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Christiane Taubira

Garde des Sceaux et symbole de la diversité en France




Christiane Taubira





Christiane Taubira, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane), est une femme politique française. Candidate PRG à l'élection présidentielle de 2002, elle fut députée et présidente de Walwari (« éventail » en amérindien) jusqu'en 2012. En 2012, elle devient Garde des Sceaux, ministre de la Justice, nommée le 16 mai 2012, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.
Christiane Taubira est issue d'une famille modeste, sa mère, aide-soignante, élevait seule six enfants. Elle est aujourd'hui divorcée et mère de quatre enfants. Diplômée d'économie et d'agro-alimentaire à Paris, elle est professeur de sciences économiques en 1978. Cofondatrice de Caricoop (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l'OCCE (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane).
Elle crée le parti Walwari (« éventail » en amérindien) en 1993 et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et est réélue en 1997. En 1993, elle vote, dans l'Hémicycle, l'investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L'année suivante, elle est quatrième de la liste Energie radicale menée par Bernard Tapie. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud.
A sa réélection en juin 1997, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l'or en Guyane. Jusqu'en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).
En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle avec une campagne axée sur l'« égalité des chances ». Elle obtient 2,32 % des voix au premier tour. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l'éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l'élection présidentielle. Mais d'après d'autres observateurs, comme Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n'aurait pas donné suite à cette demande.
Elle est de nouveau élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle et supprimé au congrès de 2004. Elle est en tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n'obtient que 1,54%, et aucun élu.
Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législative. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine ». Par la suite, lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l'entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l'offre ».
Elle est réélue députée le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs. Christiane Taubira n'a pas parlé de la collaboration des ethnies africaines à la traite atlantique. Par ailleurs, elle a déclaré qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes ». Dans une étude fouillée, l'historien Max Lagarrigue confirme "La loi sur « la traite et l’esclavage », dite « loi Taubira», a sans doute accéléré à la fois le phénomène de la concurrence des mémoires et radicalisé le discours de certaines associations à l'instar du COFFAD de Assani Fassassi qui a lancé une campagne très violente contre le spécialiste français des traites négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau." Une organisation, ajoute t-il, qui est "proche du pouvoir libyen qui ne cesse de comparer la Traite à la Shoah, tout en réclamant l'indemnisation des « Africains ».
(A suivre)



Libé
Jeudi 5 Septembre 2013

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