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Cinq femmes de science maghrébines récompensées à Casablanca

Une bourse de 10.000 euros a été remise par FWIS Maghreb 2015




Cinq chercheuses post-doctorantes, originaires du Maroc, de l’Algérie et de Tunisie, ont été récompensées pour l’excellence de leurs travaux scientifiques et leur parcours exceptionnel.
Il s’agit des Marocaines Hanane Ezzikouri (mathématicienne et informaticienne) et Mouna Fahr (biologiste), de l’Algérienne Chahinez Benadis (microbiologiste) et des Tunisiennes Moufida Atigui (physiologiste) et Rim Khlifi (biologiste) qui ont reçu, récemment, le Prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.
Les cinq femmes ont été récompensées dans le cadre du programme « For Women in science » (Pour les femmes et la science), mené en partenariat avec l’Unesco, qui met à l’honneur des femmes scientifiques remarquables dont les recherches contribuent à faire avancer la science.
La cérémonie de remise de bourses s’est déroulée à l’Institut français de Casablanca (IFC), en présence notamment de Philippe Raffray (directeur général de L’Oréal Maroc), Hassan Belguenani (représentant de l’UNESCO Maghreb), des personnalités du monde universitaire et scientifique marocains ainsi que des familles des lauréates.
A travers ce programme, qui récompense les femmes scientifiques par une bourse de 10.000 euros chacune, les promoteurs entendent ainsi « soutenir des femmes scientifiques à différents moments de leur carrière et mettre en lumière l’absence de parité hommes-femmes au sein de la communauté scientifique, non seulement en récompensant et en aidant des chercheuses en activité, mais aussi en veillant à ce que  ces femmes puissent devenir des modèles pour les jeunes filles», souligne-t-on.
Pour information, Hanane Ezzikouri travaille sur la constitution d’un moteur de recherche sémantique basé sur un corpus multilingue au laboratoire de mathématiques appliquées et calculs scientifiques de la FST de Béni Mellal (Université Sultan Moulay Slimane Béni Mellal). Les travaux de sa compatriote, Mouna Fahr, portent sur la valorisation de la flore des talus miniers du Maroc pour l’élaboration de stratégies de phytoremédiation et de réhabilitation des sites pollués par des métaux lourds. Elle travaille au laboratoire de physiologie et de biotechnologie végétales de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V de Rabat.
La chercheuse algérienne, Chahinez Benadis, consacre ses travaux à l’exploitation des interactions plantes-microorganismes et à l’amélioration des rendements des cultures, au laboratoire d’amélioration de la productivité des sols de l’Université d’Oran.
La Tunisienne Moufida Atigui  consacre ses travaux à la mécanisation de la traite du lait de chamelle à l’Institut national de la recherche agronomique de Rennes (France) et au laboratoire d’élevage et de la faune sauvage de l’Institut des régions arides de Medenine (Tunisie). De son côté, Rim Khlifi travaille sur la polypose naso-sinusienne (approche toxicologique et génétique) à l’unité de recherche de toxicologie marine et environnement de l’Institut préparatoire aux études d’ingénieurs de Sfax.
Pour les différents intervenants qui se sont exprimés lors de cette soirée, il ne fait aucun doute que « la recherche a besoin de tous les talents pour faire progresser l’humanité afin que chacun, et surtout chacune, y trouve sa place dans le respect, la dignité et l’égalité ».
Si les femmes sont l’avenir du monde, elles sont aussi l’avenir de la science, ont-ils soutenu, rappelant que seulement 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes et 3% des prix Nobel scientifiques ont été attribués à des femmes.
Il  est à souligner que les lauréates ont été sélectionnées par un jury présidé par le professeur Abdelaziz Benjouad, biologiste et vice-président à la recherche et développement de l’Université international de Rabat.
Le jury comprenait également deux autres personnalités du monde de la recherche et des sciences. La première, Katim Alaoui, est responsable de l’équipe de  recherche de toxico-pharmacodynamie à la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Mohammed V de Rabat et directrice générale de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier.
La seconde, Rajaâ Cherkaoui El Moursli, est spécialiste en physique nucléaire et physique des hautes énergies et vice-présidente de l’Université Mohammed V de Rabat. Cette dernière est aussi membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques.

Alain Bouithy
Samedi 19 Décembre 2015

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