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Crédit à la consommation : Un marché en expansion malgré une conjoncture morose




Crédit à la consommation : Un marché en expansion malgré une conjoncture morose
Le crédit à la consommation au Maroc a marqué une résilience face à une conjoncture économique difficile, en maintenant une dynamique de croissance soutenue, épaulée notamment par le changement des habitudes des ménages et le développement du secteur banquier.
A fin 2011, l'encours des crédits à la consommation s'est en effet établi à 43 milliards de dirhams (MMDH), en progression de 1,8 MMDH (+4,5%) par rapport à fin 2010, selon le rapport annuel de l'Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) pour l'exercice de 2011.
Les concours à l'économie des sociétés de crédit-bail et des sociétés de crédit à la consommation, quant à eux, se sont établis à fin mars 2012 à 81,5 MMDH en progression de 7,1% par rapport à fin mars 2011, marquant ainsi une nette reprise après la baisse qu'a connue la distribution de crédit parallèlement avec la montée des impayés enregistrée deux années auparavant.
Cette progression s'explique notamment par l'encours des prêts personnels qui s'est élevé au premier trimestre 2012 à 27,16 MMDH en progression de 5,6% ainsi que par celui du secteur automobile qui s'est bonifié de 7,3%, à 13,3 MMDH, soit 911 MDH de plus par rapport à la même période de l'année précédente. S'agissant du grand défi du secteur, Aziz Cherkaoui, président de la section crédit à la consommation et à l'immobilier et gestion des moyens de paiement à l'APSF, précise dans un entretien à la MAP que le challenge pour cet exercice consiste à se mettre en conformité totale avec les nouvelles dispositions réglementaires et légales, notamment en matière de la loi de protection du consommateur publié en 2011.
Pour ce qui est du taux de risque qui continue de susciter un grand débat auprès des professionnels, M. Cherkaoui affirme qu'avoir un risque plus bas n'est pas une fin en soi. Il faut maîtriser le risque en prévoyant d'avance une tarification qui lui soit adaptée , a-t-il préconisé.
Pour sa part, le délégué général de l'APSF, Mostafa Melsa, estime que le risque est "inévitable" étant donné que "c'est un secteur de risque par excellence". Cependant, il juge nécessaire de poursuivre le développement de niches spécifiques en répondant à de nouvelles demandes de clients, tout en essayant d'élargir et de démocratiser l'accès aux crédits, avec plus de proximité pour les gens non bénéficiaires, les incitant de la sorte à participer à la bancarisation.
En vue d'analyser le secteur de plus près et de collecter les informations sur cette catégorie de crédit, tout en appréhendant le profil des personnes endettées, BAM a mené en 2010 une enquête auprès de 12 sociétés de financement disposant d'une part de marché de plus de 80%.
L'étude réalisée a fait ressortir près de 58% des dossiers de crédit détenus par des personnes dont le revenu est inférieur à 4.000 dirhams contre 55% en 2009, au moment où les clients ayant un revenu supérieur à 9.000 dirhams ont cédé 4 points pour s'établir à 15% en termes de dossiers de crédit.
Quant à l'analyse de la catégorie socioprofessionnelle des personnes endettées, cette dernière dévoile une baisse de 1% chez les fonctionnaires, artisans et commerçants qui se sont situés respectivement à 38% et 5%, faisant bénéficier la catégorie des salariés de cette régression.
En matière d'âge, une concentration des crédits à la consommation a été constatée chez la tranche d'âge de plus de 50 ans à 38%. En deuxième position, viennent les personnes âgées entre 40 et 49 ans avec 30%, pendant que les jeunes de moins de 30 ans arrivent derniers avec moins de 10%.
Par ailleurs, une seconde étude du secteur est envisagée par le cabinet "Next Management" qui devrait réaliser un Benchmark visant à comparer la productivité et l'efficacité métier des principaux acteurs du marché au Maroc et en Europe.
Le secteur des crédits à la consommation se caractérise actuellement par une concurrence acharnée marquée par l'avancée des agences bancaires qui continuent de gagner du terrain, en partageant le marché à parts égales avec les sociétés spécialistes, alors qu'elles n'occupaient qu'un tiers en 2002. 

MAP
Vendredi 6 Juillet 2012

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