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Communiqué du Bureau politique




Communiqué du Bureau politique
Le Bureau politique de l’USFP a tenu, lundi, sa réunion hebdomadaire consacrée à l’examen des derniers développements sur les scènes politique et organisationnelle, ainsi que les missions à venir.
Au cours de son exposé, le Premier secrétaire, Driss Lachgar, a évoqué le processus d’intégration des Partis travailliste et socialiste à l’Union socialiste des forces populaires. Un processus couronné par la réunion des Bureaux politiques des trois partis et la constitution d’un Secrétariat regroupant, aux côtés de Habib El Malki, président de la Commission administrative, Abdelmajid Bouzoubaâ et Abdelkrim Benatiq, respectivement secrétaires généraux du PS et du PT.
Driss Lachgar n’a pas manqué, d’une part, de saluer le militantisme et le bon déroulement ayant marqué cette étape historique, fondatrice de l’unité du rang démocratique et moderniste en vue d’édifier un Maroc d’avenir, et d’autre part, de louer l’adhésion de l’ensemble des Ittihadi(e)s à ce grand événement.
Concernant la décision prise par le parti de boycotter, aux côtés des groupes de l’opposition au Parlement, la séance mensuelle sur la politique générale du gouvernement, le Premier secrétaire a rappelé les répercussions négatives quant à la gestion de ladite séance par la majorité gouvernementale. Et ce, après avoir persisté à marginaliser de façon systématique l’opposition, à minimiser son rôle de contrôle et à dilapider le temps législatif, ce qui a été exprimé par notre Groupe au Parlement dans un communiqué conjoint émis par les Groupes de l’opposition, lu par le président du Groupe socialiste à la première Chambre.
Par ailleurs, le Premier secrétaire de l’USFP a insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination institutionnelle entre les Groupes de l’opposition dans les deux Chambres pour faire face aux régressions et à la dégradation qui ont touché le cadre général institutionnel du pays et la vie politique. Et ce, afin de préserver le droit de l’opposition  de contrôler l’Exécutif et de le questionner au sujet des affaires publiques. De même que de refuser toute tutelle et tout contrôle sur ses questions pour protéger l’institution parlementaire de la banalisation et de l’absurde politique et intellectuel, ainsi que de contrer toute minimisation du rôle des représentants de la Nation après avoir transformé l’espace du Parlement en simple tribune électorale pour le chef du gouvernement.  Ce qui se répercute négativement sur l’image du Maroc démocratique sur les plans régional et international, en plus de sous-estimer l’action de contrôle et de consolider la désaffection politique chez les citoyens.
Driss Lachgar a évoqué également le dialogue sérieux qui a imprégné le déroulement des Conseils régionaux et provinciaux, ainsi que les grands efforts consentis par tous les organes du parti, aux niveaux des régions, des provinces et des sections, pour la mise en application des résolutions du Congrès en vue d’édifier le parti-institution, ce qui répond à nos aspirations pour un Maroc démocratique et moderniste.
Les membres du Bureau politique ont examiné par la suite la situation politique actuelle qui entraîne le Maroc vers une gestion capricieuse, unilatérale, ne se souciant guère des dangers qui guettent le pays sur les plans économique, social et politique. Tout en mettant de nouveau en garde contre les erreurs cumulées par le gouvernement dans la gestion des affaires publiques, ils ont exhorté l’ensemble des forces vives,  sociales, culturelles, politiques, syndicales et démocratiques à adhérer au débat national  pour la préservation des acquis et à demander l’opérationnalisation des dispositions constitutionnelles pour sauver le pays des dangers imminents.
En ce qui concerne les textes législatifs, le Bureau politique a examiné le projet de loi n : 131-12 relatif à la délimitation des circonscriptions territoriales des collectivités territoriales, considérant que l’usage politique au Maroc avant la Constitution 2011 faisait qu’il y avait ouverture d’un débat politique à propos des textes portant sur le pouvoir réglementaire du gouvernement avant leur promulgation, et en insistant sur le fait que la pratique de la monopolisation a poussé le gouvernement à décider seul à propos des lois stratégiques touchant au cadre institutionnel du pays.      
Le Bureau politique a confirmé que les collectivités locales, comme indiqué dans la Constitution, sont l’un des piliers essentiels de tout édifice institutionnel et tout amendement ou disposition juridique les concernant ne doit passer en l’absence d’un dialogue politique  réel et responsable avec l’ensemble des acteurs politiques. Partant de là, le Bureau politique dénonce ce comportement à l’égard des différents partenaires politiques et exprime sa crainte de le voir s’ériger en tant que méthode et règle pour l’ensemble des textes législatifs relatifs à l’organisation régionale et les réformes s’inscrivant dans le cadre des prochaines échéances électorales. Tout en soulignant que cette situation nécessite la coordination des efforts entre les acteurs politiques  pour affronter cette régression politique, le Bureau politique  a annoncé son refus d’adhérer à cette absurdité politique, comme en atteste la position de notre Groupe socialiste à la Chambre des conseillers qui s’est abstenu de participer au vote.
Concernant les précédentes et prochaines missions organisationnelles, le Bureau politique a affiché sa satisfaction quant à la dynamique, la responsabilité et le sérieux qui ont marqué les travaux des conseils régionaux et provinciaux dans l’ensemble des régions, provinces et sections.  De même qu’il a considéré cette méthodologie  comme un jalon essentiel dans le développement et le rayonnement de l’action du parti au niveau organisationnel, politique, social et sectoriel tout en appelant  à davantage d’action comme le stipule les résolutions et recommandations du IXème Congrès.
Le Bureau politique a évoqué également la visite effectuée par la commission  de soutien à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud au siège du parti ainsi que les conditions déplorables dans lesquelles vit le militant expulsé en Mauritanie et qui observe une grève de  la faim illimitée devant le Haut commissariat aux réfugiés à Nouakchott. A cette occasion, le Bureau politique a réitéré son soutien à Ould Salma et a décidé de le défendre au sein de l’Internationale socialiste et au Parlement européen ainsi que dans les organisations des droits de l’Homme où siègent les militants du parti que ce soit aux niveaux régional, provincial ou international.

Libé
Mercredi 5 Juin 2013

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