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Couvre-feu à Maiduguri, fief de Boko Haram au Nigeria

Dix terroristes présumés tués et 65 autres appréhendés dans un quartier de la ville




Couvre-feu à Maiduguri, fief de Boko Haram au Nigeria
L'armée nigériane a imposé samedi un couvre-feu total dans une partie de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno (nord-est) et fief des islamistes de Boko Haram, pour y mener des "opérations spéciales", signe d'une extension de l'offensive à une zone urbaine fortement peuplée.
"En vue de mener des opérations spéciales suite aux récentes attaques de Boko Haram, (un) couvre-feu est imposé 24h/24 dans les secteurs suivants" de Maiduguri, a annoncé l'armée dans un communiqué, citant 12 quartiers considérés comme des fiefs de l'organisation islamiste.
Le Nigeria mène depuis mercredi une offensive majeure contre le groupe islamiste, déployant plusieurs milliers de soldats dans les États de Borno, Yobe et Adamawa, dans le Nord-Est, où l'état d'urgence a été décrété pour reconquérir des zones passées sous contrôle des insurgés.
Cette opération pourrait être la plus importante jamais menée contre le groupe islamiste et c'est la première fois que l'armée a recours à des frappes aériennes sur son propre sol depuis 25 ans.
L'armée avait annoncé vendredi avoir tué "plusieurs dizaines" d'insurgés et avoir détruit des camps de "terroristes" et "des armes lourdes, dont des canons antiaériens et antichar".
Les combats, concentrés sur des zones faiblement peuplées jusqu'à présent, pourraient faire beaucoup plus de victimes s'ils s'étendent aux villes de la région.
Le général Chris Olukolade, porte-parole des armées, a annoncé samedi dans un communiqué la mort de "dix terroristes présumés" dans un quartier de Maiduguri et l'arrestation de 65 autres qui tentaient d'infiltrer la ville.
En 2009, des soldats avaient mené une vaste offensive à Maiduguri, tuant plus de 800 personnes, dont le chef charismatique de Boko Haram à l'époque, Mohamed Yusuf, et forçant les islamistes à cesser leurs activités pendant près d'une année.
Cette région a des frontières extrêmement poreuses avec le Cameroun, et les groupes criminels ainsi que les armes y circulent librement depuis des années. Les postes frontières jusqu'ici inoccupés "ont tous été pris en charge par des agents de la sécurité pour éviter la fuite ou l'infiltration d'insurgés", a déclaré l'armée dans un communiqué.

AFP
Lundi 20 Mai 2013

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