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Boko Haram lance une nouvelle attaque au Nigeria




Boko Haram lance une nouvelle attaque au Nigeria
Des combattants du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont lancé dimanche une nouvelle attaque sur Maiduguri, où de violents affrontements se déroulent pour le contrôle de cette ville stratégique dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué des témoins.
 Quatre habitants, joints au téléphone par l’AFP, ont déclaré que Boko Haram a lancé son attaque vers 03H00 locales (02H00 GMT) dimanche, ajoutant que de violents combats étaient en cours au sud de la ville entre combattants islamistes et des troupes nigériannes appuyées par des milices privées. 
 “Toute la ville est dans la peur (...) les gens ont peur de ce qui va se passer si Boko Haram défait les forces de sécurité”, a déclaré un habitant Adam Krenuwa.
 Boko Haram avait tenté de prendre le contrôle de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno et berceau historique de l’insurrection, le 25 janvier, il y a tout juste sept jours, mais leur attaque avait été repoussée par l’armée.
 Le même jour, à environ 130 km au nord, Boko Haram s’était emparé de la ville de Monguno et d’une base militaire, provoquant un nouvel afflux de réfugiés à Maiduguri. Quelque 5.000 déplacés, femmes et enfants pour la plupart, sont arrivés lundi dans cette ville.
 Plusieurs experts avaient récemment déclaré qu’ils redoutaient que Boko Haram, au rythme effréné de ses gains territoriaux dans le nord-est du Nigeria, tente de nouveau de lancer une attaque sur Maiduguri avant l’élection présidentielle du 14 février.
Signe d’une récente prise de conscience internationale de la menace que représente Boko Haram pour les équilibres régionaux, à Addis Abeba, où se tenait samedi le sommet de l’Union africaine, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a soutenu l’idée d’une force régionale de l’Union africaine pour lutter contre les islamistes. Le même jour, l’aviation tchadienne lançait une offensive aérienne dans la ville nigériane de Gamboru, tenue par Boko Haram, à la frontière camerounaise. 
 De lourdes menaces pèsent aussi sur la sécurité des élections du 14 février, Boko Haram tenant de vastes territoires de l’extrême nord-est. Des centaines de milliers d’habitants de la région se sont réfugiés dans les pays frontaliers, Tchad, Cameroun et Niger.
 Le conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, avait déclaré récemment que les élections devaient être reportées, expliquant notamment que 30 millions de cartes d’électeurs n’avaient toujours pas été distribuées. 
 Mais le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Attahiru Jega, qui décide in fine de l’organisation des scrutins, a réaffirmé que le calendrier serait tenu.
 L’élection du 14 février devrait être la plus disputée depuis le retour à un régime civil en 1999.





 

AFP
Lundi 2 Février 2015

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