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Blanc est en train de gagner ses paris




Le sélectionneur Laurent Blanc qui avec l'équipe de France voit se profiler les quarts de finale de l'Euro-2012, est peu à peu en train de gagner ses paris : imposer ses choix tactiques et restaurer l'image des Bleus.
Vendredi contre l'Ukraine, peu de gens avait vu venir les titularisations de Jérémy Ménez à l'aile droite, ni de Gaël Clichy comme latéral gauche. Pourtant, les deux hommes, malgré leur inexpérience des matches internationaux décisifs, ont rendu une copie propre, justifiant la confiance accordée par Blanc.
Avant eux, le sélectionneur avait également insisté pour imposer Benzema et Nasri, absents du Mondial-2010, et pleinement contribué à la résurrection de Ribéry, vilipendé après l'épisode sud-africain. Aujourd'hui, ces trois-là sont des cadres indiscutés en bleu.
"Jusqu'à présent, Blanc n'a fait que des choix gagnants, a reconnu samedi Clichy. Il faut suivre ce qu'il fait. Cela montre qu'il connaît bien le foot et sait quelle formation aligner".
Contre l'Angleterre, Blanc avait ainsi construit une équipe solide, capable de tenir la balle et d'encaisser la pression du match d'ouverture. Contre l'Ukraine, il a misé sur le caractère plus joueur de l'adversaire en optant pour une formation capable d'occuper la largueur et d'apporter le surnombre.
Proche des joueurs tout en sachant imposer une certaine distance, Blanc bénéficie de son passé de grand joueur et de son aura de champion du monde et d'Europe.
Le courage dont il fait preuve vis-à-vis de l'extérieur ne passe pas non plus inaperçu auprès d'un effectif qui - différence avec son prédécesseur -, a envie de se battre "contre vents et marées" pour rendre la confiance placée en lui, comme l'a souligné Ribéry.
Dans l'intimité du groupe, il sait motiver et piquer l'orgueil de ses troupes en rappelant les critiques. Comment sinon, expliquer la montée en puissance de Philippe Mexès après une préparation catastrophique? Même la gestion des impondérables semble lui donner raison. S'il n'avait pas été blessé, Mvila aurait assurément été titulaire au milieu, mais après deux matches plein, son remplaçant Alou Diarra, que personne ne voyait aussi haut, fait bien plus qu'assurer l'intérim.
"C'était un pari, a-t-il reconnu. Si je vous avais écoutés, il serait resté à Paris. Je m'en fous des récompenses personnelles. Il faut juste bien connaître les joueurs pour savoir ce qu'ils peuvent t'apporter".
Garant du redressement de l'image des Bleus après le désastre de 2010, Laurent Blanc est également sur la voie de la victoire en multipliant les petits gestes à destination du public.
Lors de leur 1er entraînement à Kirsha, c'est ainsi lui qui a exhorté ses joueurs à aller remercier le public pour ses encouragements. Il y a trois jours, le président Le Graët s'est d'ailleurs félicité de la fin du "désamour" dont souffraient les Bleus depuis de longs mois.
C'est pourtant sur ce terrain que l'équilibre semble le plus fragile. Les insultes d'un Nasri, mécontent des critiques lors de sa préparation, rappellent que, malgré l'action bénéfique du "Président" Blanc, le dérapage incontrôlé n'est jamais loin.

Libé
Lundi 18 Juin 2012

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