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Célébration aujourd’hui de la Journée nationale de l’information : Des acquis constitutionnels et des défis à relever




Célébration aujourd’hui de la Journée nationale de l’information : Des acquis constitutionnels et des défis à relever
La Journée nationale de l’information sera célébrée demain dans un contexte marqué tant par la persistance des tensions qui ont conduit certains confrères devant les prétoires ; voire derrière les barreaux, que par les espoirs induits par les apports substantiels de la nouvelle Constitution en faveur des libertés et droits fondamentaux, y compris la liberté de la presse, comme étant le socle de l’édifice démocratique.
Dans un article consacré à cet anniversaire et signé Meriem Rkiouek, l’agence MAP indique que l’engagement du Royaume pour la consécration du droit d’opinion et d’accès à l’information s’en trouve en effet plus que conforté, tel que stipulé dans l’article 27 du texte constitutionnel : «Les citoyennes et les citoyens ont le droit d’accéder à l’information détenue par l’administration publique, les institutions élues et les organismes investis d’une mission de service public».
Les journalistes, qui sont les intermédiaires entre les citoyens et les institutions de l’Etat, sont donc en droit de demander, auprès des autorités publiques, les informations dont ils ont besoin pour éclairer la lanterne de l’opinion publique sur les questions les intéressant. Cependant, en l’absence de modalités concrètes de mise en œuvre de ces dispositions, comme le craignent les analystes, les journalistes tout autant que le simple citoyen risquent de se heurter dans leur démarche aux vieux procédés de rétention de l’information, sous le sempiternel prétexte d’«en référer d’abord à la hiérarchie».
L’autre acquis, et pas des moindres, apporté par la nouvelle Loi fondamentale, consiste en la garantie, en des termes précis qui ne souffrent d’aucune équivoque, de la liberté de la presse.
Ainsi, selon l’article 28 de la nouvelle Constitution, «la liberté de la presse est garantie et ne peut être limitée par aucune forme de censure préalable. Tous ont le droit d’exprimer et de diffuser librement et dans les seules limites expressément prévues par la loi, les informations, les idées et les opinions».
Par ailleurs, le législateur a confié aux autorités publiques la détermination des règles juridiques et déontologiques qui s’appliquent en la matière. Or, force est de constater que l’unanimité est loin d’être de mise entre les pouvoirs publics et le corps du métier sur ces règles et principes.
En effet, entre la liberté sacro-sainte de la presse et sa responsabilité sociale et éthique, les frontières demeurent floues, ce qui ne manque pas de provoquer de temps à autre des tensions et des malentendus dans les relations entre médias et autorités.
Le débat non encore définitivement tranché sur les limites et les contours des règles déontologiques devant régir la profession n’a pas empêché, cependant, que la dernière décennie a été porteuse de beaucoup de changements positifs au niveau du paysage médiatique. Une dynamique qui a donné lieu notamment à la multiplication des titres de la presse écrite et, par la suite, des supports de la radio et de la télévision, après la libéralisation en 2004 du champ audiovisuel, sans que cela ne soit accompagné du nécessaire effort à consentir en matière de formation des cadres et de mise à niveau des entreprises de presse.
Ce saut quantitatif s’est conjugué, néanmoins, à une nette amélioration de la gestion du secteur de la presse écrite, grâce à la signature en 2005 d’un contrat-programme pour la modernisation des entreprises qui a permis, pour la première fois, l’introduction des nouvelles technologies.
Malgré ces avancées, les médias nationaux restent confrontés à des défis non négligeables, que résume si bien le message Royal adressé à la famille de la presse et proclamant le 15 novembre Journée nationale de l’information.
S.M le Roi Mohammed VI y a souligné que «notre paysage médiatique national ne saurait relever les défis du nouveau millénaire, ceux qu’impose la globalisation de l’offre des médias et la généralisation graduelle de l’accès aux ressources de la société de l‘information et de la communication, sans une refonte de ses modes de fonctionnement, et sans qu’il soit doté des dispositifs juridiques, des outils et des ressources nécessaires pour ce faire».
Il s’agit, en effet, de conditions sine qua non à la viabilité et à l’efficacité de l’action des médias qui sont, plus que jamais, appelés à apporter leur pierre à l’édifice démocratique et à se mettre à la hauteur des exigences de la phase charnière que le Maroc traverse actuellement. La Journée nationale de l’information intervient cette année au plus fort de la campagne électorale pour les législatives du 25 novembre, une échéance décisive qui montre éloquemment le rôle vital des médias, dans le cadre de la mission publique qui est la leur, pour informer et sensibiliser le citoyen à ses droits et obligations et, partant, lui permettre de vivre pleinement sa citoyenneté.

Libé
Lundi 14 Novembre 2011

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