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Cartels au Mexique: la guerre continue




Le bilan des morts imputés aux cartels de la drogue au Mexique ne cesse de grossir: plus de 22.700 depuis trois ans selon les derniers chiffres officiels, et leur "guerre" pour le contrôle du trafic est loin d'être finie, à la fois contre les autorités et entre eux. Près de 3.500 morts pour le seul premier trimestre de 2010, selon un rapport présenté mi-avril au Parlement: à ce rythme, les records vont encore tomber, comme c'est le cas depuis décembre 2006, quand le président Felipe Calderon, dès son investiture, a donné la priorité à la lutte contre les cartels, en coopération avec les Etats-Unis. Jusqu'alors, ses prédécesseurs avaient évité une telle confrontation, et de nombreuses "affaires" ont révélé des liens entre les milieux politiques et les trafiquants. Les chiffres de victimes, depuis, ont explosé en raison des affrontements entre forces de l'ordre et trafiquants, mais aussi entre cartels pour la maîtrise de l'approvisionnement du marché américain, premier client mondial de la cocaïne. En 2007, 2.837 morts selon le rapport soumis aux députés, 6.844 en 2008 et 9.635 en 2009.
Pendant ce temps, le gouvernement a envoyé jusqu'à 50.000 militaires dans la rue en renfort des policiers. Mais le président Calderon n'a pas réussi à stopper l'escalade, malgré l'arrestation de quelques dirigeants de cartels ou la mort d'Arturo Beltran Leyva, celui qui se faisait appeler "le chef des chefs".
Ironie, le trafiquant officiellement le plus recherché, Joaquin "Chapo" (petit) Guzman, le chef en cavale du cartel de Sinaloa, figure désormais dans la liste des milliardaires en dollars établie par le magazine américain Forbes.
"Des coups sont portés aux cartels mais la violence a même tendance à augmenter malgré la militarisation, signe que nous sommes loin d'une solution", constate le sociologue Raul Benitez, expert en sécurité nationale à l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM).
"De nombreuses voix dénoncent l'échec de la militarisation du pays, estimant qu'elle conduit à plus de violence", souligne-t-il.
Des militaires ont été accusés d'exactions dans le nord du pays, où ils sont mobilisés à la frontière, longue de près de 3.200 km.

AFP
Mardi 20 Avril 2010

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