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Ces artistes qui brillent par leurs talents

Certaines artistes marocaines ont connu une réussite exceptionnelle et sont devenues de véritables icônes de la scène culturelle. Que ce soit dans le monde de la musique, de la littérature, du cinéma ou e




Imane Oubou, la jeune Marocaine qui séduit les Etats-Unis

Après avoir été couronnée Miss New York et Miss Colorado, la Maroco-Américaine Imane Oubou concourait pour Miss United States. Elle est arrivée à une marche du podium de ce prestigieux concours de beauté qui a eu lieu en juillet de l’an dernier à Washington. Dans une déclaration au site «Moroccoworldnews», la jeune femme de 26 ans s’est dite fière de représenter son pays natal. «Je suis très honorée d’avoir représenté mon pays le Maroc dans un des plus prestigieux concours de beauté et je suis fière d’avoir terminé 2ème aux côtés des 54 plus belles femmes des Etats-Unis. J’espère être une inspiration pour les jeunes filles marocaines», a-t-elle précisé. «Toutes les candidates étaient très belles, mais je suis heureuse que mes origines marocaines, mon parcours et mes aspirations m’aient permis de me démarquer et de me positionner dans le top 3. Je ne porte certes pas la couronne mais je sais que j’ai gagné le cœur de beaucoup de gens», a-t-elle ajouté, avant de souligner: «C’est également ma responsabilité en tant que Marocaine résidant aux Etats-Unis de prendre les devants et de promouvoir la diversité culturelle et patrimoniale de mon pays natal, pour changer les stéréotypes sur le Maroc».
Originaire de la région d’Agadir, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans, Imane n’est pas à sa première expérience dans ce domaine. La jolie brunette a déjà réussi deux concours de beauté. Elle a, en effet, remporté la couronne de Miss Colorado en 2012 et un peu plutôt, en mai 2015, le titre de Miss New York, Etat où elle vit depuis deux ans.
Mais il faut dire que la jeune femme ne passe pas son temps à courir les concours de beauté, comme le pensent certains. Hormis sa plastique parfaite, cette reine de beauté possède, en effet, bien des qualités et sa vraie passion, c’est la science.

 

Tala Hadid, une réalisatrice aux talents multiples

La réalisatrice Tala Hadid est née à Londres, de père marocain et de mère irakienne. Elle est diplômée de l’Université Columbia de New York. Avant de mettre le cap sur le long métrage, elle a réalisé plusieurs courts métrages, dont «Tes cheveux noirs Ihsan», qui a reçu un « Student Academy Award» et remporté le Prix «Panorama du meilleur court métrage» à Berlin. Elle a également réalisé plusieurs documentaires, notamment  «Sacred Poet», consacré au réalisateur Pier Paolo Pasolini.  Tala Hadid a aussi remporté le grand Prix du Festival national du film de Tanger en 2015 pour son long métrage «La porte entr’ouverte ». Ce dernier a récemment reçu le Prix du meilleur film arabe lors du 21ème Festival international du cinéma d'auteur (FNCA). La jeune réalisatrice est, également, écrivaine et photographe. Son travail est exposé au Museum of Modern Art de New York, à l’Institut du monde arabe de Paris, au Goteborg Kunsthalle en Suède, au Goethe Institute du Caire et à la Cinémathèque française de Paris, entre autres.   

 

Hindi Zahra, une star accomplie et autodidacte

Cinq ans après son premier album à succès, «Handmade», qui lui a valu le très convoité Prix Constantin puis une Victoire de la musique, catégorie musique du monde, la talentueuse chanteuse franco-marocaine, Hindi Zahra, est récemment revenue avec un deuxième opus intitulé «Homeland», dans les bacs depuis quelques mois. Portée donc par le succès de son premier album, vendu à plus de 135.000 exemplaires, la chanteuse poursuit dans «Homeland», son mélange des musiques du monde, une obsession pour cette voyageuse perpétuelle. On y trouve des influences de la musique berbère et blues ainsi que des sonorités du Brésil, de Cuba, de l’Iran ou encore de l’Inde.  Et c’est bien cet album qui lui a valu le prestigieux Prix du «meilleur album de musiques du monde», lors de la 31ème cérémonie des Victoires de la musique.
Hindi Zahra,  artiste accomplie et autodidacte, a écrit, composé, chanté, mixé et produit elle-même «Homeland», ce qui explique, selon elle, cette longue absence entre deux albums. «Nous avons eu une longue tournée de deux ans et demi pour le premier opus.
Il était important pour moi de le défendre à l’étranger», souligne l’artiste. Et d’ajouter : «J’ai ensuite pris un peu de temps pour la conception du second. Je me suis donc attelée toute seule à la production et aux arrangements et cela m’a demandé près de deux ans de travail», conclut celle qui est née à Khouribga en 1979. D'origine berbère et touareg, elle est issue d'une famille d'artistes. Elle a grandi dans «une grande maison où les oncles écoutent du reggae et du rock psychédélique, les grands-parents de la musique traditionnelle berbère et la mère de la musique égyptienne. Elle était chanteuse, elle faisait du théâtre aussi», selon elle.
La jeune femme s’installe en France au début des années 1990 et à 18 ans, elle quitte l’école pour se consacrer à sa passion. «J’ai bossé au Louvre, dans plein d’endroits pour me payer des cours de chants. Le soir, je m’enfermais pour écrire, je ne voyais personne », raconte-t-elle. En 2007, sa carrière s’accélère, elle enchaîne les premières parties d’Oxmo Puccino, Suzanne Vega et Yael Naïm. En 2010, elle sort son premier album qui a rencontré un grand succès et qui lui a valu de nombreuses récompenses.  L’artiste a également fait du cinéma. Elle a, en effet, joué dans le film de Fatih Hakin, « The Cut», avec Tahar Rahim comme elle a été sollicitée par la réalisatrice maroco-irakienne Tala Hadid pour un rôle dans «The Narrow Frame of Midnight».

 

Nora Fatehi, la nouvelle étoile de Bollywood

Après des expériences réussies de quelques artistes marocains à Hollywood, tels Said Taghmaoui, Sanaa Hamri ou encore Sanae Oukach, la Maroco-Canadienne Nora Fatehi a ravi la vedette, mais cette fois à Bollywood.
La jeune actrice a, en effet, brillé de mille feux, en signant une prestation époustouflante dans le film  indien, «Roar», du célèbre Kamal Sadanah. Si Nora avait déjà pris part à quelques films bollywoodiens, «Roar» reste celui qui l’a dévoilée au grand public indien.  Dans le film, elle fait partie d’un commando envoyé en mission, en pleine jungle, pour capturer et tuer une tigresse blanche, qui, à la recherche de son petit, s’est introduite dans un village,  a tué un homme et a disparu avec le corps.
Selon le journal indien «The times of India», la Maroco-Canadienne, et après s’être forgé une place parmi les stars du cinéma indien,  ne s’arrêtera pas là, puisqu’elle est convoitée par d’autres réalisateurs, aussi célèbres que Kamal Sadanah.  Et elle ne tardera donc, sans doute pas, à se faire remarquer, très prochainement, dans d’autres films aussi formidables que «Roar».

 

Leila Ghandi, une globetrotteuse infatigable

Diplômée de Sciences Po Paris, animatrice télé, productrice, réalisatrice, photographe, Leila Ghandi est devenue une figure incontournable du paysage audiovisuel marocain. Elle est spécialisée dans le portrait documentaire et aborde notamment les questions des diversités, du dialogue interculturel et inter-religieux, et de l'identité plurielle.
Leila réalisait et animait la série documentaire «Voyage avec Leila Ghandi», diffusée en prime time sur 2M, et qui atteignait chaque mois une audience de près de 2.000.000 de téléspectateurs. Avec Leila nous allons de la forêt amazonienne au palais présidentiel tunisien, et ses interviews vont d'une star de la chanson arabe au président Mahmoud Abbas, du chef d'une ethnie tanzanienne au porte-parole du Parlement européen.  Elle est l'auteur du livre "Chroniques de Chine" récompensé par le Prix littéraire USAID, et du projet photographique "Vies à vies" et ses photographies font l'objet d'expositions à travers le monde.  Membre du comité de réflexion sur l'éducation au Maroc, membre du jury de la Fondation Royale Mohammed VI pour la protection de l'environnement, engagée aux côtés d'associations marocaines telles que Bayti pour les enfants des rues, et de fondations internationales telles que Drosos pour le développement humain, Leila est membre active de la société civile.  

 

Leila Slimani, première femme lauréate du Prix littéraire de la Mamounia

Les membres du jury du Prix littéraire de la Mamounia récompensent chaque année l’auteur du meilleur roman francophone marocain. Réunis dans le célèbre hôtel «Mamounia» à Marrakech, les jurés ont, pour la première fois dans l’histoire de cette prestigieuse compétition, attribué le Prix à une femme. Il s’agit de la jeune et brillante écrivaine Leila Slimani, pour son premier roman «Dans le jardin de l’ogre».  
Ce prix, doté de 200.000 dirhams, qui vise à encourager et promouvoir la littérature marocaine francophone et à la faire rayonner à travers le monde, mettait en compétition cette année quatre autres romans aux côtés de «Dans le jardin de l’ogre». Il s’agit de «Quand Adam a décidé de vivre» de Rachid Kaless, «Pour tout l'or de Casablanca» d'Imane Robelin, «Nous n'irons pas tous au  Paradis» de Maria Guessous, et «A l'ombre de l'eucalyptus» de Najib Redouane.  
Leila Slimani est née en 1981 à Rabat et, comme l’héroïne de son roman, elle est journaliste à «Jeune Afrique». Dans les deux semaines qui ont suivi la sortie de «Dans le jardin de l’ogre», ce dernier a bénéficié de deux retirages pour atteindre un tirage total de 10.000 exemplaires. Il a, par ailleurs, été sélectionné pour le Prix de Flore 2014.

 

Saïda Fikri, une chanteuse engagée

Saïda Fikri a commencé à chanter dès l’âge de 8 ans. Inspirée par de grands noms de la musique tels  Bob Dylan, Jacques Brel, Dolly Parton, Ray Charles, ou encore Fayrouz, elle a écrit sa première chanson, alors qu’elle était à peine âgée de 12 ans. Son premier album, «Nadmana», Saida l’a sorti en 1994 ; un an plus tard, elle lancera le second, intitulé «Salouni Ala’adab ». Et c’est bien ce deuxième album qui l’a rendue célèbre en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, mais également en Europe.  En 1998, Saida sort un troisième album, où elle dénonce la corruption, la pauvreté et défend les libertés. Le hit de l’album est intitulé «L’Miseria» et a connu un très grand succès auprès des jeunes.  
C’est également en cette année qu’elle émigre aux Etats-Unis et ne reviendra au Maroc que dix ans plus tard, en 2008, où elle s’est produite devant plus de 170.000 fans.  En 2012, la chanteuse engagée a créé sa propre association à but non lucratif, «La Fondation Saïda Fikri», dont le but est de s’impliquer directement dans la lutte contre la pauvreté. Ladite fondation met l'accent sur la créativité et le divertissement éducatif, en organisant des concerts de bienfaisance et des festivals à l'échelle mondiale, ainsi qu’en participant à la construction d'écoles et d’orphelinats dans les pays pauvres.  Saïda Fikri a récemment signé son come-back en reprenant «Ya khaleq lbhor» (O Créateur des mers), une des célèbres chansons de son frère Khalid Fikri, mais également en enregistrant un nouveau clip pour ce titre.  En restant fidèle à son style et à ses habitudes, celles de militer pour les questions humanitaires et de plaider pour les bonnes causes, Saïda Fikri a également sorti, en octobre dernier, un nouvel album intitulé «Denya fel Mizane».

 

Bahaa Trabelsi, une écrivaine brillante et provocante

Native de Rabat, Bahaa Trabelsi est l’une des meilleures plumes marocaines. Diplômée en économie de l'Université d'Aix-en-Provence, en France, elle est également journaliste et membre actif d’une association de lutte contre le sida. Son premier recueil de nouvelles «Parlez-moi d’amour» a remporté le Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone, l’un des plus prestigieux Prix d’Afrique. Elle s'est auparavant fait remarquer  avec «Une femme tout simplement», un roman psychologique sur les forces de la femme marocaine, au-delà des clichés et des tabous de la société. Elle est également l’auteure de «Slim», un portrait peu engageant d’une vedette du journalisme casablancais.  Ayant un goût prononcé pour la provocation, Bahaa Trabelsi a bousculé plusieurs codes de la société marocaine, et une fatwa a même été édictée contre elle. «Une vie à trois», son roman sur l’homosexualité, paru en 2003, avait d’ailleurs suscité de virulentes critiques.   

 

Nisrine Noubir, Miss Arabe 2016

Une fois de plus, c’est une Marocaine qui a été élue «Miss Monde Arabe», en décembre dernier à Charm El-Cheikh en Egypte, en marge du 9ème Festival du tourisme arabe. Après Fatima Zahra Jamali, couronnée en 2014 pour le même titre et Houda Majd qui s’est illustrée, en mars 2015, en remportant un autre sacre similaire, celui de «Malihat Al Arab 2015» c’est Nisrine Noubir qui est désormais considérée comme la plus belle femme arabe.
Agée de 22 ans, elle a devancé Nilane Adnan, Miss Syrie et Assil Alahmar, Miss Liban. La jeune Marocaine est désormais considérée comme l'ambassadrice de l'élégance et du charisme qui représente la beauté exotique des femmes arabes. Elle représentera donc le monde arabe aux compétitions internationales durant toute l’année 2016. Dans une déclaration à la presse égyptienne, la jeune fille s’est dite «très heureuse d’être l'ambassadrice de l'élégance et du charisme made in Morocco à travers le monde arabe, et ce tout au long de l'année 2016».
A l'issue de plusieurs heures de délibérations et de défilés, Nisrine a, en effet, été désignée parmi 18 prétendantes, de divers pays, âgées de 18 à 24 ans et départagées par un jury composé d’acteurs, animateurs et chanteurs arabes célèbres, ainsi que par des spécialistes du monde de la mode.

 

Malika Agueznay, plasticienne accomplie et sculptrice émérite

Plasticienne accomplie, Malika Agueznay est à la fois peintre, sculpteur et graveur émérite, animée par l’amour de l’art et le sens aigu du travail bien fait. Son signe fétiche, l’algue, s’adapte à la fois à la toile, au bois et à la gravure, technique dans laquelle Malika semble avoir trouvé son bonheur. C’est à l’orée des années 80 qu’elle aborde le monde de la gravure à Asilah auprès de grands maîtres tels que Roman Artymowski, Mohamed Omar Khlil, Krichna Reddy et Robert Blackbum. Elle perfectionne son savoir-faire à New York avant d’installer une presse personnelle dans son atelier sur les hauteurs d’Anfa. L’écriture «alguée» d’Agueznay est unique et ses gravures ne ressemblent à aucune autre tant elle sait faire ressortir les reliefs et satiner le miroitement des couleurs. Malika semble avoir trouvé dans la gravure une douceur toute mystique. «Pour rendre hommage à Malika Agueznay, on peut évoquer les mots «force», «finesse», «ténacité» et, encore, «rigueur», «grâce» et «détermination». Entre sa force et sa finesse, entre sa grâce et sa détermination, il y a tout un riche monde imaginaire, et sa ténacité naît d’une rigoureuse discipline de travail et d’un grand amour pour l’œuvre. Pour lui rendre hommage, il faut parler aussi de son sens de la forme et des couleurs, de son inventivité dans la recherche et l’honnêteté dans la pratique de l’art», souligne l’Italienne Toni Maraini,  écrivaine, poète, essayiste et experte d’art et culture au Maroc et au  Maghreb.

 

Mardi 8 Mars 2016

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