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Bien qu’Addis Abéba ait annoncé le retrait total de ses troupes

Incursion de l’armée éthiopienne en Somalie




Bien qu’Addis Abéba ait annoncé le retrait total de ses troupes
Des soldats éthiopiens sont entrés dans une localité somalienne située à la frontière des deux pays quelques jours après qu’Addis Abéba eut annoncé le retrait total de ses troupes de Somalie, ont indiqué hier des témoins et un responsable local.
Des soldats éthiopiens basés dans la ville de Ferfer sont entrés dans le village somalien de Kalaber (centre de la Somlaie), a indiqué Ahmed Osman Abdalla, responsable local de l’Union des tribunaux islamiques (UTI), le mouvement du nouveau président somalien élu samedi, cheikh Sharif Sheikh Ahmed.
«Les forces éthiopiennes violent l’intégrité de la Somalie une fois de plus et ils sont entrés dans la région de Hiran» (centre), a-t-il déclaré à l’AFP au téléphone depuis la ville voisine de Beledweyn, ajoutant: «s’ils ne se retirent pas de notre pays, nous les combattrons».
Selon des habitants de Kalaber, les soldats éthiopiens ont établi un poste de contrôle et fouillent les véhicules traversant la frontière.
Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, chefs des islamistes modérés somaliens, avait posé pour condition à un processus de paix avec le gouvernement somalien le retrait de l’armée éthiopienne de Somalie, où elle était officiellement présente depuis 2006 aux côtés du gouvernement somalien pour lutter contre les islamistes.
Addis Abeba a affirmé le 25 janvier que toutes ses troupes avaient quitté le sol somalien, où elles étaient la cible d’insurgés extrémistes islamistes.
Par ailleurs,  au moins 18 civils somaliens ont été tués lundi à Mogadiscio quand des soldats de paix de l’Union africaine (UA) ont ouvert le feu après l’explosion d’un engin explosif au passage de leur convoi, ont affirmé des sources officielles somaliennes démenties par l’UA.
Un convoi de la force de paix de l’UA en Somalie (Amisom) a été frappé par un engin explosif sur une route dans le sud de Mogadiscio. Dans la foulée, des soldats de l’Amisom ont ouvert le feu sur des bus situés à proximité, a affirmé un responsable de la police, Yusuf Dhumal.
«J’ai décompté 18 morts civils qui ont été tués par eux (des soldats de l’Amisom) qui ont tiré sur les bus», a-t-il déclaré à l’AFP.
«C’est une tragédie. Ce qui s’est passé cet après-midi démontre une irresponsabilité totale et ne sera pas toléré», a-t-il ajouté.
Selon le maire-adjoint de Mogadiscio, Abdifatah Shaweye, le bilan «dépasse les 20» morts.
«Les forces de l’Union africaine ont commis un massacre après l’explosion qui a frappé leur convoi. Le nombre de civils innocents tués après l’explosion dépasse les 20», a-t-il affirmé.
Mais le porte-parole de l’Amisom, Bahuko Baridgye, a démenti cette fusillade. Plus tôt dans la journée, il avait affirmé que trois civils avaient été tués par l’explosion de l’engin placé sur la route.
L’Amisom, constituée de 3.400 hommes (Ougandais et Burundais), loin des 8.000 hommes initialement prévus, est déployée depuis mars 2007 en Somalie, mais reste mal équipée et sous-financée.

AFP
Mercredi 4 Février 2009

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