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Chez les grenouilles tungara, le chant d’amour est à double tranchant




Chez les grenouilles tungara, le chant d’amour est à double tranchant
Le chant d’amour des grenouilles tungara mâles, chez elles en Amérique Centrale et du Sud, peut leur être fatal car il attire aussi les prédateurs, à l’instar des chauves-souris, selon une recherche publiée jeudi.
Même si ces batraciens de 3 à 4 centimètres de long s’arrêtent de chanter à la vue d’une chauve-souris, ils ne pourront pas échapper à la mort si les ultrasons émis par leur cri produisent des ondulations sur l’eau de la mare où ils se trouvent.
Les ronds dans l’eau sont détectés par les chauves-souris qui s’en servent pour localiser les grenouilles, expliquent les chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science.
Les chercheurs ont constaté que les chauves-souris mangeuses de grenouilles, appelées “Trachops cirrhosus”, attaquaient beaucoup plus souvent leurs proies si les vibrations des cris d’amour de ces dernières produisaient des ondulations sur l’eau.
Cela prouverait que les chauves-souris peuvent détecter les ondulations grâce à leurs capacités d’écholocation, une forme de sonar naturel.
Toutefois, les chauves-souris paraissent perdre cet avantage si la surface de l’eau est recouverte de feuilles qui arrêtent la propagation des ondulations.
“Au cours de leur évolution, les grenouilles ont développé une stratégie pour échapper à leurs prédateurs”, relève Wouter Halfwerk de l’Université du Texas, un des auteurs de l’étude.
“Quand elles détectent l’ombre d’une chauve-souris volant au-dessus d’elles, leur premier réflexe est d’arrêter immédiatement leur chant d’amour”, explique-t-il. “Malheureusement pour elles, les ronds dans l’eau ne disparaissent pas instantanément. Ils subsistent plusieurs secondes qui suffisent pour que la chauve-souris les repère”, ajoute le chercheur.
Ces ondulations paraissent également amplifier la réponse des autres mâles rivaux qui répondent avec une plus grande intensité pour tenter d’attirer à eux les femelles.
Par ailleurs, une autre étude faite en laboratoire par des chercheurs américains et allemands publiée en 2012 dans la revue allemande Naturwissenschaften, a révélé que les ultrasons émis par la chauve-souris et renvoyés à ses oreilles comme un radar, lui permettent non seulement de localiser ses proies mais l’informent aussi de leur taille. 
Si la taille ne correspond pas à ce qu’elle attendait —les chercheurs avaient diffusé le son d’une petite grenouille et mis à la place un gros crapaud— la chauve-souris ignore la proie et s’éloigne.
Les signaux chimiques jouent aussi un rôle important. Si la grenouille est vénimeuse, la chauve-souris s’en rend compte seulement en la saisissant et la relâche alors aussitôt, a également montré cette recherche.

Lundi 17 Février 2014

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