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Chavez refuse le diplomate désigné par Obama pour le poste d’ambassadeur à Caracas

Colombie, Venezuela et Equateur amorcent de nouvelles relations




Le Président vénézuélien Hugo Chavez a refusé dimanche le diplomate désigné par les Etats-Unis pour le poste d’ambassadeur à Caracas et demandé à son homologue Barack Obama de «chercher un autre candidat» pour cette fonction.
Hugo Chavez a estimé «impossible» que Larry Palmer puisse assumer le poste d’ambassadeur à Caracas. «Comment tu peux croire, Obama, que je vais accepter ce monsieur. Le mieux c’est que tu le retires, Obama. N’insiste pas, je te le demande», a déclaré le chef de l’Etat vénézuélien, s’adressant au Président américain durant son programme radio-télévisé «Allo Président».
Hugo Chavez a condamné de récentes déclarations de Larry Palmer sur les forces armées vénézuéliennes. Dans un questionnaire pour que sa candidature au poste d’ambassadeur soit ratifiée par le Sénat américain, le diplomate avait estimé que le moral des forces armées vénézuéliennes était bas et que l’influence de Cuba augmentait.
«Nous aurons une réunion mardi en Colombie dans un lieu que nous allons choisir d’un commun accord», a annoncé Juan Manuel Santos. «Aujourd’hui je vais m’endormir heureux», a réagi Hugo Chavez : «Nous allons amorcer une nouvelle relation pour le bien des deux pays», a-t-il ajouté.
Nicolas Maduro, le ministre des affaires étrangères vénézuélien, avait pris part samedi à Bogota à la cérémonie d’investiture de M. Santos, qui avait dans son discours souhaité un «dialogue direct» avec Caracas. La rencontre, dimanche à Bogota, entre M. Maduro et son homologue colombienne Maria Angela Holguin avait marqué le premier pas vers un rétablissement des relations entre les deux pays, extrêmement tendues depuis la fin juillet.
Le Venezuela avait rompu le 22 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie après que Bogota l’eut accusé devant l’Organisation des Etats américains (OEA) d’abriter quelque 1 500 combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).
Hugo Chavez avait jugé ces accusations mensongères, y voyant la manifestation des intentions «guerrières» du Président sortant Uribe, et avait ordonné le déploiement de troupes à la frontière.
Juan Manuel Santos avait pour sa part fait des gestes en direction du Venezuela, où, en tant qu’ancien ministre de la défense (2006-2009) il a été à plus d’une reprise qualifié de menace pour la paix régionale. Il a notamment nommé une ancienne ambassadrice au Venezuela appréciée dans ce pays, comme ministre des affaires étrangères. Il est surtout resté à l’écart de la crise qui a pris une tournure presque personnelle entre M. Chavez et le Président sortant Alvaro Uribe.
Hugo Chavez a également fait un pas, demandant dimanche à la guérilla colombienne de renoncer aux enlèvements et estimant que le recours aux armes n’avait plus de raison d’être. «Tout comme on propose au gouvernement colombien de rechercher la voie de la paix, il faut aussi lancer un appel (...) en direction de la guérilla», a souligné le Président vénézuélien.
Les relations entre la Colombie et le Venezuela, souvent en dents de scie en raison de différences idéologiques – Bogota a longtemps été le principal allié des Etats-Unis dans la région –, se sont davantage tendues à partir de l’annonce en juillet 2009 de la conclusion d’un accord entre Washington et Bogota devant permettre à l’armée américaine de faire usage d’au moins sept bases en Colombie, qu’Hugo Chavez avait jugé menaçant.
Ce dernier avait décrété le gel des importations en provenance de Colombie, qui ont chuté de
70 % depuis le début de l’année. Mais les deux pays ont intérêt à s’entendre, tant leurs économies sont liées. Le Venezuela est en outre en récession et souffre d’une forte inflation (16,3 % depuis le début de l’année). La Colombie, pour sa part, estime que le manque à gagner sur ses exportations pourrait lui coûter au moins 0,5 % de son PIB cette année.

AFP, AP
Mardi 10 Août 2010

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