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Ces petits métiers qui font la fête du sacrifice


Les bonnes occasions fleurissent



Ces petits métiers qui font  la fête du sacrifice
 
Il va sans dire que l’Aïd Al adha est l’occasion de faire de bonnes affaires. Professionnels et novices se frottent les mains. Moult métiers apparaissent le temps de l’Aïd préservant ainsi les traditions. Marchands de charbon, aiguiseurs de couteaux, égorgeurs de moutons… ils sont tous à pied d’œuvre.
S’il est une période où la vente de charbon atteint le pic, c’est bien celle de l’Aïd Al Kébir.  Il en est de même de celle des petits barbecues pour les brochettes qu’on consmme le deuxième jour de l'Aïd. Ils sont vendus partout même dans les magasins d'alimentation générale.
La fête fait aussi le bonheur des aiguiseurs de couteaux. En effet, tout le monde se doit de disposer de couteaux à la lame bien effilée afin de bien couper la viande.
Le jour J, tout doit être prêt. En père de famille responsable, Ahmed prend les choses en main. «Une semaine avant la fête, j’ai pris rendez-vous avec mon boucher habituel pour le sacrifice». Et d’ajouter :«Ainsi au moins je n’aurais pas de mauvaises surprises». En  effet, le jour de la fête les professionnels sont très sollicités et ne savent plus où donner de la tête. Du coup, tout le monde s’improvise boucher et le mouton est égorgé par certains dans le non-respect du rituel religieux.  Bien évidemment, les conséquences  sont désastreuses pour la pauvre bête. Et pour cause, l’opération est accomplie en un temps record. Ne dit-on pas à juste titre que le temps, c’est de l’argent? Preuve en est encore, les enfants guettent le passage du boucher et s’empressent à taper aux portes des maisons réclamant la tête du mouton. Ils la grillent au charbon de bois, et ce pour quelques dirhams. 
«Dans un mouton rien ne se perd, tout s’utilise», comme se plait à le dire ce  sexagénaire. Il en est ainsi des intestins. On les utilise généralement pour confectionner des saucisses ou du merguez. Mais ils servent également à la fabrication des cordes d'instruments de musique, notamment le violon et la contrebasse. Une utilisation qui rapporte gros. Ce qui explique que les bouchers de l’Aïd tiennent énormément à emporter avec eux ces fameux intestins. Une affaire juteuse en perspective. Quid de la peau du mouton ou ce qu’on appelle communément la btana ? C’est une pièce qu’appréciaient beaucoup nos grands-parents. Traitée par leurs soins ou même confiée à un tanneur,  ils l’utilisaient soit pour s’asseoir dessus soit pour prier, ou même comme décor. De nos jours, rares sont les personnes qui se donnent la peine de la traiter. Mais encore une fois, cela fait le bonheur de certains avertis qui font la collecte des «btanas» (peaux), gratuitement ou à prix dérisoire. Elles sont destinées à la fabrication du cuir tandis que la laine est plutôt utilisée dans le textile.
 
 

Nezha Mounir
Lundi 29 Septembre 2014

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