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“Chkoune Ghaytfi Telfaza?”, nouvelle création de Dabateatr

Pièce présentée en avant-première à Rabat




“Chkoune Ghaytfi Telfaza?”, nouvelle création de Dabateatr
«Chkoune Ghaytfi Telfaza? », traduire « Qui va éteindre la télé ? », n’est pas le titre d’une œuvre cinématographique nouvellement sortie en salle ou celui d’un jeu télévisé diffusé sur les chaînes marocaines ou étrangères. C’est l’intitulé de la nouvelle pièce de théâtre de la compagnie Dabateatr qui occupera la scène marocaine dans les prochains mois.
Cette nouvelle création, dont les actions se déroulent la nuit, dans la chambre à coucher d’un jeune couple pendant qu’ils regardent la télé, sera présentée en avant-première le 5 janvier prochain à 20h, à la Salle Bahnini, à Rabat.
«La question-prétexte des enjeux dramatiques entre ces deux personnages, tournent autour de : « qui va éteindre la télé? », une phrase banale répétée plusieurs fois par le mari et évitée par la femme qui prend refuge dans des jeux de mémoire et des souvenirs de leur vie passée», souligne l’auteure de la pièce, Iman Reghay.
Cette pièce, qui porte un certain regard sur le couple et le pouvoir du silence, est mise en scène par Jaouad Essounania avec Faissal Azizi en guest, Iman Reghay (assistante à la mise en scène), Tarik Rinh (scénographie) et Saïd Benjeddi (régie).
«Le projet de mise en scène n’est pas de tenter de mettre des contours et des traits démonstratif mais d’explorer les enjeux du couple dans ses détails les plus «évidents» , explique le metteur en scène. 
Si la pièce s’intéresse d’une certaine manière à la vie du couple, Jaouad Essounania observe que «souvent on ne cesse de noter la redondance du «verbe» ou du «geste» dans ce que fait la vie du couple». Avant de préciser : «Mon essai est de revisiter «le non verbal»/non-dit exprimé souvent par le geste souvent et l’énergie des corps». Plongé au cœur même du pouvoir invisible qu’est le silence dans la vie d’un couple, la pièce met le spectateur devant un flux continu de «bavardages» qui prétend exprimer un sens. 
«Ma démarche est de questionner ce que cache cette parole-prétexte qu’est cette incessante question de «qui va éteindre la télé?» exprimée par le mari en opposition de cette fuite vers le passé, ultime refuge de la femme», écrit le metteur en scène. 

Alain Bouithy
Samedi 28 Décembre 2013

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