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Bouteflika serait-il revenu à de meilleurs sentiments ? : “Il n'existe pas de problèmes entre l'Algérie et le Maroc”




Le vent de réconciliation semble avoir soufflé sur les relations maroco-algériennes.
A preuve, le Président Abdelaziz Bouteflika, a affirmé dimanche à Tlemcen qu'il n'existait pas de problème entre l'Algérie et le Maroc, appelant à renforcer la coopération entre les deux pays. «Il n'y a pas de problème entre l'Algérie et le Maroc», a indiqué le chef de l'Etat algérien lors de l'inauguration du palais royal du Méchouar. «Le problème du Sahara est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère. Il faut coopérer et nous devons coopérer (avec lui)», a souligné le Président Bouteflika, au deuxième et dernier jour de sa visite de travail et d'inspection dans la wilaya de Tlemcen.
Selon l’agence APS, le chef d’Etat algérien a également encouragé les responsables des musées et autres sites historiques à coopérer avec les pays voisins, notamment le Maroc, qui a conservé son patrimoine culturel.
«Les Marocains ont conservé un patrimoine qui a été perdu en Algérie et nous devons le reconstituer avec l'aide des Marocains qui ont su préserver ce patrimoine et aussi avec les Espagnols, lesquels ont un patrimoine andalou extrêmement important», a recommandé le Président de la République.
«Il ne faut pas avoir des réticences. Vous faites des recherches où vous pouvez trouver la solution tout de suite, en Espagne, au Maroc», a indiqué le chef de l'Etat qui s'adressait aux responsables du secteur.
Ces déclarations font suite à une série de gestes de bonne volonté de part et d’autre. Les récents échanges de visites entre les ministres de l’Energie et des Mines des deux pays et la réaffirmation de leur volonté de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de l'énergie électrique et des mines s’inscrit dans ce cadre. Idem pour les déclarations que le ministre algérien des Affaires étrangères a faites à la presse concernant le dossier de la réouverture des frontières fermées depuis près d’une quinzaine d’année.
Mourad Medelci a, en effet, reconnu en mars dernier, dans un entretien au quotidien l’Expression, que la question des frontières algéro-marocaines pourrait être débattue dans un proche avenir. « La frontière ne peut pas être fermée tout le temps. Il faudra bien que nous réunissions, des deux côtés, les éléments nécessaires tant au plan politique que sécuritaire et économique qui pourraient justifier la réouverture des
 frontières. »
Ce fut la première fois qu’un haut responsable algérien n’excluait pas la réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc, confirmant ainsi l’existence d’une éclaircie dans les rapports entre les deux pays.
« Quand on parle de normalisation des relations (avec le Maroc), je crois que les échanges de visites bilatérales au niveau ministériel, vont dans le sens de la consolidation du processus de normalisation, c’est clair. Ces dernières années, les ministres marocains venaient souvent en Algérie pour des réunions multilatérales. C’était le cas, aussi, pour les ministres algériens qui se rendaient au Maroc. Cet échange de visites ministérielles au niveau bilatéral témoigne d’une volonté d’améliorer nos relations avec ce pays frère. Ce qui n’était, il y a à peine trois mois, qu’une déclaration, vous l’avez constaté, est maintenant réel».
Le ministre qui avait toutefois souligné que  la question des frontières sera examinée en son temps, pas dans l’immédiat et qui a fait montre de plus de circonspection dans ses affirmations depuis lors,  avait néanmoins confirmé la mise au point d’un calendrier concernant la coopération entre les deux pays dans les secteurs de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de l’agriculture, précisant qu’un mandat avait été donné aux ministre pour développer des relations de coopération sectorielles. « Ce sont des mesures politiques de grandes envergures qui pourraient nous permettre de résoudre tous les autres problèmes», avait-il précisé.
Emboîtant le pas au chef de la diplomatie algérienne, son homologue marocain, Taïeb Fassi Fihri avait affirmé, dans une déclaration de presse que le gouvernement marocain était favorable à la normalisation des relations avec l’Algérie et à la réouverture des frontières, estimant  qu’ « un Maghreb intégré est une nécessité stratégique et un impératif économique ».
En attendant, les deux capitales donnent l’impression de vouloir avancer dans la voie d’une normalisation, comme l’atteste la dernière déclaration du Président algérien. Une volonté que semble conforter le fait que malgré cette longue longue brouille, le Maroc demeure le plus important partenaire commercial de l’Algérie en Afrique, avec un volume officiel d’échanges entre les deux pays dépassant 570 millions de dollars, outre des échanges informels que certains estiment à plus de deux milliards de dollars.

L.M
Mardi 19 Avril 2011

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