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Conseil de la ville de Casablanca : Sajid et sa majorité aux abois




Casablanca va mal. Ce n'est un secret pour personne. Elle le doit bien à son Conseil de la ville et à cette majorité confectionnée autour d'un Sajid qui semble être de plus en plus dépassé par les événements.
La dernière session extraordinaire qui n'est pas allé à son terme et du coup,  reportée à une date indéterminée en est la preuve tangible que la gestion de la chose locale dans la Métropole est marquée par nombre de dysfonctionnements et d’irrégularités. Cette session devait débattre des dernières intempéries qui ont causé d'énormes dégâts. Elle a été marquée par l'intervention musclée d'un élu de l'opposition qui avait exigé la convocation du directeur général de la Lydec,  société mise à l'index par les citoyens casablancais et certains élus de la majorité.  D'ailleurs, bon nombre de conseillers, toutes tendances confondues, avaient imputé la responsabilité des inondations des 29 et 30 novembre à cette “fameuse” société délégataire.
Des voix commencent à s'élever au sein même de la majorité dénonçant la mauvaise gestion du Conseil. Certains partisans de Sajid menacent de faire défection et de rallier les rangs de l'opposition au cas où ils ne seraient pas appelés à participer dans la gestion effective du Conseil. Plus, ils ont appelé à une session extraordinaire pour examen et étude d'une question cruciale qui suscite pourtant les convoitises des promoteurs immobiliers de la capitale économique, à savoir  la question des terrains non  enregistrés à la Conservation foncière. Des terrains qui sont dans l'ensemble réservés aux cimetières, aux mausolées de marabouts et aux terres récupérées non enregistrées dont ceux consacrés aux carrières ou à l'agriculture.
Des terrains de grandes superficies, selon des sources bien informées, que l’on estime, rien que pour un seul arrondissement, à 40 hectares.
Cela dit, ces terrains constituent  un foncier inestimable, poursuit la même source,  à même d'éradiquer les habitations insalubres. Or, le ministère de l'Habitat prétend que la ville manque de terrains de construction. Cette question n'en est pas moins « une bombe à retardement » qui risque d'aggraver la situation dans la Métropole si les élus ne se penchent pas sérieusement sur le problème de ces terrains qui doivent être exploités et partant répondre aux besoins en logements. 

LARBI BOUHAMIDA
Mardi 11 Janvier 2011

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