyse de l’évolution du secteur des télécommunications pour l’année 2008, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications a montré que ce marché reste dominé par Maroc Telecom.  En effet, l’opérateur historique détient 91,53% du marché des publiphones à fin décembre 2008 contre 8,47% pour son concurrent Méditel. Cette situation est légèrement différente par rapport à l’année précédente au profit d’IAM qui détenait 90,92% du marché contre 9,08% pour Méditel à fin 2007, indique-t-on à l’ANRT.    
S’agissant du marché de la téléphonie mobile, le parc des abonnés a atteint 22.815.694, soit une croissance annuelle d’un peu plus de 13,9 % par rapport à l’année 2007.  En termes de parts de marché, l’opérateur historique détient près des deux tiers du parc mobile avec 63,36% du marché et 34,73% pour son concurrent Méditel alors que Wana Corporate détient 1,91% du marché, selon la même source.  «Cette performance du segment de la téléphonie mobile s’est répercutée positivement sur le taux de pénétration qui a gagné plus de 8 points en une année en affichant 73,98% à fin décembre 2008 contre 65,66 % une année auparavant», ajoute-t-on à l’ANRT. En ce qui concerne le marché de la téléphonie fixe, il a enregistré un bond de 24,96% en 2008.

MOHAMED KADIMI
Lundi 23 Février 2009

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