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Cahiers des charges des médias publics jugés anti-constitutionnels et approche de travail critiquée : En Conseil de gouvernement, le PPS durcit le ton et marque sa différence




Changement de ton au PPS. Réunis  en bureau politique dans la soirée du mercredi 11 avril, les anciens communistes, membres de la coalition gouvernementale, ont  décidé, à l’unanimité, de faire entendre leur voix et leur différence. Las des remous et des polémiques suscités par les  décisions et/ou déclarations  des ministres PJD, le PPS a bien l’intention de ne plus se laisser phagocyter par le parti majoritaire tout en tentant de «ramener à la raison» les islamistes du gouvernement.
 «Nous avons eu un débat intéressant mercredi soir en bureau politique. Très vite, il est apparu de manière unanime que le PPS avait le devoir de réagir face à certaines dérives, certains dérapages. Des décisions sont parfois prises hâtivement, souvent cela ne se passe pas en Conseil de gouvernement. Il y a des choses sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord et nous allons le faire savoir. Nous voulons rester nous-mêmes, c'est-à-dire fidèles à nos convictions et à nos engagements sur les acquis démocratiques », confie un cacique de ce parti aux destinées duquel préside  Nabil Benabdallah.
Un débat «instructif»  au sein de l’instance exécutive du parti fondé par Ali Yata et au cours duquel  Nezha Skalli, l’ancienne ministre de la Famille et du Développement social, se serait officiellement plainte de sa mise en cause directe par Bassima Haqqaoui qui lui a succédé à ce département. «Une mise en cause grave, infondée et diffamatoire», aurait dit Mme Skalli devant ses pairs du bureau politique en leur demandant une réaction à la mesure des accusations dont elle a fait l’objet. Mardi, sur 8 colonnes à la «une» ,Attajdid publiait en effet une note de la ministre islamiste de la Femme pointant la politique de subvention de la ministre sortante, et qui ne serait, selon elle, basée sur aucun critère ni évaluation. «La majorité des associations subventionnées entre 2007 et 2011 par ce ministère n’a rien à voir avec le social», affirmait péremptoire Mme Haqqaoui en commission parlementaire.
Et c’est hier jeudi 12 avril, en Conseil de gouvernement que le PPS a prévu de faire entendre sa voix et surtout ses remarques. Une analyse critique de l’approche de travail plus dans le « show politique » que dans « la réforme structurelle » devait être faite par ceux qui représentent le PPS au sein de ce gouvernement.  Il faut le rappeler, le PPS a été le premier à critiquer la publication de la liste des bénéficiaires des agréments de  transport des voyageurs.

Le MP se fait entendre aussi

Les nouveaux cahiers des charges de la SNRT et  de SOREAD-2M devaient  également être abordés hier en Conseil de gouvernement par les ministres de cette formation politique de gauche qui a eu deux locataires au ministère de la Communication, N. Benabdallah et Khalid Naciri. «Ce sont des cahiers des charges que nous considérons comme  anti-Constitutionnels car ils remettent en question le principe de l’ouverture consacré par la Constitution adoptée le 1er juillet dernier.
Et nous avons décidé de le dire en Conseil de gouvernement, sachant que ce dernier est le cadre légal et institutionnel où la politique gouvernementale est normalement débattue », explique un membre du bureau politique du PPS, ce parti qui compte 4 ministres au sein de l’équipe gouvernementale. Selon nos informations, le Mouvement populaire a également pris position, hier en Conseil de gouvernement, contre certaines « nouveautés » introduites par les cahiers des charges élaborés par M. El Khalfi, s’appuyant en cela sur les protestations de Mohamed Ouzzine, le ministre MP de la Jeunesse et des Sports.
Hasard de calendrier ou pas, 24 heures avant le Conseil de gouvernement, Mostafa El Khalfi, le ministre PJD de la Communication, rencontrait dans la soirée de mercredi quelques patrons de presse pour exposer de nouveau  son projet de réforme globale de l’audiovisuel  et dont les nouveaux cahiers des charges des télévisions et radios publiques seraient un premier jalon.
Et si le PPS durcit le ton, il n’ira pas non plus jusqu’à la rupture. Le parti de Nabil Benabdallah s’interdit de se transformer en «casseur» de majorité et de nouvelle expérience, assurent les proches du secrétaire général. «Il n’empêche que le PPS, cette formation de gauche qui avait «vendu» sa participation au gouvernement conservateur d’Abdelilah Benkirane au nom de la sauvegarde des acquis démocratiques  et modernistes, aura bien du mal à  garder intacte son identité progressiste face à l’introduction de la morale, de la vertu et de l’identitaire dans la gestion des affaires publiques», conclut ce ténor de l’Union socialiste des forces populaires.

Narjis Rerhaye
Vendredi 13 Avril 2012

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1.Posté par home le 14/04/2012 16:07
la porte est plus large que les épaules de ce parti, qui joue le clou de jeha, qu'on partage le commun et exclure l'intrus de la bergerie, le PJD est majoritaire, il est en mesure de passer toutes les lois et de prendre toutes mesures nécessaires pour le bien du pays, ces médias n'ont pas de DROITS plus que les citoyens et par ailleurs c'est par l'argent des contribuables que ces médias jouent le rôle de meneurs de près et de loin, direct et indirect par tous les moyens pour pousser le citoyens à la HAINE, à la CASSE, au VANDALISME,..........................................................

2.Posté par ouchen assou le 15/04/2012 21:37
je suis très loin de porter en moi une queconque affection au PPS, c'est un parti que je ne sens pas du tout car il est totalement faux et sans aucune envergure ni assise populaire digne d'un parti de gauche.
La majorité du PJD est relative elle n'est pas absolue et malgré tout elle légitime sa primauté à la tête de l'exécutif, mais aller jusqu'à dire qu'il a le droit illimité de passer les lois qu'il veut , c'est insulter la démocratie , une partie des citoyens qui ne partagent pas ses idéaux et les deux chambres où siègent la majorité et l'opposition, seuls habilités à faire passer les lois dans le respect des principes constitutionnels
moi je me demande d'ailleurs pour quelle raisons le PJD a tenu à s'encombrer du PPS qui n'et pas arrivé à constituer un groupe parlementaire et en lui donnant qutre portefeuilles ministériel par dessous tout , il est évident que là où passe le PPS il ne laisse que des désastres, il démolit au lieu de construire et maintenant qu'il s'attaque aux demeures des mésirables des bidons ville sans leur offrir un paliatif , il est vraiment dans son propre élément, depuis 2003, l'audiovisuel public marocain est horriblement massacré,le pire a été atteint en 2007. la loi 77-03 est une véritable hérésie , avortée et toute contractoire dans ses dispositions malgré l'effort tétanisque déployés par le ministère de la communication pour l'habiller convenablement par préambule sans aucun rapport logique avec l'esprit epars du texte.

L'actuel ministère de la communication est audevant de deux actions vitales qu'il doit entreprendre sans délais, nettoyer les médias publics des stigmates du PPS qui voguent contre courant, reconsidérer la loi 77-03 qui n'a fait que du tort à la réforme tant attendu, six années consécutives de désastre sont lourdes à supporter

à bon entendeur salut!

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