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Coup d’Etat au Mali : La rébellion touareg poursuit l’offensive, les putschistes isolés




Coup d’Etat au Mali : La rébellion touareg poursuit l’offensive, les putschistes isolés
La rébellion touareg a annoncé la poursuite de son «offensive» au Mali, où l’incertitude régnait toujours sur le sort du président Amadou Toumani Touré, renversé jeudi par des militaires déjà de plus en plus isolés par les nombreux appels au retour à l’ordre constitutionnel.
Vendredi après-midi, des informations contradictoires avaient circulé sur la situation à Bamako, en lien avec une brève interruption du signal de la télévision publique sous contrôle des putschistes. Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avait été donné pour arrêté ou mort par certains.
«Rumeurs», a réagi la junte dans une déclaration télévisée peu après 19H30 (locales et GMT), assurant: «Tout va bien» et la situation est sous contrôle.
Auparavant, le capitaine Sanogo avait donné les mêmes assurances à un journaliste de l’AFP concernant les dirigeants du régime du président Touré: ils sont «sains et saufs» et seront «prochainement remis à la justice malienne».
«Pour l’instant, je ne vous dirai pas» où se trouve Touré, «il va très bien, il est en sécurité», avait dit Sanogo, sans lever l’incertitude sur son sort.
La France a déclaré vendredi n’avoir pas réussi à joindre le président Touré et a réclamé le respect de son intégrité physique.
On ignore s’il est protégé par des militaires loyalistes, comme l’assurait jeudi son entourage, ou s’il est prisonnier des soldats qui ont pris le pouvoir au lendemain d’une mutinerie marquée par des combats avec des loyalistes et des tirs de sommation à travers la ville. Il y a eu entre trois et quatre morts, selon les sources, et environ 40 blessés essentiellement par balle, d’après des secouristes.
Plusieurs responsables politiques ont été arrêtés, selon diverses sources, et après la mutinerie, des domiciles, administrations et stations-service ont été pillés, des véhicules de particuliers réquisitionnés par des soldats à Bamako. Le capitaine Sanogo a condamné ces «exactions» et s’est engagé à y mettre fin.
Soumaïla Cissé, chef de parti et ex-haut fonctionnaire régional, a affirmé que des hommes en treillis ont tenté de l’arrêter dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s’est mis à l’abri grâce à l’intervention de partisans mais son domicile a été pillé et saccagé, a-t-il expliqué dans une déclaration vendredi sur le putsch, qu’il a qualifié d’»acte réactionnaire le plus bas de l’histoire politique du Mali» depuis deux décennies. Après la mutinerie, des soldats se sont livrés à des pillages à Bamako, a reconnu le capitaine Sanogo.
En annonçant le renversement de son régime, les putschistes ont accusé le président Touré, ainsi que leurs supérieurs hiérarchiques, d’incompétence dans la lutte contre l’offensive de rebelles touareg en cours depuis mi-janvier dans le nord du Mali, où étaient déjà actifs des groupes islamistes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et divers trafiquants.
Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), qui a indirectement provoqué le coup d’Etat de soldats excédés par le manque de moyens, a indiqué pour sa part qu’elle entendait poursuivre «son offensive» et «déloger l’armée malienne et son administration de toutes les villes de l’Azawad» (nord), berceau des Touaregs. Il a affirmé avoir pris vendredi une nouvelle localité, Anéfis (nord-est).
A cinq semaines du premier tour de la présidentielle qui était prévu le 29 avril, le coup d’Etat a été condamné dans une déclaration commune par douze des principaux partis politiques maliens, fragilisant la position des putschistes.
L’Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Mali de toute participation à ses activités et l’envoi à Bamako d’une mission conjointe avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

AFP
Lundi 26 Mars 2012

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