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Conférence ministérielle MENA-OCDE de Marrakech : Pour un meilleur climat d'affaires




Les travaux de la Conférence ministérielle MENA- OCDE se sont ouverts lundi à Marrakech, avec la participation des ministres en charge des politiques d'investissement et de la gouvernance publique des pays de la région MENA et des membres de l'OCDE.
Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette Conférence se tient sous le thème «Au-delà de la crise : les entreprises et les citoyens au centre des réponses politiques ». La conférence regroupe, en outre les représentants du monde des affaires et de la société civile dans le but affiché de développer des stratégies communes permettant de poursuivre, dans les meilleures conditions, les réformes nécessaires à la mise en œuvre de la bonne gouvernance et à la promotion des investissements, y compris l'amélioration du climat des affaires.
Cette rencontre constitue en effet une opportunité pour les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord -MENA-, en ce sens qu'elle permet d'examiner «les possibilités de réformes pour développer l'emploi et lutter contre la pauvreté».  Et pour s'affranchir de la crise, les pays de la région MENA, connus pour leur démographie galopante, sont appelés à s'ouvrir davantage sur le monde et à améliorer leur attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers.  Comme devait le souligner Anthony O'Sullivan, directeur général de l'OCDE, «la tâche est rude certes mais la prise de conscience de l'enjeu constitue déjà un pas décisif».
Le plus important enseignement à tirer des répercussions de la crise  est « l'importance de l'équilibre entre l'économique et le social», soulignait en substance le Premier ministre, Abbas El Fassi. Intervenant lors de la séance inaugurale de la Conférence, M. El Fassi précisait que le nouvel ordre économique mondial devrait être fondé sur des principes qui tiennent compte de l'équilibre entre les enjeux du développement et les besoins de développement durable au profit des peuples du globe.
Conscient de l'importance du développement économique et de la promotion des échanges commerciaux, le Maroc a adhéré aux différentes initiatives et regroupements régionaux et internationaux, dont l'Initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l'investissement, a noté M. El Fassi.
Il a mis l'accent, dans ce cadre, sur les potentialités naturelles et humaines énormes de la région MENA, qui sont de nature à consolider son attractivité pour les investissements et les capitaux étrangers, rappelant que cette région représente 6 % de la population mondiale avec un PIB dépassant les 1.000 milliards de dollars et les plus grandes réserves de pétrole et de phosphate au monde.
Selon M. El Fassi, la sortie de crise et la prospection d'un avenir meilleur passent par la nécessité d'engager une réflexion différente dans le traitement de la problématique de développement tout en tenant compte des équilibres écologiques, du développement des technologies propres, de la concurrence juste et loyale et de l'ouverture des économies sur les investissements mondiaux.
Pour rappel, en marge de cette conférence, la ville de Marrakech a abrité un Forum  MENA-OCDE des entreprises, un Sommet des femmes d'affaires et un Forum de la gouvernance pour un débat plus large avec l'ensemble des parties prenantes concernées.
Ces évènements parallèles ont été  l'occasion de renforcer le dialogue public-privé sur les réformes importantes en cours en matière d'amélioration du climat des affaires dans la région ; de générer de nouvelles opportunités d'affaires entre les entreprises des pays MENA et OCDE ; de promouvoir la participation des femmes dans l'activité économique, et de relever les défis de la gouvernance pour une économie plus forte, plus saine et plus équitable.
La Conférence MENA-OCDE de Marrakech devrait adopter, à la clôture des travaux, une «Déclaration ministérielle» afin de montrer le fort engagement des pays de la région MENA et l'OCDE à poursuivre les réformes prioritaires en matière d'amélioration de la gouvernance publique et du climat des affaires et de réduction des effets négatifs de la crise sur la croissance et l'emploi.

Mardi 24 Novembre 2009
Achir Karim

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Achir Karim

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