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Climat morose pour Benkirane

Alors que le droit de manifester a été dénié aux ONG nationales, Ban Ki-moon donne la parole à Di Caprio




Climat morose pour Benkirane
Alors qu’à Safi, le gouvernement a interdit à la société civile de fêter une journée mondiale pour un climat sain et viable, aux Nations unies, les politiques avaient cédé la place à un artiste pour donner un cours magistral aux décideurs du monde rassemblés à l’occasion du sommet du climat … les appelant à agir d’urgence « pour relever le plus grand défi de notre existence sur cette planète ». Un seul mot d’ordre : l’affaire n’est aucunement politique, dans la mesure où elle concerne le genre humain. 
Voilà comment donc, l’on peut impliquer les artistes et les célébrités pour défendre les bonnes causes. Leonardo Di Caprio qui a été récemment nommé par le secrétaire général de l’ONU en tant qu’ambassadeur de la paix a été, on ne peut plus clair et direct. Bien avant de s’adresser à la communauté internationale, en jouant sur son statut d’acteur, Di Caprio voulait mettre l’accent sur l’aspect citoyen de son engagement.
 «Je ne suis pas ici en tant qu’expert, mais en tant que citoyen concerné. Je ne suis que l’un des 400 mille personnes qui ont marché samedi dernier à New York et l’un des billions d’autres, ayant battu le pavé dans le monde et voulant résoudre notre crise  climatique». 
Juste après, l’acteur a bien voulu mettre sa notoriété dans l’argumentaire : «En tant qu’acteur, j’aspire à la vie. Je joue des personnages fictifs, et  résous souvent des problèmes fictifs, je pense que l’humanité se penche sur la question du changement climatique de la même façon», a-t-il dit lors de son discours prononcé du haut de la tribune d’honneur. Et de s’adresser aux chefs d’Etat et leurs représentants présents : « Face à ces défis, vous n’avez qu’à faire l’histoire ou à être vilipendé par elle ». 
Sur le même ton moralisateur et sensibilisateur, Di Caprio a renchéri : « Je ne suis pas un scientifique, et je n’ai pas besoin de l’être. La communauté scientifique a déjà parlé et nous a déjà donné la feuille de route. Si nous n’agissons pas ensemble, nous allons certainement périr ». Et de conclure sur une note fédératrice en soulignant qu’«il ne s’agit pas d’un débat partisan, mais d’une question humaine. L’air pur, l’eau et le climat viables sont partie indéniable des droits humains. Et la résolution de cette crise n’est pas tributaire des politiques, c’est plutôt notre obligation morale … ». 
On espère sincèrement que le chef du gouvernement se rendra compte de la bourde commise à Safi. Qu’allons-nous dire au monde entier devant cette mascarade survenue samedi à Safi ! ? Benkirane est bien responsable de ce ratage international. Nous avons laissé passer une occasion pour marquer l’engagement du Maroc aux côtés de tous ceux qui veulent assurer le destin des générations futures. 
 

M.E
Vendredi 26 Septembre 2014

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