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Cinéma en 3D : Est-ce le début de la fin pour le Septième art ?




Les cinéphiles se demandent ce que sera le cinéma de demain. De nos jours, on perçoit des signes annonciateurs d'un cinéma tout à fait différent qui se base plus sur des effets spéciaux et les nouvelles technologies plutôt que sur la créativité et l'effort des acteurs et des techniciens. D'aucuns diraient qu'il s'agit là aussi de créativité et d'effort. Peut-être, mais c’est un effort basé sur la technologie et qui ignore totalement l'apport artistique tel qu'on le connaît.
Nombreux sont les films sortis ces derniers temps et qui ont été précédés d'un tapage médiatique sans précédent. Des histoires insignifiantes, des personnages fictifs, des paysages virtuels, voilà le cinéma de demain, qui tranche avec ce qu'on a vu et connu depuis l’avènement du Septième art.
Pourtant, il y a seulement quatre ou cinq décennies que le cinéma a vraiment conquis le monde. Les studios de Hollywood et avant eux les débuts balbutiants des frères Lumière, de  Charlie Chaplin, Laurel et Hardy et les autres, ne datent pas de cent ans. Les grands chefs-d'œuvre tels "Autant en emporte le vent", "Les misérables" et tous ces films qui faisaient rêver, vont bientôt faire figure d'antiquités à ranger dans des musées. Alors qu'on rêvait, qu'on idolâtrait les vedettes et qu'on s’émerveillait devant des décors majestueux, tout cela va céder la place à un travail qui se fait à partir d'ordinateurs.
Et la créativité dans tout cela? Les avis sont certes partagés mais jamais ce nouveau cinéma ne pourra convaincre ceux qui ont assisté à l'évolution du Septième art tel qu'on le connaît, ce cinéma qui fait appel à la vraie création et au talent et non aux machines et aux moyens technologiques. Il s'agit d’une véritable mutation, à travers l'utilisation de la 3D que l'on appelle aussi technologie du relief qui consiste à créer une impression de jaillissement et de profondeur. On trouve, en effet, de plus en plus de longs-métrages avec cette technologie et de salles équipées à cet effet.
Aujourd'hui et à l’avenir, le cinéma se veut "réaliste" au sens où il doit provoquer des sensations plus proches de la réalité. C'est du moins ce à quoi aspirent les initiateurs de ce genre de cinéma. Il y a également cette volonté de multiplier l'impact visuel. On est passé, en effet, par le format 70 mm, le 35, le cinérama, le circlorama, jusqu'à l'imax 3D. Mais la différence est là. Jamais les révolutions technologiques n'ont autant ignoré l'apport humain. Dans la foulée de toutes les évolutions, on a laissé un rôle primordial à l'acteur, au réalisateur et au décor. Aujourd'hui, il n'en est rien. Tout est virtuel, artificiel. On est donc en droit de se demander si ce n'est pas le commencement de la fin pour le cinéma.        

Libé
Vendredi 30 Décembre 2011

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