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Charivari à la Cour des comptes de Casablanca


Le président de cette Cour régionale vient d’être démis de ses fonctions



Charivari à la Cour des comptes de Casablanca
Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes de 2011, son président Driss Jettou est sur la sellette. Et pour cause, le dernier rapport a éludé d’étaler les activités de la Cour régionale de Casablanca surtout celles concernant le Conseil de la ville présidé par Mohamed Sajid.
En effet, Lahcen Fellah, président de la Cour régionale de Casablanca, vient d’être démis de ses fonctions au prétexte qu’il n’a pas fait son travail en matière de contrôle de la gestion du Conseil de la ville.
Mustapha Rahin, conseiller indépendant au Conseil de la ville de Casablanca, a mis en question la version étayée hier, un journal casablancais (défendait le président de la Cour des comptes) et accuse ouvertement et directement Driss Jettou de ce ratage, et défend que la destitution du président de la Cour régionale de Casablanca est une manœuvre pour cacher d’autres vérités.
«2011 est l’année catastrophique et noire dans la gestion du Conseil de la ville de Casablanca. C’était aberrant que le rapport de la Cour des comptes a évité, sciemment, d’en parler», martèle Rahin dans une déclaration à «Libé». Et d’ajouter que le président de la Cour régionale des comptes de Casablanca est «un bouc-émissaire», car «le responsable en fin de compte c’est le président de la Cour des comptes lui-même sur ce ratage, car les Cours régionales envoient tous leurs rapports d’inspection à la Cour des comptes et c’est celle-ci qui choisit les rapports qui doivent faire partie du rapport final. Démettre le président de la Cour régionale de Casablanca, c’est comme jeter de la poudre aux yeux».  
Pour rappel, les trois rapports de la Cour des comptes relatifs à 2007, 2008 et 2009, ont tous réservé un chapitre à part  aux activités de la Cour régionale de Casablanca. Par exemple, le rapport de 2007 a étalé les activités de celle-ci concernant la région du Grand Casablanca, les recettes de la commune urbaine de la ville, les communes de Mohammedia et Ain Harrouda et la gestion déléguée des nouveaux abattoirs de Casablanca. Et le rapport de 2009 a exposé les activités de cette Cour concernant la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau et d’électricité, la gestion déléguée des services de collecte des déchets ménagers et assimilés et le nettoiement de Casablanca et également de Mohammedia, et les projets publics de la commune urbaine de Casablanca.

Mourad Tabet
Vendredi 8 Février 2013

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