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Bianchi entre la vie et la mort à Yokkaichi

La F1 déjà tournée vers Sotchi




Bianchi entre la vie et la mort à Yokkaichi
Alors que Jules Bianchi est toujours entre la vie et la mort à Yokkaichi, au Japon, ses parents à son chevet, la Formule 1 a déjà le regard tourné vers le site olympique de Sotchi, hôte dimanche du premier Grand Prix de Russie de l'histoire.
Du côté de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), une enquête "sur les circonstances précises qui ont conduit à l'accident" de la Marussia du jeune pilote niçois a été demandée par Jean Todt, son président, à Charlie Whiting, directeur de la course dimanche à Suzuka, et délégué sécurité sur tous les Grands Prix de F1.
"Ce rapport essaiera d'être aussi détaillé et complet que possible afin de comprendre exactement l'accident" de Jules Bianchi, a précisé la FIA mercredi, sans indiquer à quelle échéance il pourrait être diffusé. Selon le quotidien L'Equipe, les conclusions de cette enquête pourraient être diffusées dès cette fin de semaine, lors du GP de Sotchi, disputé sur le site des Jeux olympiques d'hiver 2014.
Sur son lit d'hôpital, le jeune pilote de l'écurie Marussia a reçu mercredi matin une longue visite de ses parents Philippe et Christine, arrivés lundi soir à Yokkaichi après 24 heures de voyage en provenance de Nice. Les médecins de l'établissement de la Préfecture de Mie ont levé pour eux les restrictions sur les heures de visite, afin qu'ils puissent passer le plus de temps possible avec leur fils.
Au troisième jour de son hospitalisation dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital de la préfecture de Mie, l'ancien élève de l'académie Ferrari est toujours "dans un état critique mais stationnaire", suite au traumatisme cérébral sévère encaissé lors de sa dramatique sortie de piste, au 42e tour du Grand Prix du Japon.
 
Lésion axonale diffuse
 
L'état de santé du pilote de 25 ans est suivi sur place par le professeur Saillant, le président de la Commission médicale de la FIA (NDLR: Fédération internationale de l'automobile), ainsi que par le neurochirurgien italien Alessandro Frati, dépêché à la demande de l'écurie Ferrari. Victime d'une "lésion axonale diffuse", selon les propres termes des parents Bianchi dans un communiqué diffusé mardi par l'écurie Marussia, c'est-à-dire d'une lésion de la substance blanche cérébrale, Jules Bianchi pourrait rester "des années alité, paralysé", selon un scénario du pire émis par Shinji Nagahiro, un expert japonais interrogé par l'AFP mercredi. 
"De toute façon, les médecins devront attendre quelques semaines, et au moins un mois, avant de pouvoir faire un diagnostic de la blessure et de ses éventuelles séquelles à long terme", selon ce médecin, président de la société nippone de neuro-chirurgie.
Selon une étude de 2011 du CHU de Caen en France, ce genre de pathologie entraîne souvent "d'importantes séquelles physiques et neuro-comportementales".
Le caractère diffus des lésions pourrait constituer un facteur aggravant. "C'est ennuyeux car cela signifie que les hémorragies touchent l'ensemble des fonctions du cerveau", avait expliqué à l'AFP le professeur Jean-Luc Truelle, ancien chef du service de neurologie de l'hôpital Foch à Suresnes (banlieue parisienne), à l'AFP, en décembre 2013. Il s'exprimait alors au sujet d'un autre pilote de F1, le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher, victime la veille d'un accident de ski dans les Alpes françaises.
 
Vraie faute selon Prost
 
Tandis que Jules Bianchi lutte pour sa vie, au Japon, le grand cirque de la Formule 1 a lui quitté le circuit de Suzuka. Et l'écurie Marussia du jeune Niçois, comme toutes les autres équipes du plateau de la F1 2014, convergent vers Sotchi, pour le prochain Grand Prix, où les premiers essais auront lieu aujourd’hui.
Dans le paddock de la F1, l'enquête diligentée par la FIA sur l'accident de Bianchi sera sans aucun doute très attendue. Avec peut-être des réponses aux questions qui se posent sur le crash de la monoplace du pilote Marussia dans la courbe Dunlop du circuit de Suzuka.
Parmi ces interrogations, la principale porte clairement sur le fait de savoir pourquoi le +safety car+ n'est pas entré en piste pour faire ralentir les concurrents dès l'intervention de la grue venue évacuer la Sauber d'Adrian Sutil, au large de ce virage 7. Cette même grue dans laquelle la Marussia de Bianchi est venue s'encastrer un tour à peine après la sortie de piste du pilote allemand...
Pour le quadruple champion du monde français Alain Prost, il y a eu clairement "une vraie faute" de la part des organisateurs de la course: "L'entrée de cette grue sans le régime de la voiture de sécurité est totalement inacceptable".
"Il y a une faute, ça c'est clair. (...) Il faut simplement la dénoncer", a insisté l'ancien pilote Ferrari en début de semaine.
 

AFP
Vendredi 10 Octobre 2014

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