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Ces célébrités qui nous ont quitté en 2015


De Jean Lacouture à Omar Sharif, en passant par Fatima Mernissi, Abdelhadi Tazi, Mahmoud Guinea, BB King, Demis Roussos, Chisrtopher Lee, Kurt Masur, ou encore Nour El Sherif et Zineb Smaiki. Libé se remémore ces célébrités qui nous ont tous quittés en 2015.



Fatima Mernissi

Fatima Mernissi faisait partie des grandes intellectuelles du Maroc. Connue pour ses travaux sociologiques sur les femmes et sur la déconstruction des fantasmagories orientalistes, elle avait également élaboré un plaidoyer important en faveur des valeurs humanistes de la démocratie. Sa disparition,  lundi 30 novembre, est une perte immense pour le monde intellectuel. C’est une femme de grand tact et de beaucoup plus de bonté. Ce qu’elle écrivait, elle le pensait avec sincérité et avec le souci de contribuer au développement de la société tout en mettant la lumière sur ce qui se trouve de déplaisant autour d’elle. Ses œuvres sont exceptionnellement humaines et universelles. Elle se préoccupe de problèmes sociaux sans doute, mais elle les transpose sur le plan humain. Fatima Mernissi était un penseur qui exerçait sa pensée de manière profonde, originale et pacifique.

Jean Lacouture

Jean Lacouture était journaliste, écrivain et biographe de certaines des plus grandes figures du XXe siècle comme de Gaulle, Mitterrand ou Hô Chi Minh. Il est décédé jeudi 16 juillet à l'âge de 94 ans.  Journaliste engagé ayant collaboré pendant une vingtaine d'années avec le quotidien Le Monde, Jean Lacouture est décédé chez lui, à Roussillon (Vaucluse) «paisiblement et dans la sérénité», selon sa famille. Preuve que sa curiosité n’avait pas de frontières, il a publié plus de 70 livres et s’est révélé comme l’un des meilleurs biographes de son époque. Il a, par ailleurs, été l’un des fervents partisans de la décolonisation, notamment celle du Maroc, pour laquelle il a consacré un livre de référence : «Le Maroc à l’épreuve»

Nour El Sherif

Considéré comme l’une des plus grandes stars du cinéma arabe, avec plus de 200 films, séries et pièces théâtrales, Nour El Sherif a rendu l’âme, mardi 11 août, dans son Egypte natale, à l’âge de 69 ans. Devenu une légende du cinéma arabe grâce notamment à ses rôles dans "Al Massir", "L'escadron de la mort", "Al Karnak" ou encore "l'Immeuble Yakoubian", la maladie l’avait contraint à s'éloigner des plateaux après une dernière apparition dans un long-métrage de sa fille Sarah, devenue réalisatrice de cinéma. De son vrai nom, Mohamad Jaber Mohamad Abdallah, Nour El Sherif est né le 28 avril 1946 dans le quartier populaire de Sayeda Zainab au Caire, d'une famille  originaire du gouvernorat d'Al Menya. Il est diplômé de l'Institut supérieur des arts dramatiques dont il fut major de sa promotion en 1967.

Zineb Smaiki

L’actrice marocaine Zineb Smaiki est décédée, jeudi 29 janvier, dans une clinique de la ville de Rabat, des suites d’un cancer. Celle qui a débuté sa carrière dans le théâtre à l’âge de 13 ans avec la troupe «Chabibat Al Hamraa» ne s’est fait connaître que dernièrement du grand public, quand elle a participé au feuilleton ramadanesque «Yak Hna Jirane». Elle y a joué aux côtés de figures emblématiques du cinéma marocain à l’instar de Mohamed Bastaoui décédé en décembre  2014. Au cinéma, elle a incarné des rôles dans des films comme «Adieu Forain» de Daoud Aoulad-Syad (1998) et «Graines de grenades» d’Abdellah Toukouna (2014).
 

Omar Sharif


Le comédien d'origine égyptienne, grand séducteur et joueur passionné, est décédé vendredi 10 juillet à l'âge de 83 ans. Devenu une légende du cinéma grâce à ses rôles dans "Lawrence d'Arabie" et "Docteur Jivago", la maladie l’avait contraint à s'éloigner des plateaux en 2012, après une dernière apparition dans "Rock The Casbah", de Laïla Marrakchi. Il a ensuite signé un joli come-back et fait une apparition dans le prochain long-métrage du réalisateur irlandais, Jim Sheridan, The Secret Scripture, pour un rôle au côté de son petit fils, clôturant ainsi en beauté une carrière riche de plus de 70 films.  L'acteur mythique, qui souffrait d'Alzheimer, est mort  d'une crise cardiaque, dans une clinique huppée de la capitale égyptienne. Ses funérailles ont eu lieu dans une mosquée prestigieuse de la banlieue du Caire. Il a été enterré dans le cimetière Sayyeda Nefissa, au sud de la capitale. 

B.B.King

Sa double initiale B. B., pour Blues Boy, lui avait été donnée à la fin des années 1940, lorsqu’il animait un court programme hebdomadaire dans une radio de Memphis (Tennessee). Et son nom de naissance, King, le roi, peut être vu comme ayant été un signe favorable à son destin. B. B. King était probablement le musicien de blues le plus célèbre dans le monde, un « ambassadeur » du genre, selon les termes du journaliste Sebastian Danchin dans la biographie qu’il a consacrée au guitariste et chanteur (B. B. King, Fayard, 2003). B. B. King est mort jeudi 14 mai, à Las Vegas (Nevada), à l’âge de 89 ans.

Abdelhadi Tazi

Ecrivain, historien et diplomate, Abdelhadi Tazi était membre de l'Académie du Royaume du Maroc. Il est décédé jeudi 2 avril à Rabat. Né le 15 juin 1921 à Fès, le défunt a été inhumé au mausolée Abi Bakr Ibn Al Arabi à Fès.
Feu Abdelhadi Tazi a occupé plusieurs postes et fonctions. Il a ainsi été nommé en 1947 à la tête de l'Institut universitaire de recherche scientifique après avoir été ambassadeur du Maroc dans de nombreux pays. Au cours de cette période, il a effectué plusieurs missions diplomatiques dans des pays du Golfe, avant d'occuper, à partir d'avril 1979, le poste d'ambassadeur du Royaume à Téhéran et ultérieurement chargé de mission au Cabinet Royal.
Feu Abdelhadi Tazi a également enseigné et donné des conférences sur l'histoire des relations internationales et autres sujets ayant trait à la civilisation et à l'histoire dans plusieurs facultés et établissements supérieurs, à l'intérieur du Maroc et à l'étranger et a publié et collaboré à la publication de plusieurs ouvrages et traductions de recherches et livres en arabe, français et en anglais.
 

Demis Roussos

Le chanteur grec Demis Roussos est décédé, le 24 janvier, dans un hôpital privé d’Athènes. Né en Egypte en 1946, il avait fait partie de groupes comme We Five et the Idols dans les années 60, avant de devenir la voix du groupe Aphrodite’s Child, aux côtés de Vangélis – qui connaîtra plus tard une carrière internationale comme compositeur de musique de films (Les Chariots de feu, Christophe Colomb, Blade Runner). Sa voix était particulièrement reconnaissable par son timbre et sa puissance. Il avait ensuite fait carrière en solo à partir de 1971, juste après la sortie du dernier album d’Aphrodite’s Child, 666, aujourd’hui culte. Il connaîtra quelques gros succès, avant de disparaître petit à petit des charts vers le début des années 80. Sur l’ensemble de sa carrière, Roussos a vendu des millions de disques. Retiré depuis plusieurs années, Roussos apparaissait épisodiquement. Il avait fait en septembre 2013 une de ses dernières apparitions publiques à Athènes en recevant des mains de l’ambassadeur de France les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.

Kurt Masur

Kurt Masur, l'un des plus grands chefs d'orchestre du monde, est mort samedi 19 décembre à l'âge de 88 ans. Né en Silésie en 1927, Kurt Masur a dirigé plusieurs des plus grands orchestres du monde, notamment le philharmonique de New York (1991-2002), l'Orchestre national de France (ONF) à Paris et l'Orchestre philharmonique de Londres.

Mohamed Bouchnak

L'artiste Mohamed Bouchnak est décédé,  mardi 29 septembre, à Oujda à l'âge de 50 ans. Il fut l'un des piliers du groupe de raï "Frères Bouchnak" qui a fait son apparition au début des années 80. Surnommés les chevaliers du raï, le défunt aux côtés de ses frères Hamid, Omar et Reda, se sont forgé un style de musique qui leur est propre, composé du raï et influencé par le patrimoine musical local, notamment le "Gharnati",  ce qui a fait alors le succès du jeune groupe à l'époque. Né en 1965 dans l'un des anciens quartiers d'Oujda, Mohamed Bouchnak était l'un des principaux musiciens du groupe qui a connu un franc succès dans la région de l'Oriental et par la suite dans tout le Maroc mais aussi à l'étranger. Mohamed Bouchnak va accompagner le groupe jusqu'en 1992, l'année où chacun des frères va choisir son propre chemin.

Chisrtopher Lee

Christopher Frank Carandini Lee, connu sous son nom d’acteur comme Christopher Lee, est mort dimanche 7 juin à l’âge de 93 ans. Ce géant du cinéma est mort à l’hôpital londonien de Chelsea et Westminster, où il avait été admis pour des problèmes respiratoires. Avec une carrière riche d’environ 250 films, l’acteur britannique était devenu célèbre à la fin des années 1950 en interprétant Dracula, rôle qu’il a endossé près d’une dizaine de fois dans une série de films sortis entre 1958 et 1976 et produits par les studios Hammer.
Christopher Lee est également connu pour ses rôles de méchant. D’abord avec son interprétation de Scaramanga, L’Homme au pistolet d’or qu’affronte James Bond sous les traits de Roger Moore, ou plus récemment du comte Dooku, dans Star Wars, ou de Saroumane, dans Le Seigneur des anneaux.

Mahmoud Guinea

Mahmoud Guinea, un des grands maîtres de l'art gnaoui, est décédé, dimanche 2 août, à Essaouira des suites d'une longue maladie. Né en 1951 à Essaouira, Mahmoud Guinea est incontestablement l’une des figures emblématiques de la musique gnaouie. Son histoire est intimement liée à celle des esclaves puisque son grand-père paternel, d’origine malienne, fut vendu au Sahara. Son père, le grand Maâlem Boubker Guinea, a transmis cet héritage musical et artistique à Mahmoud Guinea qui jouait du guembri dès l’âge de 12 ans et participait à des «lila» à 20 ans.  Deux mois avant sa disparition, Mahmoud Guinea avait fait un adieu émouvant à son grand public à l’occasion du concert de clôture de la 18ème édition du Festival Gnaoua et musiques du monde. Affecté par la maladie, Mahmoud Guinea était pourtant monté sur la scène de la Place Hassan II pour aller à la rencontre des milliers de fans attristés par son état de santé. A la fin d’un concert combien rythmé, coloré et émouvant, il a remis son Hajhouj à son fils Houssam dans un geste significatif, symbolisant la continuité de son art.

Vendredi 1 Janvier 2016

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