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Casablanca, une smart city ?

Une conférence organisée par l’AIEM et l’APEBI




Casablanca, une smart city ?
Quel devenir pour Casablanca ou quelle métropole de demain ? Une question qui suscite des débats dans une ville qui connaît une urbanisation massive et accélérée, confrontée à une série de défis majeurs, à la fois démographiques, socioéconomiques, technologiques et environnementaux. 
Préoccupées par cette importante problématique qui ne concerne pas seulement la métropole mais intéresse également l’ensemble des villes du Royaume, l’Association des ingénieurs de l’école Mohamedia (AIEM) et l’APEBI (Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring) ont organisé jeudi une conférence sous le thème «Smart City, réinventons nos villes de demain».
D’après les organisateurs, le choix de la ville pour l’organisation de cette rencontre n’était pas fortuit. La métropole vient en tête des villes marocaines affrontant de grandes problématiques urbaines qui nécessitent des solutions innovantes. Un point de vue partagé par le wali du Grand Casablanca, Khalid Safir, pour qui le débat sur ce sujet d’intérêt national, vient à point nommé, surtout après le discours Royal d’octobre 2013.
Au cours de son intervention, M. Safir  a affirmé que l’«adoption du concept «Smart City»  peut aider la métropole à se faire connaître plus à l’étranger et améliorer son attractivité. Elle peut également être un vecteur de modernisation et d’amélioration des prestations  qui sont rendues aux citoyens et aux entreprises». A propos de l’amélioration des prestations servies aux contribuables,  M. Safir a souligné l’impératif d’«optimiser les NTIC (nouvelles technologies d’information et de communication) pour assurer des services plus intelligents mais aussi  un développement durable». Et d’affirmer : «Notre pays a des atouts pour faire un saut qualitatif rapide dans ce domaine, faire de nos villes et principalement Casablanca, des villes « smart », des villes à la mode». 
Rappelant le discours historique à l’ouverture du Parlement dont lequel SM le Roi avait dressé un diagnostic très sévère de la situation de la métropole et de son mode de gouvernance, M. Safir s’est arrêté sur un point dans lequel le Souverain souligne que les villes sont évaluées à l’international.
 «Pour notre sujet  d’aujourd’hui, ce qui peut attirer le plus attention dans le discours Royal est le fait que SM le Roi ait souligné  que les villes sont évaluées à l’international essentiellement en rapport avec l’infrastructure et les services qui sont disponibles mais aussi en rapport avec la qualité de vie offerte, l’accès à des ressources humaines hautement qualifiées, et l’utilisation des techniques et des modes de gestion moderne », a-t-il dit.
Le wali du Grand Casablanca, a indiqué, par ailleurs, que d’après le classement international Mercer, portant sur 223 villes qui offrent le meilleur cadre de vie, Casablanca est la 123ème ville au monde qui offre le meilleur cadre de vie, bien loin derrière Johannesburg et Tunis (110). «Même Rabat (115ème) est mieux classée», a-t-il souligné.
Pour dresser cette nouvelle vision stratégique pour le Grand Casablanca, la démarche adoptée depuis six mois, c’est de faire un diagnostic  inclusif avec l’ensemble des forces vives de la ville incluant bien sûr la société civile, les acteurs économiques, l’université. Donc pour faire assoir cette vision, 8 groupes ont été mis en place pour réfléchir sur l’avenir de Casablanca, dont le 6ème  «Casa, ville d’avant-garde», qui a pour mission de répondre à la question : «Comment faire de Casablanca une ville d’avant-garde en termes d’innovation et de technologie ? ».
 «Tout cela, afin de  bâtir une vision pour une métropole mondiale en vue d’être en phase avec la stratégie ambitieuse qu’a fixée SM le Roi et vise à faire de la métropole une place financière internationale ; il y a plusieurs atouts sur lesquels on peut capitaliser», a-t-il indiqué.  Et d’ajouter : «La ville est cosmopolite et  très ouverte ; les investisseurs de différentes nationalités  commencent à s’y installer. C’est aussi une plateforme et une place financière. Elle est une place internationale par ses banques et ses assurances très présentes en Afrique et aussi par le fait que les opérateurs télécoms nationaux ont un réseau  important en Afrique », a-t-il détaillé .
«Pour appliquer ce concept à notre ville, il est essentiel d’adopter des démarches progressives, à commencer par un diagnostic inclusif et des propositions de tous les acteurs de la ville», a-t-il expliqué. Selon lui, ledit groupe de réflexion est sorti avec certaines recommandations, telles que la nécessité de développer l’accès aux services de base, l’adaptation des équipements de transport et la généralisation des NTIC à l’ensemble des administrations, a-t-il conclu. 

Mohammed Taleb
Lundi 2 Juin 2014

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1.Posté par Nathalie le 03/06/2014 14:10
C'est une bonne initiative, surtout que Casablanca a beaucoup de potentiel, à tous les niveaux. D'ailleurs, il y a toujours autant de personnes qui y emménagent chaque année tellement que la ville contient des richesses de toute nature.

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