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Charte de bonne conduite rejetée et premiers dérapages pré-électoraux : Bruits de campagne




Charte de bonne conduite rejetée et premiers dérapages pré-électoraux : Bruits de campagne
Les clameurs d’une campagne électorale annoncée ont déjà commencé. Les mauvais coups aussi. A Meknès, les trois partis de la Koutla (l’USFP, l’Istiqlal et le PPS) et les islamistes du PJD ont fustigé le comportement du président et  ministre Mezouar  à Meknès,  qui, en candidat,  promet monts et merveilles aux électeurs. « Campagne pré-électorale, campagne précoce », s’insurgent les quatre formations politiques dans un communiqué commun tout en protestant vigoureusement  contre « l’abus de pouvoir d’un responsable gouvernemental qui exploite son poste pour nourrir les appétits de certains individus ayant des intérêts économiques ».  Les candidats ne battent pas encore le pavé  –en tout cas pas officiellement-  et voici que les bruits de campagne se font déjà entendre comme autant de bruits de bottes. Si à Meknès la Koutla et le PJD dénoncent des pratiques de dépravation politico-électorale qui risquent « de miner la crédibilité et l’honnêteté des prochaines élections », des plaintes ont, ailleurs, été déposées contre des gouverneurs qui feraient pression sur des candidats. Des plaintes qui ont été adressées à Taïeb Cherkaoui, le ministre de l’Intérieur, et qui visent essentiellement des agents d’autorité en campagne, selon les Istiqlaliens,  pour le Rassemblement national des indépendants. Lundi 31 octobre,  à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la présentation du programme électoral de son parti, Nabil Benabdallah, le leader du Parti du progrès et socialisme, a d’ailleurs fait très clairement état de pressions et de menaces exercées contre des candidats « pour qu’ils ne se présentent pas sous les couleurs du PPS ».
La question de ces gouverneurs à la neutralité douteuse a brièvement été évoquée lundi lors de la rencontre du ministre de l’Intérieur et des chefs de partis représentés au Parlement. « En ce qui concerne le cas de Tan Tan, Taïeb Cherkaoui nous a assuré que le nécessaire sera fait », confie un dirigeant politique.
Bruits de campagne encore et toujours avec le projet de Charte d’honneur proposé par l’Intérieur et que la majorité des formations politiques semblent rejeter. Revenue sur le tapis à la réunion du lundi 31 octobre entre les politiques et le locataire du ministère de l’Intérieur, cette Charte est loin d’emporter l’adhésion de tous. « Entre ceux qui savent qu’ils vont violer allègrement la Charte d’honneur et se réfugient derrière l’étendard de la normalisation, ceux qui affirment qu’il faut s’en tenir à la stricte application de la loi et ceux enfin qui ne veulent pas apposer leur signature au bas d’un texte digne de Tartufe, il est clair que ce projet de Charte de bonne conduite fait figure d’objet fétiche, pas plus », fait valoir ce leader politique, pointant un doigt accusateur sur les pressions dont font l’objet des candidats appartenant aux partis de la Koutla démocratique.

Les observateurs arrivent !
C’est ce mercredi matin,  au siège r’bati de l’Union socialiste des forces populaires,  que les trois leaders de la Koutla, Abdelouahed Radi, Abbas El Fassi et Nabil Benabdallah, présentent à la presse leur plateforme commune dans la perspective des législatives du 25 novembre. Longtemps sous perfusion voire même selon certains maintenu artificiellement en vie, le bloc démocratique semble renaître de ses cendres. Plateforme de programme commun mais aussi un engagement politique ferme pour l’USFP, l’Istiqlal et le PPS, celui de gouverner ou de rejoindre les bancs de l’opposition ensemble.
Alors que la fièvre est montée d’un cran dans les états-majors partisans et les formations politiques d’ores et déjà en ordre de bataille pour les législatives, les préparatifs pour l’observation du scrutin du 25 novembre vont bon train. La commission spéciale d’accréditation des observateurs électoraux, que chapeaute le Conseil national des droits de l’Homme, a commencé à rendre ses premiers verdicts. Sur un premier lot de demandes d’accréditation, cette commission a pour le moment accrédité 6 associations marocaines et 2 ONG internationales. Sept associations marocaines et étrangères ont, quant à elles,  vu leur demande de procéder à l’observation des législatives du 25 novembre rejetées car « ne remplissant pas les conditions prévues par la loi ». La liste complète des observateurs dûment accrédités pour les législatives sera connue le 10 novembre prochain, soit 48 heures avant le début de la campagne électorale.  En attendant un scrutin sous haute surveillance, la grande inconnue demeure le taux de participation. Les électeurs suivront-ils le chemin des urnes ? Les partis vont-ils reconquérir la confiance des citoyens? Autant de questions qui suscitent ici et là des initiatives, à l’image de celle de « Tariq Ibnou Ziyad initiative » qui se présente  sur sa page facebook comme « une initiative politique indépendante qui s’adresse aux jeunes et se fixe comme premier objectif de donner aux jeunes une réelle lisibilité du champ politique pour les aider à voter aux élections de novembre ».

Narjis Rerhaye
Mercredi 2 Novembre 2011

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