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Bras de fer entre Attac-Maroc et l’Exécutif

Les autorités locales perturbent les travaux du 5ème Congrès de l’Association




Bras de fer entre Attac-Maroc et l’Exécutif
Le cinquième Congrès du l’Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens (Attac)  a pris fin  dimanche à Rabat. A l’issue de trois jours de travaux dont l’organisation n’a  pas été de tout repos, Omar Aziki a été reconduit à la tête du secrétariat général d’Attac-Maroc pour un troisième mandat de trois ans. 
Placé sous le thème : « Pour une coordination internationale des mobilisations contre le capitalisme. Pour des alternatives populaires aux politiques libérales au Maroc », ce 5ème Congrès a été marqué par le retrait de l’autorisation d’exploitation de l’amphithéâtre de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Mohammed V-Rabat où la séance inaugurale devait se dérouler. « Nous avons été   convoqués le jour même de la tenue du Congrès par le doyen pour nous entendre dire que l’accès à l’amphi en question nous a été interdit. Et pour cause : Attac serait une association qui n’est pas légale », nous a expliqué Salaheddine Lemaizi, membre de l’association avant de poursuivre : « On a vite compris que la direction de la Faculté avait subi des pressions de la part de la wilaya de Rabat ». 
Mais il n’y a pas que les portes de cet amphi qui se sont fermées devant les membres d’Attac-Maroc, les locaux de la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des enseignants où il était  prévu de loger les militants de l’association l’ont été eux aussi. « Nous avons été contraints de louer au dernier moment des chambres dans des hôtels pour loger tous nos invités », nous a précisé notre source. 
Un changement de programme qui a fortement impacté le moral des participants aux travaux du 5ème Congrès. « Tout notre programme a été chamboulé et nous avons été obligés de tout refaire pour que les travaux se déroulent dans de bonnes conditions. Une mission que nous avons réussie », nous a confié Salaheddine Lemaizi. 
Ce dernier  s’est beaucoup interrogé sur  la position des autorités locales concernant l’organisation du congrès. Il  estime que l’interdiction fait partie des actions portant atteinte aux libertés des associations.  « Attac-Maroc fait-elle peur à l’Etat ? », s’est-il demandé  avant de poursuivre : « Nous ne sommes qu’une petite association avec seulement 250 militants et avec peu de publications. Je me demande en quoi notre présence pose problème pour les autorités publiques ». 
 

Hassan Bentaleb
Mardi 4 Mars 2014

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