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Crise dans la zone euro : Les Européens s’appliquent à renforcer la solidarité et à aider la Grèce




Crise dans la zone euro  : Les Européens s’appliquent à renforcer la solidarité et à aider la Grèce
Les Européens veulent terminer l’année sur une note positive jeudi et vendredi, en remettant la Grèce sous perfusion financière et en lançant concrètement l’union bancaire, première étape du renforcement d’une zone euro qui a été sévèrement éprouvée par la crise.
 Avant un sommet consacré dans l’après-midi à l’approfondissement de l’Union économique et monétaire, les ministres des Finances de la zone euro vont étudier dans la matinée si les conditions sont bien réunies pour verser plus de 34 milliards d’euros à la Grèce, dont les finances sont complètement à sec.  «J’espère que l’Eurogroupe pourra décider d’un paiement (...) c’est très urgent» pour Athènes, a estimé jeudi matin la chancelière allemande Angela Merkel devant les députés du Bundestag.
 Pour cela, la zone euro doit faire le point sur la délicate opération de rachat de dette menée par Athènes. Cet appel d’offres a été lancé il y a un peu plus d’une semaine auprès des banques et fonds détenteurs d’obligations grecques, dans l’objectif de réduire d’au moins 20 milliards la dette abyssale du pays.
 La Grèce s’est déclarée mercredi prête à racheter en totalité 31,9 milliards d’euros de sa propre dette à ses prêteurs, mais a demandé 1,29 milliard d’euros supplémentaires à la zone euro et au FMI pour finaliser l’opération.
 «On trouvera une solution. Il y a 4-5 modalités techniques qu’on peut envisager», a indiqué le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, jeudi à Bruxelles. «Ce sujet fut l’objet hier de longues réunions», a-t-il ajouté.
 La zone euro a récemment multiplié les déclarations encourageantes à l’encontre de la Grèce. Le ministre français des Finances Pierre Moscovici a notamment réaffirmé jeudi qu’il avait «bon espoir» d’obtenir le déblocage de l’aide financière pour la Grèce, bloquée depuis des mois.
 Cette avancée pourrait venir s’ajouter à l’accord trouvé dans la nuit sur le superviseur bancaire, première étape du renforcement de la zone euro pour tenter d’empêcher de nouvelles crises. Un «accord historique», pour le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier.
Les 27 ont finalement trouvé un compromis, ce qui va leur permettre de présenter un front uni dans les discussions qui vont maintenant s’ouvrir avec le Parlement, et qui devraient débuter dès la semaine prochaine.
 Le mécanisme de supervision n’entrera toutefois pas en oeuvre progressivement au cours de l’année 2013, comme cela avait d’abord été envisagé, mais sera opérationnel en une seule fois, le 1er mars 2014.
 «En 24 heures, nous sommes en train de faire des pas très importants. C’est majeur quand on pense à l’image de la zone euro dans le monde, à la confiance que l’on peut donner», a estimé jeudi le ministre français des Finances Pierre Moscovici, en amont de la réunion de l’Eurogroupe.
 Forts de cet accord, les Européens se pencheront au cours du sommet sur les propositions pour approfondir l’Union économique et monétaire et renforcer l’intégration européenne, en se fondant sur un rapport rédigé sous la houlette de Herman Van Rompuy, le président de l’UE.
 Ce rapport distingue trois étapes: fin 2012-2013, 2013-2014 et au delà de 2014, soit après les prochaines élections européennes.
La première, déjà en cours et qui devrait se prolonger sur l’ensemble de l’année 2013, consiste à assurer que le lien soit coupé entre les banques et les dettes souveraines, via la formation d’une union bancaire.
En dépit de ces avancées, l’année se termine sur un bémol venu d’Italie pour la zone euro. L’ancien chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, s’est lancé dans la course pour revenir au pouvoir. Dans la foulée, son successeur Mario Monti a annoncé sa prochaine démission. Deux coups de théâtre qui ont provoqué consternation et inquiétude en Europe, y compris dans le camp de M. Berlusconi.
 Le Cavaliere devait se rendre hier à la traditionnelle réunion du PPE, le parti des conservateurs européens, où il devait être  sans nul doute l’attraction. Sa présence risque de jeter une ombre sur le sommet de ses anciens homologues.

AFP
Vendredi 14 Décembre 2012

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