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Centre hospitalier Sidi Mohammed Ben Abdellah d’Essaouira : Un gynécologue poursuivi en justice




La justice commence à examiner les dossiers du Centre hospitalier Sidi Mohammed Ben Abdellah. Certes elle a été lente, mais elle est actuellement en marche pour établir les responsabilités dans deux affaires concernant le gynécologue du service maternité. Il s’agit de deux procès séparés dont Libé a relaté les faits une année auparavant.
Dans la première affaire, il est accusé de négligence, entraînant le décès d’une femme et de son nouveau-né. L’affaire remonte au 21 août 2010, lorsque la défunte, native d’Ait Daoud, a été envoyée d’urgence par son médecin  au service de maternité au CHP Sidi Mohammed Ben Abdallah à Essaouira. Mais, d’après la plainte de son mari, elle a dû attendre trois jours sans aucune intervention de la part du staff médical, avançant que ses contractions n’étaient pas arrivées à terme.
De ce fait, elle a demandé à son mari de la ramener chez elle contre l’avis du médecin, à en croire le directeur du CHP Sidi Mohammed Ben Abdellah.
Deux jours seulement après avoir regagné sa maison à  Ait Daoud à une soixantaine de kilomètres d’Essaouira, les contractions avaient repris. Faute de moyens de transport dans son douar retiré, elle s’est déplacée à dos d’âne jusqu’au centre hospitalier d’Ait Daoud avec l’espoir d’y arriver à temps. Malheureusement, son bébé était déjà mort, et elle a,  à son tour, rendu l’âme quelques heures après avoir accouché à cause d’une hémorragie.
Le mari, veuf actuellement et père de trois enfants, demande que ce gynécologue qui n’a pas pris en considération la gravité de l’état de sa femme, soit sanctionné pour sa faute professionnelle.
Contacté par Libé, il s’est plaint de l’absence répétitive de l’accusé qui n’a pas répondu aux convocations de la justice, tout en espérant le voir comparaître devant la Cour lors de la prochaine audience prévue le 12 janvier 2011.
Quant au deuxième procès, il concerne une plainte déposée  par le mari d’une patiente contre le même gynécologue  accusé de blessure par erreur. Le plaignant  issu de la commune Hanchane et dont l’épouse avait accouché au service de maternité du CHP et en est sortie avec de graves complications, demande réparation.
Selon des sources confirmées, lors de l’audience du 12 décembre 2011, la Cour aurait ordonné une expertise médicale pour évaluer la gravité des blessures de la victime.

Abdelali Khallad
Samedi 17 Décembre 2011

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