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Colère et violence en Arabie Saoudite après l'exécution d'un dignitaire chiite


Le Maroc suit avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation



Suite aux mouvements de foule en Arabie Saoudite et en République Islamique d'Iran consécutifs à l'exécution d'un leader chiite et d'autres individus jugés pour des actes terroristes et d'atteinte à la sécurité de l'Etat, le Royaume du Maroc suit avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation et craint que les débordements en cours ne prennent une dimension ingérable dans les heures et les jours qui suivent, indique dimanche le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Le Maroc compte sur la sagesse des responsables saoudiens et iraniens afin d'éviter que la situation actuelle ne s'étende à d'autres pays de la région déjà confrontés à de nombreux défis et à des éléments de fragilité multiples, souligne le ministère dans un communiqué.
Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé «au calme» et «à la retenue» après l'annonce de l'exécution de 47 personnes en Arabie Saoudite, dont un chef religieux chiite, pour implication dans des affaires liées au terrorisme, a indiqué son porte-parole.
M. Ban a appelé «au calme et à  la modération dans les réactions à l'exécution de cheikh Nimr (al-Nimr) et «demande à tous les dirigeants de la région de chercher à éviter l'exacerbation des tensions sectaires», a indiqué le porte-parole samedi soir.
M. Ban s'est dit «profondément consterné» et avait «à plusieurs reprises fait part à l'Arabie Saoudite de son inquiétude concernant le cas de cheik Nimr», a ajouté le porte-parole.
Pour la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, «ce cas a le potentiel d'enflammer un peu plus les tensions sectaires qui font déjà beaucoup de dégâts dans la région».
Quant aux Etats-Unis, ils se sont dits inquiets que les «tensions communautaires» en Arabie ne «s'exacerbent à un moment où il est urgent de les apaiser».
Cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, virulent critique de la politique du royaume saoudien, a été la figure de proue du mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011, dans la foulée des «Printemps arabes», dans l'est de l'Arabie où vit l'essentiel de la minorité chiite.
Le cheikh Nimr avait été condamné à mort en octobre 2014 pour «terrorisme», «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d'armes» par un tribunal de Riyad.
Le ministère saoudien de l'Intérieur en avait annoncé samedi son exécution aux côtés de 44 autres Saoudiens. Peu de temps après, quelques centaines d'hommes et femmes avaient manifesté dans la ville à majorité chiite de Qatif dans l'est de l'Arabie Saoudite, arborant des portraits du dignitaire.
Des manifestants ont également attaqué et incendié l'ambassade de l'Arabie Saoudite à Téhéran, samedi soir.

Lundi 4 Janvier 2016

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