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Chef de file du roman d'anticipation sociale et écrivain des plus engagés : Ballard a tiré sa révérence




Chef de file du roman d'anticipation sociale et écrivain des plus engagés : Ballard a tiré sa révérence
Chef de file du roman d'anticipation sociale, Ballard était cet écrivain assez grand pour que les hommages à son égard se multiplient même de son vivant. Comment saluer aujourd'hui le génie, le visionnaire, mort hier à Londres, à l'âge de 78 ans ?
Né en 1930 à Shanghai d'un industriel anglais, Ballard avait grandi dans le quartier des concessions internationales, avant de connaître l'occupation japonaise. Il s'installa en 1946 en Angleterre, et ne tarda pas à écrire, dans des journaux d'abord, et des romans bientôt. Dès ses premiers ouvrages, Le Monde englouti, Sécheresse ou La Forêt de cristal, Ballard exploite les obsessions littéraires qui construiront son œuvre. Mais c'est en 1973 qu'il se fait remarquer, avec la publication des deux titres fondamentaux que sont L'Île de béton et Crash ! - redécouvert par l'adaptation qu'en a donné David Cronenberg. Ballard y interroge des sujets clés : l'écologie dans L'Île de béton, le corps, les rapports humains et la perversité dans Crash.
Passionné par les sciences, fasciné par la science-fiction, Ballard s'est aussi avéré être un écrivain des plus engagés. Dans La Foire aux atrocités (1969), il abordait le thème de la psychose provoquée par les nouvelles technologies. Dans sa série de nouvelles Fièvre guerrière, il s'avançait sur le terrain délicat de la géopolitique, dénonçant les manipulations médiatiques. Toujours fécondes, les obsessions de fin du monde de Ballard ont servi de modèle à toute une génération, aujourd'hui muette devant l'héritage laissé par ce visionnaire ultime. « Le jour où Ballard est mort, il y aura un trou dans le ciel et le présent tombera dedans. Je publierai, si je suis encore ici, un post-blanc (ce que je n'ai jamais fait) sans un mot, sans titre et tout le monde (enfin, ceux qui seront encore là et s'en souviendront) saura que c'est de cela dont il s'agit», avait-on écrit sur Fluctuat. Place au silence.

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Mercredi 22 Avril 2009

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