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Communiqué du BP de l’USFP sur les derniers développements politiques et les préparatifs pour la tenue de la réunion de la Commission administrative nationale




Communiqué du BP de l’USFP sur les derniers développements politiques et les préparatifs pour la tenue de la réunion de la Commission administrative nationale
Le Bureau politique de l’USFP a tenu, lundi 22 décembre 2014, sa réunion ordinaire consacrée à l’examen des derniers développements sur la scène politique, les étapes organisationnelles et de mobilisation, ainsi que les préparatifs pour la tenue des réunions de la Commission administrative et du Conseil national.
Après que le Premier secrétaire, Driss Lachguar a passé en revue les derniers développements politiques sur la scène nationale, ainsi que les ateliers organisationnels réussis, notamment le Congrès provincial d’Oujda et l’Université d’hiver de la Chabiba ittihadia, le président de la Commission administrative, Habib El Malki, a présenté un rapport sur les préparatifs pour la tenue de la prochaine réunion de cette Institution.
Les membres du Bureau politique ont également présenté des rapports sur les conseils provinciaux et les réunions partisanes tenues au niveau national dans le cadre de la commémoration du 40ème jour du décès du regretté Ahmed Zaidi, qui a coïncidé avec le 39ème anniversaire de l’assassinat du martyr Omar Benjelloun et qui ont connu une affluence sans précédent des militants et des sympathisants et qui ont été marqués également par des débats approfondis sur la situation politique, économique et sociale, ainsi que les perspectives des prochaines échéances. Dans ce cadre, les présidents des commissions au Bureau politique ont mis le point sur l’avancement des travaux relatifs aux préparatifs pour les élections.
Après les délibérations des membres du Bureau politique sur les différents dossiers, ils ont débattu de la campagne de dénigrement, de diffamation et de perturbation menée contre le parti par un groupe censé en faire partie et relayée, qui plus est, par quelques organes de presse dont des médias officiels. Suite à cela, le Bureau politique annonce ce qui suit :
Il s’appuie sur les résolutions du 9ème Congrès adoptées à l’unanimité par les militantes et les militants soit celles concernant le volet organisationnel comme les dispositions du statut du parti approuvé par le Conseil national ainsi que les dispositions du règlement intérieur, ou celles concernant le volet politique pour reprendre l’initiative au sein de la société et que la direction décisionnelle et exécutive du parti a mise en œuvre à travers plusieurs initiatives qui ont permis à l’USFP d’occuper une position importante en vue de s’opposer aux choix impopulaires et antidémocratiques du gouvernement actuel.
Estime que l’unité du parti sur les plans politique et organisationnel est fondamentale pour qu’il puisse assumer ses responsabilités dans la défense des causes et des aspirations des couches populaires auxquelles s’adresse le projet socialiste démocratique moderniste et solidaire, ainsi que le soutien aux luttes des différents mouvements sociaux et à leur tête la classe ouvrière et ses centrales syndicales militantes.
Considère que l’étape de la préparation des prochaines échéances exige la mobilisation et la cohésion, aussi bien dans la phase de préparation politique et législative de ces échéances que lors de la préparation financière et logistique permettant au parti de parer au processus de régression qu’il a connu à travers les échéances électorales depuis 2003, et de retrouver sa position lui permettant de mettre en œuvre ses programmes au profit des citoyens et de l’intérêt général.
Se réfère aux dispositions juridiques régissant la vie partisane aussi bien la loi organique des partis politiques que les dispositions des statuts du parti et qui constituent la référence pour trancher les litiges et les contestations auxquels le parti peut faire face dans la gestion de ses affaires internes.
Le Bureau politique constate avec amertume la montée des campagnes d’injures, de diffamations, d’accusations gratuites, de calomnie, de troubles, et de perturbations auxquelles ont pris part des personnes censées en faire partie, et le mépris à l’égard de la volonté exprimée par la majorité des congressistes, en passant par le dénigrement des décisions de la Commission administrative nationale en tant que haute instance décisionnelle du parti, et en terminant par la tentative d’officialiser une scission organisationnelle en créant des organisations parallèles. Une scission politique qu’on veut officialiser institutionnellement au niveau du groupe parlementaire par le refus d’assister à ses réunions, et de verser les cotisations d’adhésion et de celles de la représentation du parti au Parlement, en dépit des avertissements qu’ils ont reçus dans ce sens, ainsi que la non-application des décisions du parti, préférant plutôt agir de connivence avec les adversaires politiques de l’USFP.
Ces pratiques dissidentes alimentées et amplifiées par des campagnes médiatiques orchestrées et rétribuées montrent, au fil du temps, qu’elles exploitent la tolérance et la patience des Ittihadi(e)s, de même que leur fort attachement à la préservation de l’unité de leur parti. Des pratiques qui servent un plan complexe dans ses ramifications et ses objectifs, visant à entraver la dynamique organisationnelle et politique que connaît le parti, ce qui débouche en fin de compte sur le fait de rendre l’USFP, comme le veulent les parties impliquées dans ce plan, un chiffre complétant la carte politique et dirigé au plus haut point.
Le Bureau politique s’est employé à évaluer les visées de ce plan qui n’ont fait que renforcer la sagesse et la patience de la direction et de la base du parti tout au long de cette période depuis la fin des travaux du 9ème Congrès, s’abstenant de recourir à l’application des procédures disciplinaires décidées par les appareils du parti, ce qui atteste de sa bonne foi afin de regrouper la famille ittihadie. Tout cela n’a pu qu’accentuer l’agressivité de ce plan alors que nous sommes à la veille d’échéances décisives. Le Bureau politique considère que ses responsabilités à l’égard du parti et de l’opinion publique nationale lui dictent, après toutes les tentatives de mettre un terme au différend, de recourir aux dispositions de la loi afin de préserver le parti, ses institutions, son unité, ainsi que de servir son projet et de défendre ses choix politiques et organisationnels.
Tenant compte de l’action scissionniste prouvée à travers différentes étapes, réunions ou déclarations, dont la toute dernière date de la rencontre du 20 décembre 2014 à Casablanca présidée par Ahmed Reda Chami et Abdelaali Doumou et relayée par la presse dont des médias officiels, prenant comme décision de ne pas traiter avec «la direction déviationniste» comme il a été prétendu et de différer la décision concernant deux options : la scission du parti ou la formation d’un regroupement au sein du parti dans le sens d’entériner la dissidence, comme cela a été exprimé par ceux qui prônent cette orientation dans le but d’affaiblir les institutions du parti et de porter atteinte à son image dans la société.
Autrement dit, ce plan de chantage et de destruction se poursuivra et par là même influencera négativement la vie du parti.
Conformément à cela et en application des dispositions du statut et du règlement intérieur, notamment :
L’article 9 du statut du parti qui définit les devoirs des membres se traduit par le respect des règles du parti et des dispositions de son statut et de son règlement intérieur, le versement des cotisations de façon régulière, la contribution dans l’amélioration du statut du membre du parti, la défense des principes et des positions du parti et leur application dans la vie quotidienne, le soutien des candidats du parti dans les différentes échéances électorales, l’action au niveau des organes territoriaux et sectoriels du parti, des manifestations populaires et des associations de la société civile.
L’article 12 garantit aux membres le droit d’expression au sein des organes du parti et interdit le dénigrement solennel en dehors desdits organes. Il stipule que le parti garantit à ses membres le droit à la liberté d’opinion au sein de ses organes conformément à ses règlements, à condition de respecter les convenances inhérentes au droit d’expression et la dignité des autres, sans porter atteinte à leur vie privée.
L’article 22 de la résolution organisationnelle, approuvée à l’unanimité au 9ème Congrès reflète le choix démocratique du parti. Il stipule que la démocratie selon ce statut n’est pas seulement un moyen de mettre fin à la concurrence au niveau des missions et responsabilités, mais c’est une méthode, un comportement et un engagement. Méthode : du fait que toutes les échéances partisanes doivent être régies par la règle du scrutin secret ou solennel en cas de besoin. Comportement : du fait que l’ensemble des membres doivent être imprégnés des valeurs de tolérance, de respect de l’opinion de l’autre, de non atteinte à son intégrité, sa dignité et sa vie privée, tout en respectant les règles de bienséance, de dialogue et d’expression. Engagement : du fait qu’il faut se plier individuellement et collectivement à la décision partisane légitime, recourir aux procédures d’appel devant les organes du parti habilités à cet effet en cas de conflit ou de réserve et incriminer le recours aux moyens de dénigrement, de rébellion, de perturbation et autres comportements enfreignant les règles de discipline.
L’article 14 prévoit des sanctions pour injure, diffamation, rébellion, zizanie, entre autres comportements et pratiques attentatoires à la discipline et stipule « qu’en cas de violation par l’un des membres des règles de discipline lors de l’exercice de ses missions organisationnelles et représentatives, en agissant contrairement au règlement, aux décisions et aux positions du parti, son non-respect aux organes du parti, des convenances inhérentes à la liberté d’expression, violence, menace, entraves aux réunions et manifestations partisanes, l’on se doit de prendre à son encontre l’une des sanctions disciplinaires suivantes : avertissement, blâme, décharge de responsabilité, suspension provisoire, exclusion définitive ». Les articles 15, 16 et 18 du règlement intérieur, alinéas 5 et 6 du chapitre 3 du règlement intérieur relatif à l’adhésion, ont précisé les organes habilités à prendre les décisions disciplinaires, leurs procédures, la manière dont elles sont prises, et interjeter appel.
L’article 43 du règlement intérieur stipule: «Au cas où un membre ne s’est pas acquitté, plus de six mois successifs, de ses cotisations d’adhésion ou de missions représentatives ou délégataires au nom du parti, l’organe partisan chargé de ses cotisations adresse un avis à la personne concernée, lui intimant l’ordre de régulariser sa situation dans un délai qu’il précise». Une fois ce délai passé, l’absence d’une réponse favorable à cet avis, ou de raisons objectives justifiant le non-acquittement de ses engagements, l’organe habilité est en droit de le rayer de la liste des adhérents et de le considérer comme simple sympathisant.
Ledit membre peut retrouver son droit d’inscription sur la liste des membres en cas de versement de ses cotisations au cours du mois précédant l’établissement des listes d’adhésion, ce qui signifie concrètement le transfert des parlementaires n’ayant pas obtempéré à l’avis qui leur a été adressé vers la liste des sympathisants, outre le fait de les décharger de leurs responsabilités partisanes et les conséquences que cela induit au niveau de l’action des parlementaires au sein du Groupe socialiste à la Chambre des représentants et au niveau des commissions parlementaires. Ces membres qui se sont présentés au nom du parti se trouvent donc dans l’obligation de se démettre de leurs missions y afférentes.
En examinant toutes ces violations, le Bureau politique enregistre avec grande inquiétude le recours d’Abdelali Doumou et Ahmed Réda Chami à l’injure et à la diffamation, tout en qualifiant l’ensemble des militantes et militants, dirigeants et bases de «corrompus» et de «déviationnistes», ce qui contrevient aux règles du parti et ses traditions organisationnelles et éthiques, porte atteinte à la dignité des militantes, militants et membres du parti et s’inscrit en porte-à-faux avec les principes démocratiques et des droits de l’Homme. En conséquence, le Bureau politique a décidé de geler toutes les activités d’Abdelali Doumou et Ahmed Réda Chami au sein du parti.
De même qu’il a tenu à s’adresser à la Commission administrative et au Conseil national, lors de leurs prochaines réunions en vue d’exposer les tenants et aboutissants du processus de scission aux niveaux politique, organisationnel et éthique. L’objectif étant de prendre une décision idoine conformément au statut du parti et au règlement intérieur, et ce pour défendre et préserver ses instances contre tout acte de nature à l’affaiblir en cette période, au profit de ses adversaires politiques.

Jeudi 25 Décembre 2014

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