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Craintes de représailles au lendemain du putsch avorté au Burundi




Craintes de représailles au lendemain du putsch avorté  au Burundi
Journalistes contraints de se "mettre à l'abri", craintes de représailles contre les manifestants opposés à Pierre Nkurunziza: le pouvoir burundais était accusé samedi de vouloir étouffer toute contestation après le putsch manqué, dont certains meneurs ont été entendus par le parquet.
Dix-sept putschistes ont été conduits samedi devant le parquet, dont trois meneurs arrêtés vendredi à l'aube: le numéro deux du mouvement le général Cyrille Ndayirukiye, et les commissaires Zénon Ndabaneze et Herménégilde Nimenya. Ils n'ont pas encore été inculpés mais sont "accusés de tentative de renversement des institutions". 
Ces hommes ont été "sérieusement tabassés, particulièrement le général Cyrille Ndayirukiye", a affirmé l'avocat, affirmant que les services de renseignements ont forcé le général à enregistrer des aveux publics diffusés sur les ondes de la Radio et télévision nationale burundaise.
Par ailleurs, on est toujours sans nouvelles du chef des putschistes, le général Godefroid Niyombare. Signe d'une situation toujours tendue à Bujumbura, des ONG européennes ont évacué leur personnel expatrié vers le Rwanda voisin samedi, selon un diplomate et des journalistes de l'AFP. Les Etats-Unis avaient conseillé la veille à leurs ressortissants de quitter le pays le plus rapidement possible. 
Accusés de soutenir l'opposition, les médias privés sont dans la ligne de mire du pouvoir. Sollicité par l'AFP, la présidence burundaise n'a pas réagi à ces accusations dans l'immédiat.
Leurs relations avec le gouvernement s'étaient encore sérieusement détériorées depuis le début des manifestations d'opposition à un très controversé troisième mandat du président Nkurunziza - le chef de l’Etat a été désigné par son parti le Cndd-FDD comme son candidat à la présidentielle du 26 juin - et se sont encore dégradées avec la tentative avortée de coup d’Etat lancée mercredi par le général Godefroid Niyombare.
La protestation populaire anti-troisième mandat, émaillée depuis son début le 26 avril de heurts parfois violents entre manifestants et policiers ou jeunes du parti au pouvoir (les Imbonerakure) qui ont fait une vingtaine de morts, a été interdite par le gouvernement.
Signe de sa volonté de briser le mouvement, Pierre Nkurunziza, officiellement rentré à Bujumbura mais qui n'est toujours pas apparu en public depuis l'annonce de l'échec du putsch, a lié ces manifestations à la tentative de coup d’Etat, dans un discours publié sur le site de la présidence.
L'histoire post-coloniale du petit pays d'Afrique des Grands Lacs est jalonnée de massacres. Terrorisés par le climat pré-électoral -- des législatives et communales ont aussi lieu le 26 mai -- plus de 100.000 Burundais, selon l'ONU, ont récemment fui dans les pays voisins.

Lundi 18 Mai 2015

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