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Ces ministres épris de déclarations fracassantes doivent plutôt s’attaquer aux vraies attentes de la société : Un budget à la sauce Benkirane




Ces ministres épris de déclarations fracassantes doivent plutôt s’attaquer aux vraies attentes de la société : Un budget à la sauce Benkirane
Le gouvernement Benkirane essaye de surfer au gré des vagues d’une crise économique qui s’attarde à dire son nom ou d’annoncer sa couleur et qui, de surcroît, risque de se transformer en tsunami à long ou à court terme.
En effet, en retardant le vote d’un budget  conçu par le gouvernement de Abbas El Fassi dans le cadre de son programme gouvernemental pour être façonné par l’actuel gouvernement marque l’hésitation du gouvernement à s’aventurer dans les méandres budgétaires par crainte de réduire à zéro l’impact des sorties médiatiques de ses orateurs PJD à la veille d’une échéance électorale de taille et de voir la légitimité acquise aux législatives dans un climat général de désespoir et de lassitude des électeurs, dont moins de 50% ont voté beaucoup plus pour sanctionner que par conviction, terriblement secouée.
Le gouvernement n’est pas en face d’un cas de force majeure qui peut lui pardonner cette hésitation à faire démarrer le processus économique en dégrippant les roulements de l’investissement ou cet ajournement de ses engagements sociaux tant scandés sous nuance d’un discours bâti sur la «sentimentalité religieuse» au lieu d’une réalité qui requiert une urgence d’action sans faille.
On est le mois d’avril, le mois de toutes les germinations possibles et de l’éclosion des promesses devant donner forme et couleur à leurs fruits après un gel précoce et qui risque d’être tardif et mettre en péril le développement des bourgeons d’un soi-disant «programme gouvernemental» pour être en phase avec la terminologie politique et pour ne pas dire « un tas d’intentions de faire ».
Le gouvernement n’a aucune excuse constitutionnelle puisqu’il continue à user des dispositions d’une loi organique des finances devenue caduque d’autant qu’elle fait référence à celles de l’ancienne Constitution définitivement et irréversiblement abrogée. D’ailleurs, l’usage des dispositions de l’article 35 de ladite loi pose un sérieux problème de la légitimité de l’action gouvernementale dans sa dimension budgétaire, notamment en ce qui concerne la poursuite du recouvrement des recettes fiscales et le gel des dépenses d’investissement en mettant les entreprises privées dans une situation fragile caractérisée par une véritable incertitude quant au devenir de leurs créances et de leurs capacités d’autofinancement qui se trouvent en otages entre les mains du gouvernement.
Nous aurions souhaité que le premier projet de loi du gouvernement soit cette fameuse loi organique des finances au lieu de celle qui va permettre au gouvernement de régler ses comptes avec des centaines de commis de l’Etat qui n’épousent pas son idéologie, le cas du ministre de la Santé, impatient, a remué ciel et terre pour limoger deux cadres du ministère sur lesquels, selon son approche, pèsent des présomptions  de délit relevant de la délinquance financière, sous couvert d’un mutisme total du gouvernement, annonce la couleur des pratiques que réserve ce gouvernement à la «bonne» gouvernance.
Nous aurions souhaité que les ministres épris de déclarations fracassantes s’attaquent aux vraies attentes de la société au lieu d’être focalisés sur les festivals, les fictions et les listes de bénéficiaires des agréments de transport routier.
Aujourd’hui, nous sommes en face de deux indicateurs économiques censés être l’outil d’une transparence rêvée depuis des années et constitue, de l’avis universel, le pré-requis essentiel de toute aspiration au développement durable : les indicateurs de Bank Al-Maghrib, élaborés par des professionnels de l’économie sur tous ses plans macro et micro-économiques sans aucune influence idéologique et les indicateurs d’un département des finances à deux têtes animées de convictions idéologiques diamétralement opposées, sinon le discours plat de dire que tout ira bien dans le meilleur des mondes.
L’opposition, toute l’opposition malgré les divergences des intérêts de ses composantes, et même les députés appartenant à la majorité gouvernementale, ont l’obligation, non négociable à des fins politiques, de défendre nos intérêts légitimes en faisant prévaloir le droit et la transparence qui ne doivent en aucun cas être troqués contre la stabilité gouvernementale, puisqu’on  vit depuis plusieurs mois déjà dans une situation de «non-gouvernement» et que les rouages de l’Etat tournent avec ou sans PJD and Co.

Assou.O.
Jeudi 5 Avril 2012

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1.Posté par BEHRI ABDELAAZIZ le 05/04/2012 20:40
Monsieur Assou,
Je ne suis pas péjidiste ni antiusfpéiste, mais l'actuel gouvernement a hérité d'un Maroc en crise dont il serait malhonnête de l'accuser. Si vous avez des reproches à faire en tant que journaliste (avisé ?!), ne vous trompez pas d'adresse SVP.

2.Posté par ASSOU OUCHEN le 06/04/2012 18:39
MR BEHRI ABDELAZIZ
BONSOIR

je n'ai jamais dit que l'actuel gouvernement est à l'origine de la crise, mais qu'il est élu avec la promesse faite au marocains de les sortir de la crise et de faire en sorte qu'elle ne s'aggrave pas, donc nuance! c'est une lourde tâche certes,mais il faut toujours être à la hauteur de ses ambitions et de ses promesses, le bien être du Maroc , loin de toute idéologie, doit être l'affaire de tout le monde , gouvernement , opposition et société civile.
ce qui m'inquiète, en tant que citoyen comme vous même , est de ne voir aucune prémisse sérieuse allant dans le sens du dénouement de la crise, la lenteur qui commence à entacher le processus décisionnel du gouvernement , notamment en ce qui concerne l'adaptation de loi organique des finances aux dispositions constitutionnelle et le vote de la loi de finances pour 2012 est très inquiétant pour tout le monde.
MERCI POUR VOTRE INTERET ET VOTRE COMMENTAIRE

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