Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Brahim Ghali, président supposé et violeur confirmé






Le chef de file des séparatistes ne peut se rendre en Espagne



Le chef de file des séparatistes ne peut se rendre en Espagne

Comme chaque année, la soi-disant Coordination européenne de soutien au Polisario organise les 18 et 19 novembre une conférence en Espagne. Leur manière à eux de se remémorer les accords tripartites de Madrid. L’ex-chef du Polisario a pris l’habitude d’assister à cette conférence, car il n’avait, en principe, pas de démêlés avec la justice du pays hôte, l’Espagne. Ce n’est pas le cas de l’actuel chef du mouvement séparatiste, Brahim Ghali qui est poursuivi par la justice de ce pays dans une affaire d’esclavage et une autre de viol et dont des médias du Polisario ont annoncé la participation à cette conférence organisée par le réseau de soutien au Polisario en Europe.
Si la direction du mouvement séparatiste n’a pas encore annoncé, officiellement, la participation de son chef, il n’en demeure pas moins que les médias proches de cette direction la confirment, occultant les anciens ennuis judiciaires qui pourraient empêcher le successeur de Mohamed Abdelaziz de prendre part à la réunion, à moins que les autorités judiciaires ne ferment les yeux sur les affaires d’esclavagisme et de viol pour  lesquelles Brahim Ghali  est poursuivi.
Rappelons que l'affaire remonte à 2007 lorsqu’une jeune Sahraouie du nom de  Soltana Bent Bilal, avait déposé plainte pour esclavagisme contre Brahim Ghali. En décembre 2008, un juge du haut tribunal de l’Audience nationale espagnole qui avait pris en main le dossier après une juridiction à Murcie (extrême sud), l’avait convoqué pour entendre sa version. Brahim Ghali avait pris la poudre d’escampette pour se retrouver à Alger en sa qualité d’« ambassadeur ». Un poste qu’il a gardé jusqu’à sa désignation par l’Algérie, à l’issue de la mascarade de  ce que le DRS appelait le 14e congrès de décembre 2015, en tant que secrétaire de l’organisation politique du Polisario.  
 Selon des sources proches du dossier, des Espagnols ont mené, bien avant l’annonce de la date de la conférence de la Coordination européenne, et mènent encore, dans les coulisses, une campagne de lobbying  en vue de faciliter la présence de Ghali.
En attendant une confirmation de cette présence, la Coordination européenne, face à cette position d’incertitude du Front, n’a pas encore mentionné une éventuelle intervention de Brahim Ghali au cours de cette conférence.
Ne pas y assister serait un sérieux revers pour lui et cela équivaudrait à le priver d’une tribune internationale. En revanche, sa présence annoncerait, non seulement un changement de position de l’Espagne, jusque-là proche du Maroc sur l’affaire du Sahara, mais également discréditerait la justice de ce pays.
Mais une question s’impose : Ghali prendra-t-il le risque de se faire arrêter à sa descente d’avion en Espagne ?
 

Ahmadou El-Katab
Lundi 10 Octobre 2016

Lu 3195 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs