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Cette indépendance qui nous rappelle notre écrivain «révolté»!

Son caractère d’écrivain rebelle est toujours présent.




Les cercles littéraires et intellectuels
du Royaume ont une
pensée pour Mohammed
Khaïr-Eddine, décédé
le 18 décembre 1995
 
Béni soit cet anniversaire de l’indépendance de notre pays ! Le jour même où les  Marocains célèbrent le recouvrement de l’indépendance de leur pays, le 18 novembre de chaque année, les cercles littéraires et intellectuels du Royaume ont une pensée  pour un grand écrivain ayant marqué la scène culturelle et littéraire : Mohammed Khaïr-Eddine, décédé le 18 décembre 1995.
Drôle et heureuse coïncidence ! Lui qui avait longtemps fait de «Ce Maroc»-là, thème de ses romans et même de ses recueils de poésie, n’a jamais cessé de l’aimer… à sa façon. N’était-il pas singulier dans tout ce qu’il faisait ? Manifestement, son amour pour le pays n’avait rien à voir avec cette ostentation festive. Lui, il aimait le pays, en aimant ses petites gens, ses pauvres gens et zones reculées.
Rares les événements et les cercles littéraires du pays qui se sont rappelés son patrimoine littéraire…, sinon les internautes sur les réseaux sociaux lui portent toujours une sympathie particulière. Des sentiments partagés entre l’homme de lettres et l’homme des positions honorables. 
Ils se font toujours une meilleure idée de cet «homme unique et déroutant», comme le qualifie l’écrivain marocain Ahmed Messaia. Son caractère d’écrivain rebelle et révolté est toujours au-devant de la scène. L’on ne peut, en effet, évoquer Khaï-Eddine sans souligner cette envie de vivre à la marge de ce qui est officiel, artificiel et superficiel. Loin de toutes ces lumières de salons qu’aiment bien les nombreux écrivains apocryphes. 
«Une plume mallarméenne qui n'est pas passée inaperçue», ajoute l’auteur d’ «Une humanité à partager» dans un commentaire posté sur Facebook, avant de faire appel à certaines de ses qualités : «Le regard vif et scrutateur, lui l'aigre et l'ogre de l'Atlas, l'enfant d'Agounchiche, que ce Maroc n'a jamais jugé à sa juste valeur», écrit-il certainement en guise d’hommage à l’auteur d’«Agadir»
Justement, cette même vision célébrant cet écrivain visionnaire est partagée aussi par l’écrivain Abdellah Baida, auteur de l’un des meilleurs livres sur le défunt : «Les voix de Khaïr-Eddine». Sur sa page Facebook, le critique littéraire ne s’est pas interdit de s’interroger, sur un ton accusateur d’ailleurs : «Que reste-t-il de ce grand écrivain?». Et de résumer en une réponse qui pourrait être l’essentiel d’un livre, d’une étude ou d’un article  (à paraître prochainement) : «Sa mémoire a subi un coup de fouet … On achève bien nos auteurs», dit-il.

Mustapha Elouizi
Vendredi 20 Novembre 2015

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