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L’urbanisme marchand et ses apories




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La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel
Baudelaire, « Le Cygne », Les Fleurs du mal


Casablanca a été réduite, depuis son éclosion coloniale, à un syntagme : « capitale économique du Royaume ». Ce raccourci a maintenu l’excentrique mégalopole captive d’un acte de baptême aporétique. Par la force d’un mystérieux dogme qui ne cesse de dominer et d’orienter les esprits, voilà bientôt un siècle, Casablanca a toujours été perçue et traitée uniquement sous le prisme de l’économie marchande. Comme si l’activité économique était pour elle une détermination ontologique native, son bien-fondé irréfutable, sa seule raison d’être, son unique horizon d’attente. Peut-être que le mal-être réside dans cette assignation forcée à la tâche et qu’une possible sortie du malaise pourrait s’esquisser à partir d’une réflexion approfondie sur la question de la fondation et de l’assignation urbaines dont Casablanca porte toujours la marque.

Fondation-assignation : une violence symbolique

Curieusement, alors même que d’autres villes ont changé de fonction tout au long de leur histoire sans que leur structure n’en soit profondément perturbée, Casablanca est restée ancrée dans la sienne malgré les écueils qui ont constamment jalonné son devenir et contribué à défigurer sa forme. Fès, Marrakech et Meknès étaient capitales politiques et ne le sont plus. Essaouira (l’ancienne Mogador), El Jadida (l’ancienne Mazagan) et Rabat ont cessé d’être des villes portuaires ouvertes sur le trafic maritime international et se sont reconverties dans la pêche, l’artisanat ou le tourisme et la culture. Tanger, Marrakech et Agadir ont su conserver leur patrimoine historique, géographique et culturel tout en émergeant comme pôles économiques régionaux. On peut multiplier les exemples à l’infini. Seule la métropole atlantique fait exception à cette possibilité d’adaptation pourtant inhérente au mode d’être même de la ville en tant que telle. La mono fonctionnalité, c’est-à-dire le développement par la seule économie du marché, demeure donc l’ultime rôle auquel elle fut dès l’origine destinée. Tant et si bien que cette assignation est devenue pour elle un handicap radical, une sorte de maladie de la peau. Une maladie identitaire. Comme si un malin génie lui aurait jeté un maléfique sort dès l’origine (et il faut bien interroger le bien-fondé de cette origine prétendue et les décisions qu’elle a autorisées) : «Soit ainsi ou ne soit point ! »
Pour échapper à ce dessein fatidique (guérir de la maladie), peut-être faudra-t-il changer  carrément de peau, c’est-à-dire d’identité, de fonction, d’activité ; briser les chaînes, réactiver ce qui a été occulté, conquérir d’autres horizons, inventer d’autres modes de vie et d’existence, bref se recréer enfin son propre destin. La reconversion n’est pas aisée et elle nécessite au préalable une saisie précise des multiples mécanismes et rouages, conscients et inconscients, qui ont toujours conditionné non seulement les modes de perception de l’espace urbain casablancais, mais aussi et surtout les usages auxquels il doit impérativement obéir.

Dessein, dessin, décision : les outils de la violence

Contrairement à une idée reçue très largement répandue, Casablanca comme projet métropolitain n’est pas une invention exclusivement coloniale. L’idée d’adapter le Maroc traditionnel au flux de la modernité occidentale, à partir d’un pôle urbain érigé sur la côte atlantique, n’a pas cessé de bercer les ambitions du Makhzen pratiquement de la deuxième moitié du XVIIIème siècle, avec le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, jusqu’à l’orée du XXème  avec Moulay Abdel-Aziz qui a décidé en 1902 de construire le port international d’Anfa.   Pourtant, de ce passé on n’a plus aucune idée et tout semble commencer comme par miracle (souvenons-nous du prétendu « miracle grec ») avec la domination française. Rien d’étonnant donc si, par un curieux et contagieux effet de vases communicants, tous les projets d’aménagement et de planification s’inscrivent dans le sillage du legs colonial. Ainsi, selon beaucoup de sources concordantes, les grands choix qui orientent le futur Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca gravitent autour de trois axes principaux : le tourisme (affaires, shopping, santé), l’économie de services (logistique, distribution, off-shoring), l’industrie de sous-traitance (automobile, aéronautique).
La mise en œuvre de ces options suppose, cela va sans dire, une conception systémique intégrée du développement économique où la question du cadre de vie (environnement, transport, qualité de l’habitat, loisir, culture) s’impose comme un impératif catégorique incontournable. Or, quand bien même elle serait pertinente au niveau de la conception technique, cette approche ne pourrait prétendre à une quelconque viabilité si elle ne participe pas à l’amélioration des conditions d’existence de la population casablancaise dans sa totalité et pas seulement celles d’une infime minorité (bourgeoisie locale, voire internationale ; affairistes et nouveaux riches  de tout bord ; quelques éléments de la classe moyenne non encore paupérisés).  C’est à l’aune de cette exigence de développement égal et généralisé que les nouvelles options seront tôt ou tard jugées.  Mais il y a fort à parier que le défi ne sera pas relevé parce que les prémisses, sur lesquelles reposent les projets d’aménagement et de développement réservés à Casablanca, sont, comme toujours, prisonnières d’un schéma mental focalisé sur l’impératif de la rentabilité et de l’enrichissement rapides ; impératif largement hérité de l’attitude « Far West » introduite par la domination coloniale.

Vache bigarrée et peau de panthère : un urbanisme hémiplégique

Casablanca est souvent conçue dans les rapports d’expertise urbaine comme un phénomène mécanique. Aussi est-elle souvent identifiée à une « locomotive » du développement ou à un « moteur » de la dynamique métropolitaine. Cette ville serait donc ainsi une structure machinale offerte à nos projets et à nos manipulations et on pourrait, à notre guise et selon nos besoins, la broncher ou la dé-broncher comme un futile objet électroménager. Entendons-nous bien : la chose n’a rien de banal, elle est plutôt effroyablement lourde de danger. Or, l’urbanisme fonctionnaliste qui sous-tend l’approche utilitariste de Casablanca est une maladie des yeux, au sens où Nietzsche parle de cette maladie à propos du christianisme (cf. son subtil Le Cas Wagner). L’aveuglement du fonctionnalisme unidimensionnel est tel qu’il ne sait plus faire de distinction entre la chose (le bâti) et l’être (l’habitant), puisque les usagers de la ville sont eux aussi conçus comme une masse énergique. Ce mode de perception (qui souffre, rappelons-le, d’une anomalie d’optique) ne repose sur aucune assise théorique ou philosophique (comme chez Mumford par exemple) et c’est ce qui explique qu’il n’a pas cessé d’accumuler les bévues depuis un demi-siècle. Il se fonde plutôt sur un noyau d’a priori conscients et inconscients qu’on peut ramener à deux principaux sachant bien que chacun charrie avec lui d’autres sous a priori : le mythe du commencement absolu et le syndrome du Far West.
Depuis l’avènement du Protectorat, Casablanca a toujours été abordée comme une terra deserta qu’il faut arraisonner (soumettre à la raison du décideur/ concepteur/ aménageur). Depuis, on a pris l’habitude de croire qu’il est toujours possible de recommencer à zéro, de réinventer la cité à partir de rien, de la recréer en faisant table rase de la communauté qui y a élu domicile et du territoire qui a servi de lieu d’hospitalité et d’accueil. A l’oubli des hommes et à celui du lieu est venue se greffer une autre attitude qui opère selon les mêmes schèmes : le syndrome du Far West. L’on sait qu’à chaque époque une nuée d’aventuriers et d’affairistes s’infiltrent sournoisement dans les rouages de la ville machine (de l’informel jusqu’au sommet de la décision politique et administrative). Ces nouveaux arrivants (déjà en 1928, Claude Farrère les a nommés dans un roman qui a fait date : Les Nouveaux Hommes) ont toujours été motivés par une seule visée : faire fortune au moindre coût et dans les meilleurs délais. Ce syndrome du Far West a toujours déterminé négativement les postures à l’égard de la ville martyrisée. Le miséreux qui fait la manche avec professionnalisme, le vigil qui n’hésiterait pas à proposer de « garder » les bateaux mouillant au large, le trafiquant des logiciels piratés à Derb Gallef, l’Européen ou le bourgeois spéculateur, tous ne conçoivent ni ne traitent Casablanca que comme une vache à lait qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte. Mais dès que les nantis sentent que la ville est dévastée, polluée, asséchée, ils s’en vont s’installer sur ses marges précipitant l’arrière-pays, qui fut jusqu’alors préservé, dans leur dérive. La fuite en avant, au sens littéral, semble être le lot des privilégiés et des masses laborieuses. L’étalement continu de la métropole se fait, par les uns, vers le Nord-Est et prend des formes anarchiques, chaotiques, sauvages. Mais il se fait aussi, par les plus nantis, vers le Sud sous des allures mégalomaniaques, ostentatoires, dévastatrices. Si bien que le territoire casablancais ressemble davantage à une peau de panthère dont les taches (espaces fragmentés, communautés fermées) sont de plus en plus différenciées et distanciées les uns par rapport aux autres.

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Errance et déréliction : l’anti-modernisme d’une ville pourtant moderne

Ces deux formes d’étalement se recoupent sur le fond parce qu’elles charrient des disparités nouvelles tout en renforçant les anciennes. Plus encore, elles exercent sur le territoire un procès de dévastation cruelle disloquant le milieu et vouant les populations paysannes, jadis harmonieusement enracinées dans leur sol natal, à une déréliction absolue. La vie devient intenable parce que privée de repères, de perspective, de promesses. On le voit : le drame de Casablanca réside sur le fond dans l’absence d’un compromis viable entre la méga-cité tentaculaire et son arrière-pays agricole, son hiderland nourricier. Le gâchis urbanistique prive Casablanca de son écosystème séculaire. Sur des photos prises vers la fin du XIXème siècle, on voit l’emblématique oued Bouskoura dont les eaux scintillantes venaient, sous l’effet de la crue, caresser les murailles de l’ancienne médina. L’oued Bouskoura « bordé de genêt, de roseaux et de tournesols » comme se plaît à le décrire encore en 1925 Christian Houel (cité par Jean-Luc Pierre dans Casablanca et la France : XIXe-XXe siècles, Eddif). Beaucoup de Casablancais de souche, et toutes générations confondues, ne savent plus situer avec précision le lit de l’antique fleuve perdu à jamais. Et dans cette perte, c’est la mémoire du lieu, de la plante, de l’eau, du paysage qui se perd. C’est le visage des êtres, des choses, des éléments qui peuplent nos demeures terrestres qui nous quitte. Or, la perte de la proximité avec les existants (minéraux, végétaux, animaux, humains) voue, ici et maintenant, toute une communauté (urbaine, tient-on à préciser, comme pour enfoncer le poignard dans la plaie !) à l’errance. Lyautey  avait beaucoup de sympathie pour les petites gens de la médina où il a vécu et aussi pour les paysans des plaines de la Chaouia. Mais ce qui l’irritait par-dessus tout, c’était « l’odieux muflisme du colon français ». Tout au long de ces lignes, nous avons essayé, d’une manière plus ou moins précise, de capter les signes de cet esprit colon qui n’a cessé d’animer à des degrés variés les conduites à l’égard de Casablanca.
Reste à signaler un paradoxe : Casablanca devient traditionnelle par excès de modernisme. Selon les analyses judicieuses de Mumford (cf. son éclairant La cité à travers l’histoire, Seuil), le mode de fonctionnement mécanique de la ville machine repose sur la gestion rationnelle, ce qui permet un arrachement aux prescriptions héritées de la tradition. A cet égard, soutient-il toujours, la ville est à l’origine du processus de modernisation. Elle brise les liens traditionnels et invente un ordre fondé sur les capacités personnelles et les initiatives individuelles. Elle soustrait donc l’individu de la mainmise des solidarités anciennes (famille, communauté) et lui permet d’en créer de nouvelles fondées sur les affinités d’esprit et de cœur, sur la sympathie qui naît de la conscience d’une possible communauté de destins. Alexis de Tocqueville a développé des thèses semblables dans son œuvre majeure : De la démocratie en Amérique (Flammarion) où ses fines et pertinentes analyses étaient basées sur un contact haptique (de haptos en grec : observation tactile et sensible) avec le devenir des villes américaines naissantes qu’on peut considérer comme « l’idéaltype » de ce que devrait être une ville moderne.   
Paradoxalement et bien qu’elle incarne un mode de fonctionnement machinal frénétique (le mouvement quoique chaotique est une de ses composantes consubstantielles), Casablanca fait preuve ces derniers temps d’un anti-modernisme viscéral qui se traduit par un retour au pire des immobilismes. Ce sont les solidarités primaires qui reviennent au galop : essentiellement la famille et même les solidarités issues de modes d’organisation civile moderne comme la classe sociale ou la corporation sont récupérées par la tradition et prennent les formes de communautés fermées, c’est-à-dire un air de famille. L’affiliation syndicale, l’engagement politique, surtout dans des partis gérés et contrôlés comme des entreprises familiales, le monde de la banque et des finances... tout devient affaire d’héritage et de reproduction du même. Or, le grand sociologue américain de la ville, Richard Sennett, a bien montré que le pire ennemi de la ville n’est autre que… la famille. (Cf. ses deux livres majeurs : La Famille contre la ville, Recherches; La Tyrannie de l’intimité, Seuil).
Le retour de la famille : c’est donc bien cela qui pourrait expliquer bien des anomalies et des blocages ! Sinon comment comprendre que le recours aux horodateurs, outils modernes, anonymes et efficaces, ait été souvent abandonné au profit de pratiques parasitaires ? Plus encore, il est instructif de constater que les grands taxis blancs qui sillonnent la ville et sa périphérie jour et nuit, le gardiennage des voitures, la conciergerie, etc., sont souvent contrôlés par des familles (la déperdition scolaire en est une conséquence somme toute logique et fatale, mesdames et messieurs les réformateurs du “système éducatif !). L’entreprise, la finance, les affaires, le monde secret des tours miroitantes de Sidi Maârouf constituent, quant à eux, un domaine jalousement réservé à d’autres familles : celles des nantis dont les filles et les fils suivent des études dans des instituts privés taillés sur mesure,  pour une  seule et unique finalité : reprendre “l’affaire” de papa ou, puisqu’on est dans des milieux dits émancipés, de... maman ! Ici le proverbe français (même si ces milieux ont un lien plutôt superficiel et vilement utilitaire avec la langue et la culture françaises !), le proverbe français, dis-je, prend tout son sens et toute sa puissance : “Chacun chez soi et les cochons seront bien gardés !” Pourtant, les théoriciens de la ville moderne définissent celle-ci comme le lieu où la rencontre avec l’Autre, l’Etranger est possible. Les replis constatés ces derniers temps à Casablanca risquent de faire de celle-ci la négation même de la ville, l’anti-ville par excellence.
Reprenez vos esprits mesdames et messieurs les élus de Casablanca : voyez comment vivent et se comportent les élèves des écoles et lycées huppés et très bing-bling du privé, fermés sur eux-mêmes dans des quartiers réservés. Leur esprit, leurs manières de voir et de sentir, leur imaginaire, sont formatés par un système éducatif d’empreint. Canal plus leur parle mieux et les touche plus profondément que le sort des gamins des quartiers périphériques. Et ces mêmes gamins sont eux aussi encastrés dans leur monde sans possibilité de sortie. Et dire que des publicitaires véreux proposent ces derniers temps, oh ! génie de la trouvaille, que la darija soit la langue d’enseignement dans les écoles publiques. Enfoncer encore plus les pauvres dans leur misère matérielle et symbolique. Pendant ce temps, on offre comme toujours aux enfants de riches la possibilité de “manier la fronde de l’accent” (Jules-Verne) des langues vivantes, seuil nécessaire pour accéder aux grandes écoles (Ponts et Chaussées et autre Polytechnique) ! Bravo messieurs les promoteurs des huiles pourries et des confitures frelatées ! Mais pourquoi vous mêlez-vous de ces choses qu’on “ne peut toucher qu’avec des mains tremblantes” (Montesquieu) ? Contentez-vous de diffuser, sur des chaînes publiques ternes et ennuyeuses, où vous squattez depuis toujours, vos spots publicitaires racoleurs et ineptes. Félicitations d’ailleurs : vous avez rendu le peuple bête et obèse ! La langue de l’école est par définition une langue savante, sinon les gamins feraient mieux de rester chez eux dans le voisinage du même et la répétition suffocante du semblable. L’école, quelle qu’elle soit, est par définition une fenêtre ouverte sur le monde, sinon elle se transforme en annexe du bidonville de Sidi Moumen ou de la villa des hauteurs d’Anfa. Au lieu de chercher des solutions pratiques et à la portée des mains, comme imposer par exemple un quota de mixité aux écoles de l’Alliance française et aux autres écoles privées (inscrire d’office et gratuitement un nombre défini d’enfants des quartiers pauvres dans ces écoles pour s’ouvrir à la diversité et par-là même garantir une meilleure égalité de chances), on ne sait proposer que le même huis-clos, total et absolu : l’entre-soi, le meurtre prémédité de tout ce qui fonde  le fait même d’être et d’exister : rencontrer, saluer, peut-être même aimer celles et ceux qui ne sont pas forcément de ma famille, ma tribu, mon quartier, ma classe sociale... Hélas ! la longue histoire du Maroc est une répétition permanente de la clôture et du cloisonnement. Les clercs d’hier tout autant que les cols blancs et les bien-pensants d’aujourd’hui n’ont su ni pu affronter l’abjection de la clôture dont ils sont eux-mêmes captifs. Et Casablanca n’est au bout du compte que l’image agrandie d’un espace pseudo-urbain fragmenté à l’infini et dont les parties sont fermées sur elles-mêmes comme des œufs...   

*Professeur de philosophie et d’esthétique
Ecrivain-critique d’art      

Par Mostafa Chebbak *
Samedi 9 Novembre 2013

Lu 2380 fois


1.Posté par M; Ch. le 09/11/2013 12:16
A lire absolument

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