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Conseil de la ville de Casablanca : La prière des morts dite sur la mairie




Les conseillers de la ville de Casablanca ont observé, mercredi soir, un sit-in au cours duquel ils ont rompu le jeûne ensemble. Ensuite, ils ont organisé une cérémonie bien particulière : une prière collective dite « prière des morts ». En effet, les 75 conseillers présents, soit plus de la moitié, ont tenu à manifester leur mécontentement contre le silence et l’indifférence du ministère de l’Intérieur face à la grave crise que traverse le Conseil de la ville depuis plus de sept mois.
Pour débloquer la situation, les conseillers de l’opposition demandent expressément  l’application de l’article 25 de la charte communale lequel stipule : « Lorsque, pour des raisons portant atteinte au bon fonctionnement du conseil communal, les intérêts de la collectivité sont menacés, le conseil peut être dissous par décret motivé, publié au "Bulletin officiel". S’il y a urgence, le conseil peut être suspendu par arrêté motivé du ministre de l’Intérieur publié au "Bulletin officiel". La durée de la suspension ne peut excéder trois mois ».
Ils ont également adressé une lettre au ministre de tutelle, le jour même du sit-in, demandant son intervention en vue de faire appliquer l’article 25 qui traduit parfaitement le cas du Conseil actuel.
D’ailleurs, les conseillers l’explicitent à travers leurs réactions. Ainsi, selon Mohamed Larbi Elkabbaj, conseiller du PI,  «  Sajid gère le Conseil de la ville comme s’il était tout seul.  De ce fait, la seule solution pour sortir la capitale économique de cette crise est la tenue d’une session extraordinaire ».
Même son de cloche du côté de Youssef Hssinia du MP. « Le rapport de la Cour des comptes a enregistré de nombreuses infractions dans la gestion du Conseil. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut confier un budget colossal estimée à plusieurs milliards de centimes à une seule personne alors qu’on est censé être consulté pour tout projet ou dépense».
Mais pourquoi le ministère de l’Intérieur préfère-t-il ne pas intervenir? Pour y répondre, les points de vue divergent. Selon certaines sources, les autorités de tutelle essaient de gagner du temps, espérant sortir de la crise sans trop de dégâts.  Pour d’autres, toute ingérence de l’Etat peut porter préjudice à l’image même du Conseil, donnant l’impression  que les élus sont immatures et ne peuvent donc soustraire à la tutelle de l’Etat.
Au-delà  de cette crise qui n’a que trop duré, les citoyens de la métropole continuent à subir en silence les conséquences d’une gestion mal en point.

Oussama MEZIATY
Vendredi 12 Août 2011

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