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Biden rencontre Netanyahu puis Abbas sur fond de violence persistante

Les Israéliens s'inquiètent que l'administration Obama exaspérée par le chef de gouvernement de l’Etat hébreu, ne rompe le soutien historique




Le vice-président américain Joe Biden devait rencontrer mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis le président palestinien Mahmoud Abbas dans un contexte de violences qui se sont poursuivies après avoir coûté la vie à un Américain la veille.
Jérusalem et la Cisjordanie ont été le théâtre mercredi matin de nouvelles attaques qui ont fait un blessé et dont les trois auteurs palestiniens ont été abattus.
Deux Palestiniens âgés de 20 ans ont ouvert le feu de leur voiture sur un autobus dans un secteur juif ultra-orthodoxe du nord de Jérusalem, a rapporté la police. Un automobiliste armé s'est arrêté et a riposté. Les agresseurs ont alors pris la fuite en direction de la Vieille ville, à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël.
Là, ils ont à nouveau fait feu, blessant grièvement un homme de 50 ans, peut-être un Palestinien de Jérusalem-Est selon les secours. Les forces de sécurité ont fini par les tuer. Une journaliste de l'AFP a vu le cadavre de l'un d'eux près d'une voiture au pare-brise criblé de balles sur un axe contournant les remparts de la Vieille ville.
En Cisjordanie, un Palestinien a ensuite attaqué des Israéliens avant d'être abattu, selon l'armée. Les commentateurs israéliens s'interrogeaient sur la concomitance de ce nouvel accès de fièvre et de la visite de M. Biden.
Le vieux conflit-israélo-palestinien n'était annoncé que comme l'un des sujets à l'agenda de Biden, avec la situation en Syrie voisine, les menaces jihadistes dans la région, l'Iran ou encore le renouvellement de l'aide américaine à Israël pour dix ans.
Le conflit, relégué à un rang secondaire dans les priorités américaines par des urgences plus pressantes, s'est rappelé avec force à l'administration avec quatre attaques anti-israéliennes perpétrées mardi, le jour où M. Biden arrivait. L'une d'elles s'est produite à un quart d'heure à pied de l'endroit où il rendait une visite d'amitié à l'ancien président et prix Nobel de la paix Shimon Peres.
Un Palestinien d'une vingtaine d'années a poignardé plusieurs passants sur le front de mer à Jaffa, l'un des sites touristiques les plus fréquentés de Tel-Aviv. Un touriste américain, identifié comme Taylor Allen Force, est mort et douze personnes ont été blessées, dont certaines gravement, ont indiqué la police et les secours.
Trois autres attentats commis par des Palestiniens isolés ont fait trois blessés israéliens à Jérusalem-Est et à Petah Tiqwa, près de Tel-Aviv. Les quatre auteurs palestiniens des attaques ont été tués.
Les territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à des violences qui ont coûté la vie à 187 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP.
La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques. La violence, spontanée, résulte des vexations de l'occupation, de la poursuite de la colonisation, de l'absence de toute perspective proche d'indépendance et des frustrations économiques, estiment les experts.
Le gouvernement israélien accuse, lui, la direction palestinienne d'inciter à la haine et de refuser de retourner à la table des négociations.
Les perspectives de règlement du conflit semblent totalement bouchées. La dernière initiative diplomatique américaine a capoté en avril 2014.
L'administration américaine a prévenu que Biden ne venait pas avec une "nouvelle initiative majeure". Il devait voir Netanyahu à Jérusalem dans la matinée et Abbas à Ramallah dans la soirée.
Les Israéliens s'inquiètent cependant que l'administration Obama, frustrée par l'enlisement du conflit israélo-palestinien et exaspérée par le gouvernement Netanyahu, ne rompe le soutien historique apporté à Israël au sein des instances internationales, par exemple en soutenant une résolution de l'ONU appelant Israéliens et Palestiniens au compromis, comme le Wall Street Journal en évoquait la possibilité mardi.
Les relations entre l'administration Obama et le gouvernement Netanyahu sont notoirement tendues. La visite de Biden a été précédée d'un nouvel accroc, avec la révélation du fait que Netanyahu avait décliné une offre d'entretien avec le président américain Barack Obama le 18 mars.

Jeudi 10 Mars 2016

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